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L'approvisionnement des cellules chlorophyliennes
Impression facile
1 L'approvisionnement en eau et en sels minéraux au niveau des racines
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Les racines sont munies de deux sortes de dispositifs augmentant leur surface
d'absorption de l'eau et des substances dissoutes dans le sol, les poils
absorbants et les mycorhizes. Le liquide absorbé est appelé sève brute
:c'est en fait une solution d'ions minéraux très diluée, ces ions représentant
une concentration comprise entre 0, 1 et 2g par litre.
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1.1 Les poils absorbants
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Les poils absorbants sont des prolongements filamenteux, de diamètre
compris entre 12 et 15 microns et de longueur quelques millimètres, d'une
cellule de la couche externe des jeunes racines du végétal. Leur paroi
cellulaire étant très fine et perméable, l'eau et les substances contenues
dans le sol peuvent pénétrer dans la vacuole.
Le nombre de poils absorbants peut être considérable (pour une plante, il
peut atteindre plusieurs milliards) et donc ils augmentent la surface
d'échange racinaire, grâce à cette zone appelée zone pilifère,
de manière considérable. Pour un plant de seigle par exemple, la surface
de contact avec le sol est de l'ordre de 400 m².
De plus le revêtement pilifère est constamment renouvelé au fur et à mesure
que la racine s'allonge : les poils supérieurs disparaissent tandis eus
de nouveaux poils apparaissent à l'extrémité de la racine.
Structure d'un poil absorbant

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1.2 Les mycorhizes
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Les mycorhizes sont des filaments de mycelium (appareil
végétatif des champignons formé de filaments souterrains) pénétrant dans
la partie superficielle de la racine d'une plante. Leur structure est
donc une association entre des cellules de champignon et celles de la
racine de la plante. On a ici à faire à une relation de symbiose (à
bénéfices réciproques) entre le végétal et le champignon. Le réseau mycélien
permet d'absorber eau et sels minéraux efficacement, et le végétal mycorhizé
transmet des molécules organiques au champignon.
Expérimentalement, on constate que les arbres mycorhizés se développent beaucoup
mieux, surtout lorsque le sol est pauvre en ions minéraux, et résistent
mieux à la sècheresse. C'est que la surface d'absorption est vraiment
agrandie par les filaments mycéliens : leur longueur totale peut atteindre
jusqu'à 1, 5 m et de plus, ce réseau peut absorber eau et sels minéraux
plusieurs centimètres au-delà de la racine mycorhizée.
Développement des filaments mycéliens

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1.3 L'absorption d'eau et d'ions minéraux
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L'absorption de la l'eau et des substances minérales du sol, que ce
soit par le biais des poils absorbants ou des mycorhizes, se fait par
les cellules qui sont en contact direct avec le sol, puis ces deux éléments
pénètrent dans les tissus de la racine, circulant de cellule en cellule
selon deux voies, l'une étant les vacuoles et les cytoplasmes des cellules,
l'autre leurs parois cellulosiques. Ils arrivent enfin dans le cylindre
central de la racine pour constituer par la suite la sève brute
lorsqu'elles sont endiguées dans les vaisseaux du bois, aussi appelés
xylème.
coupe transversale d'une racine

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2 Comment la sève brute circule-t-elle ?
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2.1 Les vaisseaux du bois
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La sève brute est transportée par les vaisseaux du bois vers chaque tissu
de la plante, mais surtout vers le tissu chlorophyllien. Ces vaisseaux
sont en fait des files de cellules allongées, qui ont vu leur structure
se modifier afin de former un tube, à la paroi cellulosique renforcée
par des épaississements internes de lignine produits par le cytoplasme,
et par la disparition des cloisons séparant les cellules successives (ce
sont en fait des cellules mortes). C'est donc un véritable système circulatoire,
qui nécessite un " moteur ".
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2.2 La transpiration foliaire, moteur de l'ascension de la sève brute
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La transpiration foliaire est une émission de vapeur d'eau qui a lieu
essentiellement par les stomates localisés surtout sur la face inférieure
des feuilles, la moins éclairée. Par un mécanisme de " succion ", la sève
est aspirée et circule dans les vaisseaux pour approvisionner les cellules
en ions minéraux (l'eau étant surtout rejetée).
Le rejet de cette vapeur d'eau par un orifice présent dans chaque stomate,
l'ostiole, n'est néanmoins qu'une partie des échanges gazeux qui
se produisent au niveau des feuilles, et qui ont pour but d'approvisionner
les cellules chlorophylliennes en divers éléments : dioxyde de carbone,
vapeur d 'eau et les divers ions minéraux dont nous venons de parler,
même si le seul dioxyde de carbone est prélevé directement au niveau des
feuilles, quand l'eau et les ions proviennent de la racine.
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2.3 La poussée racinaire
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Lorsque la sève monte au printemps chez un végétal dépourvu de feuille, le
mécanisme de la respiration foliaire ne peut être celui qui en est responsable.
Il existe en fait un autre mécanisme, celui de la poussée racinaire
: les racines exercent une poussée et refoulent ainsi la sève dans les
vaisseaux du xylème.
Néanmoins, ce mécanisme n'est pas présent chez tous les végétaux (absence
chez les conifères par exemple) et n'intervient pas lorsque la transpiration
foliaire est en cours.
Les différentes étapes de la formation raciniaire

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3 L'approvisionnement des cellules chlorophyliennes : les échanges gazeux
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3.1 Une structure adaptée aux échanges à l'extérieur de la feuille
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Les feuilles sont recouverte par une couche de cellules épidermiques, recouvertes
extérieurement d'un cuticule qui imperméabilise la cellule. Cependant,
ce revêtement épidermique est interrompu en divers endroits par des ouvertures,
les stomates, ce qui permet de faire communiquer la chambre sous-stomatique,
cavité située sous l'épiderme de la feuille, et l'air ambiant, rendant
ainsi possible les échanges gazeux.
Organisation fonctionnelle d'une feuille

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3.2 Une atmosphère interne à la feuille
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Les chambres sous-stomatiques, prolongées d'espaces intercellulaires,
constituent une zone d'échange, approvisionnée en air et avec une véritable
atmosphère interne, avec les cellules chlorophylliennes de la feuille
- rejet du dioxygène et absorption du dioxyde de carbone dans le cadre de l'activité
photosynthétique.
- Rejet de vapeur d'eau pour assurer l'approvisionnement en ions et en eau
des cellules chlorophylliennes, dans le cadre du mécanisme de transpiration
foliaire décrit précédemment.
De plus, les échanges sont contrôlés par un mécanisme d'ouverture et de fermeture
de l'ostiole réglé par les stomates, dont les deux cellules changent
de forme pour fermer l'ostiole dans certains cas. Les stomates
se ferment ainsi la nuit, mais aussi à cause d'une éventuelle sécheresse
de l'air, une élévation de température… pour éviter le dessèchement du
végétal.
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3.3 Les mots-clés
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Cellules et tissus : Poils absorbants, zone pilifère, mycorhizes,
mycelium. Vaisseaux du bois, xylème, lignine, parenchyme, stomate, ostiole,
chambre sous-stomatique, cuticule.
Molécules : Ions minéraux : phosphate, potassium, nitrate, ammonium.
Glucose, amidon, sève brute.
Mécanismes : Absorption racinaire, transpiration folliaire. Symbiose.
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