|
La guerre d’Espagne (15/20) Commentaire du correcteuron travail. Plan clair. La portée internationale du conflit est perçue.Devoir de l’élève | - INTRODUCTION Après un demi-siècle de monarchie constitutionnelle, l’Espagne entre en 1923 dans une ère d’instabilité politique avec le coup d’Etat du général Miguel Primo de Rivera, dont le gouvernement dictatorial se soldera par un échec. En effet, en 1930, Alphonse XIII reprend le pouvoir tout en espérant que les forces traditionnelles de l’Espagne, - Eglise, armée, grands propriétaires - conserveront leur ascendant sur la vie publique. Cependant, les élections municipales d’avril 1931 qui voient le succès des Républicains le contraignent à s’exiler. La République est proclamée le 14 avril 1931. Mais l’Espagne n’a pas reconquis sa stabilité politique pour autant: en 1936, éclate une guerre civile meurtrière qui déchirera le pays durant trois longues années. Quels en sont les causes, le déroulement, l’issue? | | | - Les causes Depuis 1930, la guerre civile menace: en effet, l’Espagne a dû elle aussi subir le dur contrecoup de la Crise économique de 1929. Celle-ci a stoppé l’émigration - entraînant la menace de surpeuplement que fait naître dans ces conditions l’essor démographique - et a amené un effondrement du commerce extérieur qui est descendu au tiers de ce qu’il était sous Primo de Rivera. De plus, l’agriculture reste archaïque et l’industrialisation en retard. Il en résulte une aggravation des tensions sociales: à l’agitation agraire, endémique dans le Sud, s’ajoute la question ouvrière dans le Nord, d’autant plus explosive que le mouvement syndical est plus porté à l’anarchisme qu’au socialisme. Pendant la Seconde République, l’exaspération de tous les conflits, entre possédants et prolétaires, entre catholiques et anti-cléricaux, entre centralistes et régionalistes ne rendait possible que la révolution ou la dictature militaire. Dans l’armée, on assiste à la renaissance de l’ancienne tradition des pronunciamentos. Au sein des masses ouvrières et des paysans les plus misérables se développe un esprit révolutionnaire. Après l’échec de la Gauche avec sa réforme agraire et sa politique anticléricale qui lui aliénaient propriétaires terriens et catholiques, les élections de 1934 voient le succès de la Droite qui elle aussi échoue et ne peut redresser l’économie du pays. C’est pourquoi la Gauche, unie dans le Frente Popular, remporte les élections du 16 février 1936 et forme un nouveau gouvernement qui va rencontrer des difficultés. En effet, la Droite se regroupe autour de la Phalange - groupement politique espagnol paramilitaire fondé à Madrid le 29 octobre 1933 par le jeune José Antonio de Rivera - qui sait traduire dans un style nouveau, inspiré du fascisme mussolinien, les thèmes traditionnels de "l’Espagne noire" conservatrice. Les chefs militaires veulent épurer la République de ses éléments d’extrême-Gauche. | Expliquer pronunciamentos. Préciser la composition du Frente Popular. | | - Le déroulement L’étincelle jaillit le 13 juillet 1936: l’assassinat de José Calvo Sotelo, chef du parti monarchiste, adversaire déclaré du gouvernement du Frente Popular, va fournir aux militaires d’extrême-Droite le prétexte pour déclencher un coup d’Etat contre la République. Le 17 juillet 1936, une rébellion militaire, préparée de longue date, éclate dans les territoires marocains et aux Canaries. Les 18 et 19, elle s’étend à l’Espagne; un gouvernement rebelle, dirigé par le Général Franco, est établi le 25 juillet à Burgos. Son pronunciamento ouvre trois ans d’une atroce guerre civile qui scinde l’Espagne en deux camps: d’un côté, les insurgés "nationalistes", et de l’autre, les gouvernementaux "républicains". Les premiers sont dirigés par Franco, leur chef, Mola, Goded et Queipo de Llano. Ils regroupent les possédants, la hiérarchie catholique, l’armée de métier, la Phalange et les monarchistes. Les seconds regroupent les soldats, la marine, et, surtout, les masses populaires organisées en milices, mais déchirées par des rivalités entre socialistes, anarchistes et communistes. En France, malgré la sympathie des hommes du Front Populaire pour les Républicains espagnols, Léon Blum choisit de promouvoir un accord de non-intervention afin de préserver sa majorité parlementaire où les Radicaux sont hostiles à l’intervention. L’accord est signé en août 1936 par vingt-cinq pays dont l’Italie et l’Allemagne. Cependant, il ne sera jamais réellement appliqué, en particulier par l’Allemagne et l’Italie qui prennent parti pour les nationalistes - Mussolini envoie 80 000 miliciens et des armes lourdes tandis qu’Hitler fournit 10 000 hommes de la légion Condor et des avions - et par l’URSS, au profit du parti communiste espagnol - Staline envoie 2 000 Soviétiques, du matériel et des techniciens. De plus, les brigades internationales sont chargées de soutenir les Républicains. Elles sont composées de combattants volontaires venus d’URSS, de France ou de Grande-Bretagne. Ils sont au nombre de 40 000. Leur encadrement est de plus en plus assuré par les Soviétiques qui remarquent que la politique de non-intervention est une mauvaise politique. Très vite, il apparaît que le coup d’État n’a pas pleinement réussi: si les rebelles occupent en effet l’Ouest et le Nord de l’Espagne, le gouvernement maintient son autorité au Pays Basque, en Catalogne et en Nouvelle-Castille et contrôle les deux grandes villes du pays: Madrid et Barcelone. Cependant, les militaires ont su s’imposer à Séville, Cadix, Cordoue et Grenade. Un climat de terreur s’installe alors. Dès les premières semaines, la lutte prend un caractère acharné: au delà des idéologies, une violence primaire s’affirme, opposant la terreur rouge à le terreur blanche. La première, plus spontanée dans sa cruauté (violence de l’Espagne rouge, c’est-à-dire des pauvres et des paysans contre l’Espagne noire); la seconde, plus ordonnée, plus répressive violence d’inquisition et de maîtres. C’est le temps de l’héroïsme et de l’horreur. L’Espagne s’avère très vite être le "champ de manœuvre" de l’Europe. la guerre civile revêt l’aspect d’un combat entre le fascisme et la démocratie, les fascistes intervenant directement et les démocraties indirectement au nom de la non-intervention. L’intervention allemande aura permis à Hitler de tester son matériel militaire, comme à Guernica en 1937, épisode tragique immortalisé par le peintre Pablo Picasso: la petite ville de Guernica est détruite par l’aviation allemande. Cette toile en noir et blanc est un des symboles forts des horreurs de la guerre civile. | Bien. Bien. Position du Portugal ? Oui. | | - L’issue L’issue de la guerre est longtemps incertaine. Mais, alors que les démocraties occidentales se confinent dans la non-intervention, l’appui massif de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste assure progressivement l’avantage à Franco. En 1939, longtemps immobilisées, les troupes du général Franco reprennent l’offensive. Le 26 janvier 1939, Barcelone tombe. Le 27 février, Londres et Paris reconnaissent Franco. Le 28 mars, la reddition de Madrid met fin à une guerre civile qui en trois ans aura fait plus de 400 000 morts. Une répression terrible s’engage, grâce à une armée forte de 600 000 soldats (elle a triplé par rapport à 1936). Franco met en place un parti unique dont il est le chef suprême, le "caudillo", et une religion d’Etat, la religion catholique. Les grands propriétaires retrouvent leurs terres, l’Eglise ses grands domaines. Les salaires restent minimes. | Bien. Mal dit. | | - CONCLUSION La situation n’a donc pas tellement changé pour les Espagnols qui ont souvent vu leurs familles éclater à cause d’une guerre qui ne leur aura même pas été bénéfique. Le nouveau régime est une dictature copiée sur le fascisme. Véritable tournant dans les relations internationales, la guerre d’Espagne n’a pas directement servi les causes de l’Allemagne et de l’Italie, car, en dépit de ce qu’il doit à l’Axe, Franco saura se maintenir hors du conflit de la Seconde Guerre Mondiale. Mais elle les a servis indirectement en scellant le rapprochement germano-italien. La guerre d’Espagne a aussi révélé l’incapacité des démocraties à résister aux dictatures et l’impuissance de la SDN à maintenir la paix comme l’a montré sa faiblesse face aux interventions étrangères en Espagne dès l’été 1936. Sur ces derniers points, la guerre civile espagnole porte les signes avant-coureurs de la Seconde Guerre Mondiale. | Oui. |
'
'
Pourquoi choisir KeepSchool
|

Pour un conseil gratuit et personnalisé, appelez le

ou complétez le formulaire ci-dessus :
|
|