a) Suivi de la réaction par spectrophotométrie
Le suivi cinétique peut se faire qualitativement
par l’examen visuel de la coloration du mélange réactionnel
ou quantitativement par spectrophotométrie. Un spectrophotomètre
mesure l’absorbance A d’une solution contenant une substance absorbante
S et traversée par une lumière monochromatique de longueur
d’onde l. Selon la loi de Beer-Lambert, à température
q donnée, il y a proportionnalité entre A et [S] :

avec L (en cm) épaisseur de solution traversée,
[S] (en mol.L-1) concentration de S et e (en mol-1.L.cm-1) coefficient
dépendant de l, S et q.
Le suivi cinétique par spectrophotométrie de la
réaction entre I- et H2O2 permet
de tracer le graphe [I3-] = f(t). Le produit I3-
apparaissant au cours du temps, la fonction f(t) est croissante.
b) Vitesse de formation de l’ion triiodure
On appelle vitesse moyenne de formation de l’ion I3-
entre t1 et t2 le rapport :

On appelle vitesse de formation de l’ion I3-
à la date t, la valeur prise par la dérivée de la
fonction [I3-] = f(t) à cette date :

Cette vitesse instantanée est mesurée graphiquement
par la pente de la tangente au graphe [I3-] = f(t)
à la date t.
c) Vitesse volumique de disparition du peroxyde d’hydrogène
A tout instant, la concentration du réactif H2O2
s’exprime en fonction de la concentration du produit I3-
par la relation : [H2O2]t = [H2O2]0
- [I3-]t.
La fonction [H2O2] = g(t) est décroissante.
La vitesse volumique instantanée
de disparition du réactif H2O2 est définie
par l’expression :

Cette vitesse instantanée est mesurée graphiquement
par l’opposé de la pente de la tangente au graphe [H2O2]
= g(t) à la date considérée.
Le temps de demi-réaction t1/2 est le temps
nécessaire pour que la moitié de l’eau oxygénée
introduite à la date t = 0 ait réagi :
