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Commentaire sur ’Le Japon à la conquête du marché mondial’ (16/20)
Devoir de l’élève
| - INTRODUCTION | |
| - L’évolution du solde du commerce extérieur japonais de 1972 à 1989 (document 1) La recette nippone consiste à exporter beaucoup et à importer peu. Depuis 1975, les exportations ont quadruplé alors que les importations n’ont été multipliées que par 2,5. Le Japon après la guerre, ayant perdu son empire et les ressources qui s’y trouvaient, a ainsi exploité à fond sa situation géographique d’ouverture sur le Pacifique et, de là, sur les différents océans et mers du globe. Le solde commercial témoigne apparemment de la robuste santé de l’économie japonaise. Le Japon est le seul grand pays, avec l’Allemagne, à enregistrer de confortables excédents. Toutefois, depuis 1982, l’augmentation des excédents de 8 à 96 milliards de dollars en 1987 est due à une double circonstance: la vigoureuse reprise aux Etats-Unis qui s’est traduite par un boom des exportations japonaises de voitures, de biens d’équipement et de biens électroniques, d’une part, et la baisse des prix du pétrole qui a allégé dans le même temps le montant des importations d’autre part. Enfin, l’évolution très récente de la balance commerciale japonaise avec une chute relative du solde commercial de 96 milliards de dollars en 1987 à 64 en 1990 témoigne des efforts faits par les Japonais pour consommer davantage de produits étrangers afin de réduire leur excédent commercial, facteur de déséquilibre de l’économie mondiale, et de faire taire les reproches de protectionnisme adressés par le GATT, les Etats-Unis et la CEE. Pourtant, si les matières premières se remettent à augmenter, si la revalorisation du yen vis-à-vis du dollar se poursuit et si le regain de protectionnisme des Etats-Unis se confirme, les résultats flatteurs de l’économie japonaise peuvent être remis en cause. Le Japon n’est pas à l’abri d’un retournement radical de la conjoncture. | |
| - La géographie globale des investissements directs japonais en 1987 et leur évolution globale de 1980 à 1987 (documents 2 et 3) Dans ce nouveau contexte, le Japon déploie une nouvelle stratégie en développant les investissements directs à l’étranger (ex: Dunlop en France). Ainsi, depuis le début des années 1980, les investissements japonais à l’étranger connaissent un véritable boom: de 4,7 millliards de dollars en 1980 à 67 en 1990. Ainsi, dès 1984, le Japon est devenu le premier créancier du monde, rôle semble-t-il mieux accepté que sa politique commerciale. Jusqu’au premier choc pétrolier, les pays en voie de développement recevaient les deux tiers des investissements japonais; leur part baisse et de nos jours, plus de la moitié des investissements se dirigent vers les pays industrialisés. Ils sont une des réponses du Japon aux pressions effectuées par ses partenaires pour qu’il limite ses excédents commerciaux. L’Amérique du Nord est la destination privilégiée des investissements japonais et, parmi ces pays, les USA en particulier, où le Japon a investi en 1987 plus de 15 milliards de dollars, ce qui représente presque la moitié des investissements directs totaux. La part de l’Europe est plus modeste, mais s’accroît, les pays les plus pénétrés par les capitaux japonais étant le Royaume-Uni et les Pays-Bas. L’Océanie est une destination vedette: rapportés au nombre d’habitants, les investissements japonais y sont les plus forts, surtout en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’avantage pour le Japon d’investir dans les pays industrialisés est de produire directement dans le pays client. Cela annule ainsi l’inconvénient que représente l’appréciation du yen et cela permet au Japon de contourner les barrières douanières, mais aussi de contenir le mécontentement de ces pays par la création d’emplois, mais ces pays courent alors le risque d’une domination par une économie étrangère. La part de l’Amérique Latine dans les investissements directs japonais est, elle aussi, importante; les Japonais investissent massivement dans tous les secteurs: commerce et finances dans les métropoles du sous-continent, mines et usines au Brésil. Les petits Etats offrent des services spécifiques: la possibilité d’acquérir des pavillons de complaisance au Panama, ou une fiscalité très avantageuse aux Bahamas. La part de l’Asie traditionnellement élevée est en baisse, les capitaux étant surtout consacrés à l’implantation ’d’usines tournevis’. Le reste du Tiers Monde ne joue qu’un rôle réduit: les capitaux japonais se détournent pour l’instant du Moyen Orient et restent faibles en Afrique où ces investissements sont souvent des aides aux pays pauvres (le Japon est actuellement au deuxième rang mondial après les USA pour ces aides). | |
| - La montée de la ’nippophobie’ aux Etats-Unis (document 4) Devant l’intrusion omniprésente des Japonais dans tous les secteurs de leur économie, les Américains redoutent une aliénation de leur économie: ils craignent que tous les secteurs-clés ne soient bientôt contrôlés par les Japonais, à tel point qu’ils parlent d’une menace comparable à la menace rouge et s’estiment prêts pour une nouvelle ’chasse aux sorcières’. |
Mal dit. |
| - Problèmes posés par la puissance de l’industrie japonaise (document 5) Il y a plusieurs raisons à cette performance japonaise: la cohésion sociale, la discipline et le sens de l’intérêt collectif expliquent l’efficacité des entreprises japonaises, mais surtout le Japon se place en tête des nations pour l’effort de recherche: il y consacre désormais 3,2 % de la richesse nationale contre 2,1 % en 1975. La meilleure preuve de l’efficacité des recherches est justement l’industrie automobile: elle était inexistante avant 1955; dès 1967, elle occupe le deuxième rang mondial. Pour limiter les conséquences de cette avance japonaise, Edith Cresson proposait de limiter les ventes japonaises de voitures, mais cela mécontenterait les consommateurs. De surcroît, elle veut limiter ces ventes japonaises ’de toutes provenances’, c’est-à-dire y compris celles d’usines japonaises implantées en Europe, ce qui pourrait avoir pour conséquence la fermeture de ces usines aux dépens des pays européens. | |
| - CONCLUSION Pourtant, plutôt que de remettre en cause la politique du Japon, peut-être serait-il plus judicieux de nous remettre en cause comme le propose Dominique Strauss-Kahn. La place et le rôle dominants du Japon au niveau international lui valent de solides inimitiés qui ne doivent pas faire oublier que sa puissance lui vient de son efficacité. |
Commentaire du correcteur
Excellent travail.' '








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