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L'année 1956 (13/20)

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Travail toujours sérieux et bien documenté. Les idées générales pourraient être mieux mises en valeur.

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Chronologie indicative :

  • 31 janvier : Investiture du gouvernement Guy Mollet
  • février : XXe congrès du PCUS et rapport Khrouchtchev
  • mars : La France reconnaît les indépendances du Maroc et de la Tunisie
  • 17/21 juillet : Tito, Nasser, Nehru se rencontrent en Yougoslavie et définissent le "neutralisme positif"
  • 26 juillet : Nasser nationalise le canal de Suez
  • 22 octobre : L'avion des chefs du FLN est arraisonné par l'armée française
  • 23 oct/8 nov : Insurrection hongroise et intervention soviétique
  • 29 octobre : Israël attaque l'Egypte
  • 31 oct/7nov : Expédition de Suez
  • novembre : L'ONU envoie des casques bleus sur la ligne et cessez-le feu entre Israël et l'Egypte.

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Introduction :

L'année 1956, située dans un contexte international difficile dû à une guerre froide encore assez intense, a été vécue très différemment selon les pays. Les dirigeants des quatre "grands pays" étaient alors : Eisenhower, président républicain des États-Unis, Khrouchtchev, secrétaire général du PCUS, Coty, président français et Eden, premier ministre travailliste de Grande-Bretagne.

Comment la France a-t-elle traversé cette année 1956?
Quel est l'événement le plus marquant de 1956 ?
Comment, enfin, le bloc socialiste a-t-il vécu cette courte période de l'histoire ?

 

I) Politique intérieure et extérieure française :

Tout d'abord, la France a connu des changements importants au cours de l'année 1956, aussi bien en politique intérieure qu'en politique extérieure.

1956 a donc été marquée en France par des élections législatives qui traduisent, en ce mois de janvier, l'effondrement de l'électorat gaulliste et une recrudescence du communisme avec 49 députés supplémentaires. Le 31 janvier, Guy Mollet devient président du Conseil, alors qu'il est le secrétaire général de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière). Il forme un cabinet de gauche avec notamment Mendès-France ministre d'État, Mitterrand ministre de la Justice, Pineau aux Affaires Étrangères et Defferre pour la France d'Outre-Mer.
Début juin, Pineau signe un accord avec les États-Unis pour l'utilisation pacifique de l'énergie atomique, bien que la France ne soit pas encore équipée de l'arme nucléaire. C'est pourquoi les États-Unis fournissent à la France une aide substantielle : la France dépend encore beaucoup d'un point de vue militaire de Washington. D'autre part, l'Assemblée Nationale approuve la prochaine création de l'Euratom ou CEEA (Communauté Européenne de l'Énergie Atomique) qui a pour but de développer l'énergie nucléaire de dix pays membres.

Cependant, la France connaît certaines difficultés avec ses colonies africaines. Alors que les derniers soldats évacuent le Viêt-nam, sont signés successivement le 2 et le 20 mars un accord franco-marocain puis un accord franco-tunisien, qui proclament l'indépendance du Maroc et de la Tunisie, le nationalisme étant très important dans ces deux pays avec surtout Bourguiba, le dirigeant du Neo Destour tunisien.
Le 20 juin, l'Assemblée Nationale vote la loi-cadre sur l'Afrique Noire. Cette loi, écrite par Gaston Defferre, porte sur la création de huit républiques semi-autonomes. C'est le début de l'effondrement de l'empire colonial français en Afrique. Dans ces nouveaux pays, le suffrage universel est aussi mis en place.
Par ailleurs, la situation en Algérie se dégrade et ont lieu de nombreux massacres de soldats français. Le FLN (Front de Libération National) prend de plus en plus d'importance avec, en tant que responsable de ce mouvement, Ahmed Ben Bella. Cependant, Guy Mollet décide, durant l'été, d'envoyer le contingent pour "écraser" le FLN jugé faible; certains intellectuels réagissent négativement et deviennent des "porteurs de valise", nom donné aux partisans du FLN.
Le 20 octobre, Ben Bella se rend au Maroc pour s'entretenir avec le nouveau roi Mohammed V, qui soutient lui-même le FLN, ce qui provoque la suspension des négociations franco-marocaines. Puis Ben Bella part à Tunis; mais son avion est intercepté par l'armée française le 22 octobre. De nombreux attentats contre les français ont alors lieu en réaction dans tout le Maghreb.

Ainsi, la France est victime de grands bouleversements pendant cette année 1956. Sa politique extérieure est très difficile à mener, vu les problèmes liés à la décolonisation. Pourtant, un nouveau choc va toucher non seulement la France, mais aussi une bonne partie du monde : c'est la crise de Suez.

 

 

 

 

 

Ce n'est pas hors-sujet, mais ce n'est pas exactement ce qu'on pourrait attendre. Se situer dans une perspective internationale.

 

 

 

 

Situer le problème colonial dans un contexte plus général.

 

 

 

 


L'expression est plus tardive.

II) La crise de Suez :

La crise de Suez est très certainement le fait le plus marquant de l'année 1956, notamment à cause des nombreuses conséquences diplomatiques qu'elle a engendrées.

Cette crise a pour origine première le non-financement du barrage d'Assouan par la Banque Mondiale, dirigée par les États-Unis. En effet, pour riposter, le colonel Nasser surnommé "El Raïs" et devenu président de l'Égypte depuis peu, décide le 26 juillet de nationaliser le canal de Suez appartenant alors en grande majorité aux Anglais.
D'autre part, Nasser désire devenir le leader de la "nation arabe", ce qui impose la destruction de l'État d'Israël tout récemment créé. De plus, il fait figure de leader du Tiers-monde depuis la fin du mois de juillet, date à laquelle il a défini en compagnie de Tito et de Nerhu le "neutralisme positif". Enfin, il soutient ouvertement le FLN algérien, ce qui déplaît fortement à la France.

Bref, la France, la Grande-Bretagne et Israël ont pour des raisons différentes intérêt à se débarrasser de celui que l'on appelle "l'apprenti dictateur". Ainsi, ces trois pays mettent-ils en place une opération militaire : la deuxième guerre israélo-arabe débute le 29 octobre dans le Sinaï; puis les français prennent possession de Port-Saïd le lendemain. Des bombardements aériens finissent de mettre en déroute l'armée égyptienne.
Cependant, l'URSS menace d'intervenir atomiquement si les troupes franco-britanniques n'évacuent pas l'Égypte, sentant ainsi qu'elle pouvait se rendre plus proche des pays du Tiers-Monde. L'ONU demande alors aux israéliens de revenir sur la ligne de cessez-le-feu de 1949. Enfin, les États-Unis, en pleine campagne électorale, font pression contre le Royaume-Uni grâce à des spéculations sur la livre sterling. Ils redoutent en effet que la politique de la canonnière ne fasse tomber le monde arabe dans le camp soviétique.

C'est pourquoi les combats cessent début décembre avec le déploiement des casques bleus dans cette zone. Nasser sort fortifié de cette crise et décide alors de fermer le canal à toute navigation durant quelques mois. Cela a pour conséquence un rationnement de l'essence en France qui est en pleine croissance économique (les Trente Glorieuses), avec seulement 2% de la population active au chômage.

Ainsi cette crise a redonné une certaine popularité au communisme et à l'URSS qui fait figure de médiateur de la paix. Pourtant, durant l'année 1956, le bloc socialiste a lui aussi connu d'importantes crises.

 

Exact, mais à mieux intégrer dans le contexte international.

 

 

 

Récit un peu trop événementiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est pas une véritable transition, car il n'y a pas de lien direct entre les deux idées.

III) Les crises au sein du bloc soviétique :

En effet, l'année 1956 est en réalité la première année où le bloc communiste est violemment remis en cause à plusieurs reprises, alors que le régime s'est quelque peu assoupli avec la venue au pouvoir de Nikita Khrouchtchev en 1954.

Tout d'abord, l'URSS connaît un changement de politique depuis déjà plusieurs années. Cependant, le XXe Congrès du PCUS en février 1956, le premier depuis la mort de Staline en 1953, marque véritablement cette volonté de changement de la part de Khrouchtchev, bien qu'il soit resté inconnu en URSS pendant un certain temps. En effet, durant ce congrès, Khrouchtchev remet totalement en cause le gouvernement stalinien : il dénonce tout d'abord le culte de la personnalité, puis les erreurs commises par Staline durant la Deuxième Guerre Mondiale, et enfin les crimes commis contre les membres du Parti et contre l'armée, crimes restés longtemps secrets.
D'autre part, au mois de mai, Khrouchtchev reçoit Guy Mollet et Christian Pineau au Kremlin, ce qui montre une fois de plus sa volonté d'ouverture et de "coexistence pacifique".

Cependant, en dehors de l'URSS, et plus particulièrement en Europe de l'Est, ont lieu d'importantes manifestations qui remettent en cause le communisme et la suprématie du "grand frère".
C'est tout d'abord le cas en octobre en Pologne, et plus précisément à Poznan. D'importantes manifestations réclament le renvoi des dirigeants staliniens. C'est ce que l'on appelle "l'Octobre polonais". Gomulka arrive alors au pouvoir.
De plus, ces émeutes se déplacent jusqu'en Hongrie où elles deviennent très importantes du 23 octobre au 8 novembre. Là aussi un nouveau gouvernement est formé avec à sa tête J.Nagy, un "communiste libéral". Il décide alors de proclamer l'indépendance de son pays et il promet le multipartisme. Cependant, l'URSS ne peut tolérer cela, et envoie l'Armée Rouge à Budapest. Malgré les critiques de la presse internationale, l'Armée Rouge intervient très violemment : le bilan est de plus de 20 000 morts. Nagy est remplacé par Kadar, un stalinien.
Cette intervention a eu des effets très négatifs à l'Ouest, car elle a donné une très mauvaise image du communisme.

 

 

 

 

 

 

 


Mieux définir la coexistence pacifique.

Conclusion :

En conclusion, nous pouvons donc dire que l'année 1956 a été une année de bouleversements, tant à l'Ouest qu'à l'Est. C'est aussi une année d'émeutes localisées, mais qui toutes eurent des conséquences mondiales. En effet, la crise de Suez relance la formation d'un nouveau monde neutre, le Tiers-monde; les crises européennes annoncent le futur éclatement du bloc soviétique; celles du Maghreb, la décolonisation rapide.

Même si 1956 fait partie des Trente Glorieuses, elle n'en est pas moins une année de crise, surtout politique et diplomatique.

 

 

 



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