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L'action des pouvoirs publics sur les structures économiques
Impression facile
1 Les politiques structurelles
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1.1 Modifier le fonctionnement de l'économie
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Différencier politique structurelle et politique conjoncturelle
Une politique
structurelle est l’ensemble des interventions de l’état susceptibles
d’influencer l’évolution à long terme et d’en modifier les structures.
Les structures
sont des données de base de l’économie, qui concourent à son fonctionnement
(degré de concentration, répartition en secteur d’activité…) et peuvent
être la cause de dysfonctionnements (existence de monopoles peut conduire
à une hausse des prix), alors que la conjoncture ne résulte que de fluctuations.
Politiques
structurelles et conjoncturelles ne sont pas exclusives l’une de l’autre.
Leur coordination doit assurer la stabilité de la conjoncture sans négliger
la nécessité des changements fondamentaux.
vision libérale / keynésienne
La conception
libérale requiert le respect de l’économie de marché. Elle cherche
à assurer un fonctionnement plus sain du marché plutôt que de s’y substituer
et prend des mesures de désengagements de l’état (déréglementations, privatisations)
La conception
keynésienne conteste l’organisation spontanée des structures par le marché.
En remettant en cause le concept de main invisible d’Adam Smith, elle
préconise l’intervention de l’état.
les champs d’action
Il est possible
de mener une politique structurelle qui agisse sur le tissu économique
et industriel (nationalisations et privatisations), sur l’aménagement
économique du territoire ( politique de reconversion rurale), sur
l’organisation des marchés (l’acte unique européen), sur les revenus
et les inégalités ( redistribution, consommations collectives)
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1.2 Etat et marché
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L’Etat intervient
en complément du marché qui peut se monter défaillant dans la production
de certains biens et services.
Fournir des ressources
Les biens
publics sont caractérisés par la non-exclusion (on ne peut
empêcher la consommation de ceux qui le désirent) et la non-rivalité
(la consommation de l’un ne réduit pas celle d’un autre)
Les consommations
collectives comprennent des biens collectifs et des biens offerts
parallèlement sur le marché (enseignement avec l’enseignement privé et
la santé avec les cliniques privées)
Attention : consommation publique = consommations des administrations
publiques
Service public
: activités jugées utiles par et pour la collectivité, et assurées même
lorsque les critères de rentabilité financière devraient conduire à leur
abandon
Secteur public
: ensemble des administrations publiques et des entreprises sur lesquelles
l’Etat exerce une influence décisive.
Corriger le marché
les externalités
: un agent économique crée un effet externe lorsqu’il procure à autrui
par son activité une utilité, un avantage gratuit ou une désutilité, un
dommage sans compensation monétaire. L’activité des entreprises dans une
économie de marché n’engendre pas seulement des biens et des services
marchands mais des effets externes peuvent être positifs ou négatifs.
L’Etat doit intervenir afin de contraindre les entreprises à limiter ces
effets mais aussi afin de les réparer.
L’Etat
régulateur
L’Etat régule
l’économie dans la mesure ou il intervient sur les comportements économiques
et sur les structures en fonction de ses objectifs et en amenant les agents
à agir conformément a ses choix en matière de politique économique et
sociale. Ses partisans prônent la réglementation et l’action des pouvoirs
publics ; les partisans d’un état minimal préfèrent la déréglementation
et l’Etat neutre.
L’Etat réglemente
l’économie par la fixation d’autorisations à demander avant d’agir, par
le contrôle de grandeurs économiques, en promulguant des lois…
La déréglementation
: suppression progressive de règles, fixées par les pouvoirs publics,
qui encadrent l’activité de secteurs économiques : suppression du contrôle
des prix et des changes, suppression de l’autorisation administrative
de licenciement…
Sur le plan
théorique, la déréglementation peut se justifier par l’idée que le marché
peut s’autoréguler sans intervention extérieure.
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2 Pourquoi l'Etat providence ?
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La conception
de l’état providence s’est imposée après la seconde guerre mondiale et
stipule que l’Etat doit jouer un rôle actif dans la recherche du progrès
économique et social. Au sens stricte, cette notion est employée pour
désigner le seul système de protection sociale, qui garantit à toute personne
le bénéfice de prestations sociales moyennant le versement obligatoire
des cotisations sociales.
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2.1 La protection sociale, une logique de solidarité et d'assistance
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- une logique
d’assurance : les agents versent des primes d’assurance (cotisations
sociales ) pour se couvrir contre la perte de revenu et les charges
associées à certains évènements (maladie, chômage, vieillesse). En contrepartie,
ils reçoivent des indemnités d’assurance lorsque ces évènements se produisent.
- une logique
de solidarité : indemnisation des chômeurs, prestations familiales,
dépenses de santé qui se justifient par les effets externes positifs
pour la nation du maintien de la demande totale, de la natalité, de
l’éducation, de la santé individuelle.
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2.2 Les objectifs de l'Etat Providence
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La protection
sociale a été largement développée après la seconde guerre mondiale pour
:
- maintenir
la cohésion sociale et empêcher l’exclusion dans une société
où le lien social traditionnel se distend
- stabiliser
la demande (effet conjoncturel) en soutenant la demande par des prestations
sociales
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3 La crise de l'Etat Providence
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3.1 Les trois crises de l'Etat Providence
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Une crise
financière
: un déficit permanent depuis 1986 Les dépenses augmentent plus vite que
les recettes à causes de facteurs :
- structurels
(démographie, demande de soins augmente continuellement, coûts des dépenses
de santé et de retraite)
- conjoncturels
: ralentissement de la croissance économique entraîne un surcroît des
dépenses (chômage, retraite anticipée) et baisse des rentrées fiscales.
Aujourd’hui, les déficits sont davantage dus à la chute des recettes
qu’à la progression des dépenses
Un déficit
structurel de la Sécurité Sociale
- une
crise d’efficacité : la persistance de la crise et l’échec des politiques
de relance remettent en cause la protection sociale.La protection sociale
n’a pas empêché la montée des exclus et des inégalités (revenus et segmentation
du marché du travail) alors que la montée des dépenses a dû être financée
par une hausse des charges sociales qui pèse sur l’embauche des travailleurs
les moins qualifiés.On accuse l’Etat providence de gestion inefficace
(lourdeur bureaucratique, absence d’incitations) et de contre productivité
: il casse les incitations à investir, à créer des emplois, à travailler,
il entrave le fonctionnement du marché du travail …
- une
crise de légitimité : La Sécurité Sociale serait un système injuste
car profitant aux classes les plus favorisées. Les CSP les plus aisées
sont d’une part celles qui consomment le plus de santé, qui bénéficient
le plus des remboursements maladies et d’autre part celles qui ont une
espérance de vie plus longue (davantage de versement de retraite). Le
système manque d’harmonie à cause des multiplications de régimes particuliers
propres à telle profession.
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3.2 La critique libérale
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L’Etat Providence
alourdit les charges des entreprises, réduit le dynamisme des entreprises
et la création d’emplois. Il est source d’effet pervers : les allocations
entraînent une désincitation face au travail et un chômage volontaire,
le salaire minimum réduit le demande de travail des entreprises.
Trop d’impôt tue l’impôt : la courbe de Laffer
Une augmentation
du taux d’imposition peut avoir deux effets :
- Un
effet revenu : augmentation de la production car pour conserver
un revenu inchangé, le travailleur doit augmenter son travail et la
production Un effet de substitution : désincitation au travail
à cause de charges fiscales trop élevées et réduction des investissements
Pour Laffer,
l’effet de substitution l’emporte sur l’effet revenu
Assistance et déresponsabilisation
Désincitation
au travail car les allocations réduisent le coût du chômage pour les inactifs
et augmentation du nombre d’assistés et de chômeurs volontaires Effet
pervers de la gratuité des soins qui n’incite pas à faire des économies
de soins ; comportement de « cavalier libre » Les cotisations sociales
accroissent le coût du travail et provoque un chômage classique.
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