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L’URSS dans les relations internationales de 1945 à 1970 (15/20)
Impression facile
Commentaire du correcteur
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Devoir très complet, aux connaissances nombreuses
et précises. Il manque quelques événements : Guerre
de Corée, Printemps de Prague, ...
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Chronomogie indicative
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- 4-11 février 1945 : Conférence de Yalta.
- septembre 1947 : Création du Kominform et discours de
Jdanov à Szklarska Poreba.
- 1948 : Blocus de Berlin décidé par Staline.
- février 1956 : Au 20e Congrès du PCUS, Nikita
Khrouchtchev dénonce les "crimes de Staline".
- novembre 1956 : Menaces de Khrouchtchev à propos de
Suez et intervention soviétique en Hongrie pour mater l'insurrection
de Budapest.
- 13 août 1961 : Construction du Mur de Berlin.
- fin de l'année 1961 : Rupture idéologique entre
la Chine populaire et l'URSS.
- 1962 : Khrouchtchev accepte d'installer à Cuba des fusées
à ogives nucléaires.
- 1968 :L'URSS signe le traité de non-prolifération
des armes nucléaires.
- 1970 : Traité d'amitié et de coopération
URSS-RFA.
- 1975 : L'URSS signe l'acte final de la conférence d'Helsinki.
- 1976 : Sadate dénonce le traité d'amitié
entre Égypte et URSS.
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Devoir de l'élève
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Introduction : Au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale, l'URSS fait partie des vainqueurs
: la lutte contre l'Allemagne nazie constitue un point commun entre les
deux grands que sont les États-Unis et l'URSS. Cependant, l'Union Soviétique
se détache peu à peu des États-Unis afin de pouvoir diriger
l'Est de l'Europe comme elle l'entend. Ainsi, son rôle international
est très important pendant la période que l'on a appelée
la Guerre Froide.
Quels ont
été les facteurs de rupture entre les deux blocs?
Comment l'URSS s'est-elle comportée avec ses "pays amis"?
Quels ont été les facteurs de détente dans les années
1970?
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I) 1945-1953, la formation du bloc communiste : De 1945 à 1953, année de la mort de Staline, l'URSS s'est totalement
séparée du bloc occidental.
En effet, à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, Staline,
Roosevelt, alors Président des États-Unis, et Churchill, Premier
Ministre britannique, se réunissent à Yalta, en Crimée,
en février 1945, afin de décider du sort du grand perdant,
l'Allemagne. Ces trois hommes sont d'accord pour désarmer et dénazifier
l'Allemagne, de même que pour partager ce pays en quatre zones,
dirigées chacune par un des quatre pays vainqueurs, les États-Unis,
la France, la Grande-Bretagne et l'URSS. Le premier sujet de mésentente
est le sort de la Pologne : ce pays a, en effet, deux gouvernements, l'un
démocratique en exil à Londres et l'autre communiste en
place en Pologne. Finalement, un gouvernement dit de "front national"
est mis en place.
Quelques mois plus tard, en août, se déroule la conférence
de Potsdam, où Truman a remplacé Roosevelt mort en avril.
Le contexte est différent de celui de Yalta car Truman, méfiant
vis-à-vis de l'URSS, a supprimé la loi de prêt-bail
à l'URSS. D'autre part, les trois hommes décident de diviser
Berlin en quatre zones, à l'image de l'Allemagne toute entière,
et de mettre en place des couloirs d'accès internationaux de l'Ouest
de Berlin à l'Ouest de l'Allemagne.
Ainsi, la rupture se profile déjà.
Pourtant, celle-ci n'aura lieu véritablement qu'en 1947. En effet,
l'URSS refuse le Plan Marshall, plan d'aide économique proposé
par les États-Unis, et entraîne dans son refus la Pologne et la
Tchécoslovaquie. Ainsi, l'URSS prouve son antipathie vis-à-vis
du monde capitaliste que représentent les États-Unis.
L'Union Soviétique est donc obligée de s'organiser toute
seule. C'est ce qu'elle fait en septembre 1947, à Szklarska Poreba
en Pologne, où elle met en place le Kominform, bureau d'information
des partis communistes. Jdanov fait, lui, un discours où il condamne
le "camp impérialiste et anti-démocratique" au
profit du "camp de la démocratie et de la paix" : c'est
la doctrine Jdanov.
Ainsi, 1947 a été une année de rupture où
se sont mis en place les deux blocs rivaux.
Jusqu'en 1953, l'URSS construit "un glacis protecteur" autour d'elle.
Tout d'abord, les partis communistes locaux prennent peu à peu
le pouvoir dans les pays d'Europe de l'Est. Puis en 1948, Staline décide
de faire le blocus de Berlin en occupant les couloirs d'accès internationaux;
un pont aérien depuis les pays d'Europe Occidentale se met alors
en place pour assurer le ravitaillement de Berlin-Ouest. Ce blocus dure
une année entière.
En 1948 a
lieu en Tchécoslovaquie le Coup de Prague : les communistes prennent
le pouvoir dans le seul pays d'Europe de l'Est qui était encore
relié à l'Europe de l'Ouest.
D'autre part, en 1949, en réponse à la création de
la RFA au début de l'année, l'URSS crée la RDA. Elle
crée aussi le COMECON, ou CAEM (Conseil d'Assistance Économique
Mutuelle), qui est un plan d'aide économique.
Ainsi, jusqu'à la mort de Staline en mars 1953, le bloc communiste
est totalement séparé du bloc occidental.
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et
les autres pays d'Europe de l'Est.
ou
plutôt une entente qui crée un marché privilégié.
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II) 1953-1962, le dégel relatif :
Cependant, cette mort ne constitue pas un changement brutal, mais uniquement
le début d'un "dégel relatif", avec le nouveau
secrétaire général du PCUS, Nikita Khrouchtchev.
Ce semblant
d'ouverture est marqué par le 20e Congrès du PCUS qui a
lieu en février 1956, et qui est le premier congrès du PCUS
depuis la mort de Staline. Khrouchtchev y dénonce le culte de la
personnalité dédié à la personne de Staline,
il dénonce également ses méthodes de répression,
et même ses techniques de guerre. Ainsi, Khrouchtchev donne une
nouvelle image de l'URSS à l'extérieur. Il entreprend même
des voyages à l'étranger et se réconcilie avec Tito,
que Staline considérait comme un "déviationniste".
Cependant, ce dégel n'est que relatif, car Khrouchtchev continue
de renforcer le bloc soviétique : en 1955, il met en place le Pacte
de Varsovie, qui est un traité militaire regroupant tous les pays
de l'Est, et qui est destiné à se battre contre le camp
adverse; cependant, il a uniquement servi contre les "pays amis"
de l'URSS.
De plus, Khrouchtchev souhaite que Berlin devienne une ville neutre, car
de plus en plus d'allemands de l'Est fuient le régime communiste
et partent vers l'Ouest. Devant le refus de Kennedy, alors Président
des États-Unis, Khrouchtchev ordonne la construction d'un mur séparant
les deux parties de Berlin : ce "mur de la honte", comme l'ont
par la suite surnommé les pays occidentaux, a été
construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961.
Ainsi, Khrouchtchev n'abandonne pas totalement la politique stalinienne,
pendant ces années où la Guerre Froide bat son plein.
Cependant,
cette période a aussi été marquée par de nombreuses
crises qui ont secoué l'équilibre international.
L'année 1956 a, sans doute, été celle où cet
équilibre qui tenait grâce à la dissuasion nucléaire,
a été le plus menacé. En effet, en octobre, ont lieu
des émeutes anti-communistes en Pologne : c'est "l'octobre
polonais". Un mois plus tard se déroulent en Hongrie cette
fois d'importantes manifestations contre le régime alors en place.
L'Armée Rouge du Pacte de Varsovie doit intervenir devant les caméras
de la presse internationale. La répression fait plusieurs milliers
de morts, et a été très mal ressentie à l'Ouest
: les communistes perdent un peu de leur prestige.
De plus, à la fin de l'année 1956, éclate au Proche-Orient
la crise de Suez qui oppose Israël, soutenu par la France et la Grande-Bretagne,
à l'Égypte. L'URSS menace alors d'intervenir pour régler le conflit; ainsi, l'URSS acquiert un certain prestige dans les nouveaux
pays décolonisés du Proche-Orient, ennemis d'Israël.
D'autre part, cela permet de faire oublier l'insurrection de Hongrie.
Enfin, en 1964, Khrouchtchev est limogé, essentiellement à
cause de la rupture idéologique entre la Chine et l'URSS. En effet,
alors que Khrouchtchev dénonce le culte de la personnalité,
Mao en est l'heureux bénéficiaire dans son pays; la Chine
demande l'arme nucléaire à l'URSS qui la lui refuse. Enfin,
Mao refuse d'appliquer la politique stalinienne afin de mener au bout
son "grand bond en avant".
Ainsi, Khrouchtchev est obligé de démissionner; il est remplacé
par Brejnev, qui jouera un rôle important pour la détente.
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Répression
en Hongrie, par exemple.
pas
seulement.
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III) 1962 à la fin des années 1970, la détente
:
De 1962 à la fin des années 1970, les relations entre les deux
blocs se détendent quelque peu malgré une crise importante,
l'affaire des fusées de Cuba.
La paix relative
qui existait dans le monde pendant les années 1950 et 1960 était
due en grande partie à la dissuasion nucléaire : c'était
"l'équilibre de la terreur". Cependant, en 1962, des
avions U2 américains photographient sur l'île de Cuba, à
quelques kilomètres des côtes de la Floride, des rampes de
lancement de missiles, eux-mêmes transportés par des navires
soviétiques en direction de Cuba. John Kennedy lance alors un ultimatum
à l'URSS afin qu'elle démonte ces installations. L'URSS
accepte à condition que les États-Unis suppriment eux-mêmes
leurs installations militaires en Turquie.
Ainsi, cette crise majeure a permis, malgré tout, le début
de la détente. En effet, est mis en place, peu de temps après,
le Téléphone Rouge reliant la Maison Blanche au Kremlin.
D'autre part, la détente permet la signature d'accords concernant
la non-prolifération des armes nucléaires. Un premier traité
est signé à Moscou avec les États-Unis en 1968. Puis en
1972 sont signés les accords SALT sur la limitation des armes à
longue portée.
Ces traités montrent l'apogée de la détente.
De plus,
au début des années 1970, l'URSS montre une certaine volonté
d'ouverture. En effet, elle signe en 1970 un traité d'amitié
et de coopération avec la RFA; ainsi, le mur de Berlin devient
perméable : des visites, moyennant finance, sont autorisées
de Berlin-Ouest à Berlin-Est afin de favoriser les regroupements
familiaux.
D'autre part, en août 1975, a lieu la conférence d'Helsinki
qui réunit tous les membres de l'OTAN et ceux du Pacte de Varsovie.
Elle a permis de reconnaître les frontières de l'Europe comme
définitives et de déclarer la libre circulation des idées
et des hommes.
Ainsi, l'Occident espérait un relâchement des régimes
communistes, mais ce ne fut pas le cas, du moins pas dans l'immédiat.
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Cette
affaire se déroule sous la présidence de Khrouchtchev.
La
véritable apogée a lieu à Helsinki.
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Conclusion : L'URSS a donc joué un rôle important dans les relations internationales
après la Deuxième Guerre Mondiale. Ces relations ont été
marquées par de nombreuses crises, mais aussi par des périodes
de détente et de rapprochement.
A la fin des années 1970, l'URSS est présente à travers
son idéologie sur tous les continents et notamment dans les pays
récemment décolonisés.
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