|
Freud : Les phénomènes pathologiques
Impression facile
|
| |
retour |
Le psychisme humain est agité de pulsions*. Distinguant d’abord entre pulsions
du moi, qui, sous l’effet du principe de réalité (cf. fiche 60), tendent à la
conservation de l’individu, et pulsions sexuelles, qui tendent à son développement
sous la pression du principe de plaisir, Freud distingue ensuite les pulsions
d’Éros (amour), plus larges que les simples pulsions sexuelles, et celles de
Tanathos (mort), qui tendent à la destruction de la vie et au retour à la matière
inerte. Le conflit des pulsions est à la source de multiples phénomènes pathologiques,
que Freud cherche à soigner par les causes.
|
1. Les symptômes
| |
retour |
Le symptôme pathologique est un effet du refoulement*:
une pulsion dont la satisfaction apparaît dangereuse ou impossible au moi est
repoussée. Une satisfaction normale étant impossible, la pulsion cherche une
autre voie, vers une satisfaction de substitution, qui apparaît sous forme de
symptôme. Le symptôme se présente ainsi
comme un compromis entre pulsion et censure de la pulsion, compromis
qui se manifeste par une modification du contenu pulsionnel.
Freud observe de nombreux symptômes de maladie, manifestations d’un comportement
anormal ou d’un psychisme perturbé. Les actes manqués, lapsus,
oublis incompréhensibles, forment une première série qui touche aussi les sujets
équilibrés.
Le phénomène crucial de la maladie psychologique, la névrose, est l’angoisse:
c’est «la monnaie courante contre laquelle sont échangées […] les excitations
affectives». Effet du refoulement, l’angoisse le mène à sa perfection en repoussant
toute satisfaction, même substitutive, à la pulsion qui s’est éveillée. Elle
prive donc celle-ci de tout aboutissement, la dépouille de son contenu, et la
laisse apparaître ainsi, vide et incompréhensible. L’objet de l’angoisse demeure
en deçà de toute représentation possible: on ne sait pas ce qui nous angoisse.
|
2. Les névroses
| |
retour |
Freud appelle névroses les systèmes psychiques qui sont à l’origine des symptômes.
Les névroses ne sont pas de simples
systèmes annexes au système psychique de l’individualité, mais lui sont essentiellement
liées. Trois facteurs contribuent à leur formation.
Le facteur biologique est l’impuissance et la dépendance prolongée du petit
enfant. Elle provoque des situations dangereuses auxquelles il n’est
pas en mesure de faire face seul.
Le facteur phylogénétique est la résistance prolongée trop longtemps aux pulsions
sexuelles. Les pulsions à caractère sexuel de l’enfance, dont la psychanalyse
a montré l’existence, constituent des exigences qui dépassent les moyens infantiles
de les combler; comme tels, ils sont dangereux pour l’enfant, qui les repousse.
Le corps évoluant, l’esprit peut ne pas suivre cette évolution, et l’adolescent
traiter les pulsions comme il le faisait dans l’enfance.
Le facteur psychologique de l’apparition des névroses est la fragilité de l’organisation
de la personnalité par le moi en compromis avec ses pulsions. Le moi
traite en effet comme des dangers les sollicitations pulsionnelles intérieures,
dans la mesure où la réalité extérieure s’oppose à leur satisfaction par des
menaces graves pour l’individu. Il n’est pas cependant en mesure d’y échapper
si elles se renouvellent, à cause de leur étroite union avec lui-même.
|
3. Le rêve
| |
retour |
Le rêve a pour but général de satisfaire le désir du rêveur; le cauchemar est
l’effet de désirs contradictoires. En satisfaisant le désir du dormeur, le rêve
le maintient en sommeil. Parce qu’il manifeste les désirs du patient, le rêve
est un symptôme privilégié pour l’analyse par le médecin. Le
rêve est «la voie royale vers l’inconscient».
Freud distingue, dans le rêve, ce qui est apparu au dormeur et dont il se souvient
et ce que cela signifie, qui demeure caché. Le
contenu manifeste est l’effet d’une déformation du contenu latent sous l’action
d’une censure inconsciente.
Le rêve est une production symbolique, dont les significations sont à la fois
personnelles et communes à toute une civilisation, voire à l’humanité en général.
Proche de l’activité artistique, le
rêve, à la source même de l’inconscient, y dévoile au plus proche le jeu des
pulsions du psychisme humain.
|
'
'
Pourquoi choisir KeepSchool
|

Pour un conseil gratuit et personnalisé, appelez le

ou complétez le formulaire ci-dessus :
|
|