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La France pendant la seconde guerre mondiale
Impression facile
L’idée essentielle
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Après la défaite de juin 1940, la France connaît une situation difficile. Occupés
par l’armée allemande au Nord, soumis au régime de Vichy au Sud, les Français
s’orientent progressivement vers la résistance et peuvent ainsi participer activement
à leur propre libération.
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La France de Vichy (1940-1944)
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| Un régime autoritaire |
Pleins pouvoirs à Pétain « chef de l’État Français ».
Censure et propagande.
Suppression des libertés fondamentales. |
| Un régime réactionnaire |
« Révolution nationale » : retour à la terre.
Familles nombreuses…
« Travail, Famille, Patrie ». |
| Un régime d’exclusion |
Statut des Juifs.
Internement des étrangers. |
| Un régime collaborateur |
STO : service du travail obligatoire.
Aide à la déportation de Juifs.
Soutien de la Milice française à la Gestapo allemande : arrestation de résistants. |
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Personnages clés
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Philippe Pétain (1856-1951) : « vainqueur de Verdun », (en 1916) maréchal
de France, il devient chef du gouvernement en juin 1940 puis chef de l’« État
français ». Il signe l’armistice et impose le régime de Vichy, qui collabore
avec les Allemands. Condamné à mort en 1945, il est gracié et maintenu en détention
jusqu’à sa mort.
Charles de Gaulle (1890-1970) : officier de l’armée française pendant
la guerre de 1914-1918, puis en mai-juin 1940, il refuse l’idée de l’armistice
et se réfugie à Londres d’où il lance, le 18 juin 1940, – le lendemain de la
demande d’armistice par Pétain – un appel à la résistance. Il crée la « France
Libre » et devient, à la Libération, chef du gouvernement provisoire. Il sera
président de la République de 1958 à 1969.
Jean Moulin (1899-1943) : ancien préfet, chargé par de Gaulle d’unifier
les mouvements de résistance intérieure en 1943, il crée le CNR – Comité National
de la Résistance. Arrêté par les Allemands en juin 1943, il est torturé à mort
par la Gestapo.
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1. La France devant la défaite (1939-1940)
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A. De la « drôle de guerre » à la défaite (septembre 1939-juin 1940)
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– Mobilisés à partir de septembre 1939 (la France a déclaré la guerre à l’Allemagne
le 3), les Français attendent pendant 8 mois l’attaque allemande : c’est la
« drôle de guerre ».
– Brutalement, le 10 mai 1940, la Wehrmacht lance une attaque éclair dans le
Nord de la France. La débâcle, accompagnée de l’exode des civils, oblige le
gouvernement à quitter Paris. La capitale est occupée le 14 juin.
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B. L’armistice : les deux choix pour la France (juin 1940)
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– Le maréchal Pétain, devenu chef du gouvernement, signe l’armistice le 22
juin 1940. La France se trouve coupée en deux par une ligne de démarcation qui
sépare la zone occupée – le Nord et la façade atlantique – de la « zone libre
» du Sud. L’armée est réduite, la flotte désarmée. Deux millions de Français
sont envoyés comme prisonniers en Allemagne.
– Refusant la défaite, le général de Gaulle, réfugié à Londres, lance l’appel
à la résistance le 18 juin 1940.
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C. Les Français et l’occupation
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– La France, pillée par l’occupant, souffre de pénurie. Le rationnement s’installe,
le « marché noir » se développe.
– Les rafles et la répression entretiennent une peur permanente.
– Même en zone libre, la vie quotidienne devient de plus en plus difficile.
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2. Le régime de Vichy
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A. Un État autoritaire
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Pétain instaure un régime autoritaire. Il détient les pleins pouvoirs et gouverne
sans assemblée. Les élections, les partis politiques, les syndicats sont supprimés
afin de réduire l’opinion au silence. Il n’y a plus de représentant du peuple
auprès du gouvernement. Les principaux chefs politiques de la IIIe République
sont emprisonnés.
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B. Un État collaborateur
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– Le 24 octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire (Loir-et-Cher). Avec
son ministre Laval, il « entre dans la voie de la collaboration ».
– Dès lors l’État français qui édicte le « statut des Juifs », en octobre 1940,
sur le modèle des lois de Nuremberg, participe à l’arrestation et à la déportation
de ceux-ci. Les étrangers sont internés dans des camps. La Milice française
lutte contre les résistants.
– À partir de 1943, le STO – Service du travail obligatoire – met de la main-d’œuvre
au service de l’Allemagne.
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C. La « Révolution nationale »
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– Le régime de Vichy organise la « Révolution nationale » destinée à redresser
la France. La devise du pays devient « Travail, Famille, Patrie ».
– La propagande met en valeur le travail de la terre, les familles nombreuses,
le culte de la Patrie.
– Les jeunes doivent s’engager dans une organisation, les « Chantiers de Jeunesse
», où ces valeurs traditionnelles leur sont inculquées.
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3. La France résistante et libérée
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A. Résistance intérieure et extérieure
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La résistance regroupe des partis ou des tendances politiques très divers.
– L’appel à la résistance, lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle,
conduit à la création de la résistance extérieure, la « France Libre ». Les
Forces françaises libres ou FFL se battent aux côtés des Alliés.
– La résistance intérieure s’organise peu à peu en divers groupes ou réseaux
qui agissent indépendamment les uns des autres. Elle publie des journaux clandestins,
cache des Juifs, livre des renseignements aux Alliés, met au point des sabotages.
– La Résistance s’accentue après 1942, à la suite du franchissement par les
Allemands de la ligne de démarcation et de l’intensification de la collaboration.
De plus, à partir de 1943, la jeunesse française qui refuse le STO part dans
des maquis de résistants.
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B. L’unification de la résistance
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En 1943, le général de Gaulle confie à Jean Moulin la tâche d’unifier tous
les réseaux de résistance. Celui-ci crée le Conseil National de la Résistance
– le CNR – qui coordonne les efforts des forces clandestines dans les FFI –
Forces françaises de l’intérieur. L’efficacité de la résistance en est renforcée,
notamment au moment de la libération du pays.
De la France occupée à la France libérée (juin 1940 - septembre 1944)

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C. La France libérée
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Les Alliés débarquent en Normandie le 6 juin 1944. Les Allemands sont surpris.
Mais la progression à l’intérieur du pays est lente et doit être appuyée par
un second débarquement en Provence le 15 août 1944. Paris se soulève le 19 août
et est libéré le 25. La retraite des troupes allemandes s’accompagne de massacres
de civils, comme à Oradour-sur-Glane, le 10 juin 1944. En septembre 1944, l’essentiel
du territoire français est libéré.
Dès 1944, le gouvernement de la résistance, dirigé par le général de Gaulle,
est devenu le gouvernement provisoire de la République française – GPRF – et
est reconnu comme tel par les Alliés. Il lui reste à réorganiser le pays sur
un modèle démocratique, et à réconcilier les Français entre eux.
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