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L'approvisionnement en eau : les gisements de l'eau
Impression facile
Introduction
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Pour répondre à des besoins de consommation en
eau croissants, qu’ils soient agricoles, industriels ou domestiques, l’homme
puise l’eau superficielle ou l’eau souterraine qu’il stocke dans des réservoirs
naturels ou construits. Le traitement de l’eau des cours d’eau étant
coûteux, il essaye d’exploiter tant que possible des gisements
d’eau souterraine, soit en prenant l’eau à l’endroit où
elle " sort " naturellement (les sources, qui sont les
exutoires naturels de ces gisements), ou en la captant directement en profondeur.
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1 L'eau souterraine; les aquifères
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1.1 Aquifères et nappes
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L’eau souterraine est contenue dans des couches géologiques
appelées aquifères (du grec aqua : eau
et fere : transporter), en fait elle occupe les espaces, fissures
et pores, des roches – réservoirs qui constituent l’aquifère.
Celui-ci est donc un réservoir souterrain naturel d’eau. Il se
remplit en accumulant l’eau d’infiltration, et est situé
au-dessus d’une couche imperméable qui empêche la fuite de
l’eau vers les profondeurs. L’eau qui s’écoule n’est pas stagnante,
et s’écoule en fait lentement.
L’eau contenue dans un aquifère est une nappe.
Une nappe peut être libre, c’est à dire que son niveau
supérieur n’est pas limité par une couche géologique
imperméable, Elle est alors alimentée directement par les
précipitations atmosphériques et par l’infiltration des
cours d’eau. Une nappe libre est aussi appelée phréatique
(du grec phréa : puits) lorsqu’elle est au niveau
le plus superficiel.
Une nappe peut aussi être captive, c’est à
dire que son niveau supérieur est limité par une couche
imperméable, et que l’eau s’y trouve sous pression parfois, lorsque
la nappe est suffisamment alimentée.
Un aquifère possède deux caractéristiques
essentielles, qui font que la nappe existe et est exploitable :
- La porosité :
c’est la quantité d’eau que contient un volume d’aquifère
donné lorsqu’il est saturé. De cela, et donc du type de
roche que représente l’aquifère, et du volume de l’aquifère,
va dépendre la capacité de stockage de l’aquifère,
qui a bien une fonction d’accumulation.
- La perméabilité : la roche laisse circuler l’eau
entre ses pores et ses fissures, qui communiquent entre eux. La perméabilité
se mesure par le débit d’eau, en litres par heure, obtenu à
travers une surface d’un mètre carré de nappe, avec une
circulation verticale du liquide
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1.2 La surface piézométrique
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Le niveau piézométrique est le niveau
atteint par l’eau dans un forage lorsqu’elle se stabilise. L’ensemble
des niveaux piézométriques mesurables en différents
points de la nappe, à une date déterminée, détermine
la surface piézométrique de la nappe (on l’appelle aussi
le toit de la nappe). Cette surface peut être représentée
sur une carte, en utilisant des courbes isopièzes, c’est
à dire des courbes reliant l’ensemble des points de même
niveau piézométrique.
schéma
: le niveau piézométrique

Le niveau piézométrique dépend du type de nappe concernée :
- pour une
nappe libre, le niveau piézométrique est le niveau supérieur
de l’aquifère, car l’eau de la nappe est déjà en
équilibre avec la pression atmosphérique
- pour une nappe captive, le niveau piézométirque se situe au-dessus
du niveau supérieur de l’aquifère, car l’eau circule sous
pression dans une telle nappe, bloquée par le toit imperméable
de l’aquifère. Un cas spécifique se produit quand le niveau
piézométrique est situé au-dessus du niveau du
sol, l’eau jaillit alors lorsque l’on creuse un forage. On a alors ce
qu’on appelle un puits artésien.
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2 Les nappes, un système en mouvement
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2.1 Caractéristiques des nappes
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Une nappe est en fait un système constamment en mouvement,
on dit qu’elle est hydrodynamique :
- Une nappe reçoit de l’eau par l’intermédiaire des eaux de pluie
surtout, s’infiltrant dans le sol et alimentant l’aquifère, plus
ou moins selon que la nappe est superficielle et a ainsi une surface
de réception plus étendue, ou qu’elle est profonde. Une
nappe peut aussi recevoir de l’eau d’une rivière ou d’une autre
nappe, mais ceci est moins fréquent.
- Une nappe perd de l’eau, par ses exutoires naturels, correspondant à
des points bas de la surface piézométrique, qui sont ponctuels
(sources) ou plus diffus lorsque cela se produit par exemple à
travers une couche semi-imperméable.
- Une nappe fait partie d’un système d’interconnections entre divers
cours d’eau, diverses nappes qui s’alimentent entre elles, et qui drainent
l’eau des précipitations vers la mer à des vitesses variables
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2.2 Variations saisonnières du niveau piézométrique
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Non seulement le niveau de précipitations varie suivant
les régions ou les périodes de l’année, mais il faut
également tenir compte de la part de pluie efficace dans ces précipitations,
c’est à dire la part des précipitations qui se retrouve
dans les cours d’eau ou dans les nappes après son infiltration
dans le sol. Une partie des précipitations en effet est dégagée
à nouveau en évapotranspiration (résultante
de l’évaporation des sols, mais aussi de la transpiration des végétaux).
Ces phénomènes entraînent des modifications
des niveaux piézométriques des nappes : les aquifères
stockent de l’eau de décembre à mai en France, puis le niveau
piézométrique redescend lentement tandis que les nappes
souterraines ne sont plus autant alimentées.
Précipitations et nappes souterraines

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3 Les mots-clés
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Roches :
- Aquifère, poreuse, perméable, imperméable.
Nappe :
- Nappe libre, nappe phréatique, nappe captive.
- Niveau piézométrique, courbes isopièzes.
- Eau de rétention, eau mobile, hydrodynamique, évapotranspiration.
Techniques :
- Forage, captage, puits artésien.
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