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L'influence des facteurs du milieu sur la production végétale
Impression facile
1 Productivité et facteurs du milieu
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1.1 Facteurs de la productivité
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L’efficacité de la production agricole d’un végétal,
qu’elle soit mesurée en termes de productivité (accroissement
total de la biomasse végétale par superficie et unité
de temps) ou de rendement (biomasse récoltée par
hectare pour une culture donnée) , est conditionnée
par le programme génétique du végétal cultivé,
mais aussi par certains facteurs du milieu dans lequel il se trouve.
Ces facteurs sont multiples :
- les facteurs qui entrent en jeu dans la photosynthèse :
éclairement, teneur en CO2 de l’air, approvisionnement
en eau et en sels minéraux
- les conditions climatiques : température, pluviométrie…
- les facteurs qui déterminent la qualité du sol :
présence d’ions, circulation d’eau, oxygénation des
racines…
- enfin des facteurs biotiques (c'est à dire liés à la présence d'autres
êtres vivants) : présence de parasites, d'insectes, de plantes entrant
en compétition avec le végétal concerné, mais aussi champignons des
mycorhizes (= associations racine-champignons), bactéries fixant l'azote
atmosphérique et développant des nodosités sur les racines…
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1.2 Le facteur limitant
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Le facteur limitant est le facteur du milieu qui est
situé le plus loin de l’optimum et qui donc limite la production
du végétal, et ce quel que soit la variation des autres
facteurs. Ainsi, on n’atteindra jamais des conditions de culture idéales
pour un végétal donné, et le défaut d’un seul
facteur limite alors la production, parfois à un niveau bien inférieur
à cet idéal.
Il faut donc en priorité améliorer le facteur
limitant, qui limite la productivité. Ceci nous amène à
des réflexions sur la possibilité de contrôle des
facteurs d'un milieu. Peut-on assurer un développement idéal
de la production du végétal par ce moyen ?
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2 Agir sur les facteurs du milieu
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2.1 Cultures en plein champ
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Le contrôle des facteurs du milieu est limité,
car on ne peut par exemple influer sur les facteurs climatiques, sauf
à limiter l’impact de certains phénomènes comme le
gel ou le vent (plantations assurant la couverture du champ en amont),
et encore moins des facteurs comme l’éclairement ou la teneur en
CO2 de l’air. Cependant, l’agriculteur peut améliorer
le sol et l’environnement biologique de la plante :
- le sol peut être amélioré physiquement (labourage, sarclage)
et chimiquement (apport d’engrais, notamment K, N , P et irrigation)
- lutte contre les " mauvaises herbes ", les parasites,
les maladies pouvant affecter le végétal (herbicides,
insecticides)
Ces techniques permettent une amélioration du rendement
agricole, qui est cependant limitée par d’autres facteurs.
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2.2 Cultures sous abris
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Grâce à des serres, parfois équipées
de matériel complexe, ou de simples tunnels, en fait une feuille
de plastique placée sur des arceaux, on améliore notre maîtrise
de certains facteurs du milieu :
- Augmentation de la température grâce à l’effet de
serre, produit par le piégeage dans l’abri de la chaleur
due aux rayons du soleil mais aussi celle dégagée par
le sol. En effet, les plantes en activité rejettent de la vapeur
d’eau par le mécanisme de transpiration, vapeur qui se condense
sur les parois de la serre, et qui retient une partie importante de
la chaleur piégée dans la serre, notamment la chaleur
stockée par le sol et rendue sous forme de rayonnement infrarouge
terrestre même pendant la nuit. La température est ensuite
réglable par l’utilisation de ventilateurs et de chauffages
d’appoint, pour la maintenir à une valeur satisfaisante pour
les plantes, plus élevée que dans l’atmosphère
pour améliorer la productivité et pour avancer les récoltes
dans le temps.
- Le facteur limitant étant souvent la teneur en dioxyde de carbone
de l’air, on a intérêt à enrichir l’air de ce
composant, car les plantes en consomment beaucoup pendant la journée,
alors que l’approvisionnement en air est limité. On peut alors
ventiler la serre, ou enrichir artificiellement l’air en dioxyde de
carbone (fumure carbonique).
- Les facteurs que l’on peut améliorer en cultures plein champs sont
toujours valables…
L'effet de serre

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2.3 Cultures hors sol
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Dans ce type de culture, on n’apporte au végétal
que les éléments du sol dont il a besoin, en les contrôlant
comme autant de facteurs de productivité : par rapport au
mode de culture précédent, si on ajoute le contrôle
en eau et en sels minéraux, on a un contrôle maximal sur
les facteurs du milieu.
On a deux possibilités pour réaliser une
culture hors sol :
- utilisation de support ou de substrat imbibé d’une substance
nutritive adaptée aux besoins particuliers du végétal
- utilisation directe de la solution nutritive, dans laquelle sont plongées
les racines de la plante
On règle ainsi le problème de la fatigue du
sol (mauvais drainage des sols après l’apport massif d’engrais),
on a un contrôle sanitaire plus efficace et on obtient souvent des
produits de meilleure qualité. Cependant, ce type de culture nécessite
des investissements lourds, et demande une haute technicité dans
les diverses manipulations à mettre en œuvre, ceci augmentant le
prix de revient des produits.
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3 Les mots-clés
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- Molécules :
- Ions minéraux, dioxyde de carbone.
- Nitrate, phosphate, potassium.
- Fonctions :
- Photosynthèse, transpiration, production primaire.
- Fixation d’azote atmosphérique.
- Techniques agricoles :
- Culture en plein champ, sous abri, hors sol.
- Irrigation, fertilisation, engrais.
- Effet de serre.
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