
|
La lumière
Impression facile
1 rayon lumineux : le modèle et ses limites
| |
retour |
|
1.1 Faisceau, pinceau, rayon lumineux
| |
retour |
Généralement, la lumière se propage de façon
rectiligne. Les sources lumineuses émettent des faisceaux lumineux
assez larges. On peut obtenir des pinceaux lumineux en réduisant
les dimensions transversales des faisceaux, à l’aide de diaphragmes.
La tentative d’isolation d’un simple rayon lumineux (assimilable à
un segment de droite) par réduction d’ouverture de diaphragmes est
vouée à l’échec.
|
1.2 Diffraction de la lumière
| |
retour |
Lorsqu’on impose à la lumière de passer à
travers des ouvertures (pupilles) de faible dimension (de l’ordre de quelques
dixièmes de mm), le phénomène de diffraction se manifeste.
Les lois usuelles de l’optique géométrique (principe de
propagation rectiligne, lois de Descartes) tombent en défaut lorsqu’il
y a diffraction.
Un faisceau parallèle tombant sur une ouverture circulaire
(de diamètre a quelques
dixièmes de mm), ménagée dans un plan opaque, ressort
divergent. Il n’y a pas de propagation rectiligne : la pupille circulaire
diffracte la lumière. On peut observer la tache de diffraction
sur un écran éloigné : c’est le disque d’Airy.
|
1.3 Optique géométrique
| |
retour |
Lorsqu’on s’affranchit de la diffraction, on est dans les conditions de
l’optique géométrique. Les lois fondamentales de l’optique
géométrique sont :
- le principe de propagation rectiligne,
- le principe du retour inverse,
- le principe d’indépendance des rayons lumineux,
- les lois de Descartes relatives à la réflexion et à
la réfraction.
a)
Le principe de propagation directe
Dans un milieu, homogène, isotrope,
la lumière se propage en ligne droite.
b) Le principe de retour inverse
Le trajet d’un rayon lumineux à travers une suite de milieux transparents
est indépendant du sens de propagation de la lumière.
c) Le principe d’indépendance des rayons lumineux
La marche d’un rayon lumineux est indépendant de celle
de ses voisins : ce principe très important est mis en œuvre
pour la construction des images.
d) Les lois de Descartes
Les lois de Descartes s’énoncent ainsi : le rayon
réfléchi appartient au plan d’incidence. Le rayon réfléchi
est le symétrique du rayon incident par rapport à la normale
au point d’incidence. Le rayon réfracté appartient aussi
au plan d’incidence. Incident et réfracté sont de part et
d’autre de la normale et l’on a la loi des sinus suivante :

avec et
indice du milieu de propagation et angle par rapport à la normale
pour la réflexion
et
indice du milieu de propagation et angle par rapport à la normale
pour la réfraction.
|
2 Spectres lumneux et photons
| |
retour |
|
2.1 Les spectres lumineux
| |
retour |
La lumière émise par une source est complexe. Analyser
une lumière, c’est la décomposer en ses radiations constitutives.
C’est obtenir son spectre. Les spectres sont obtenus à partir d’appareils
appelés spectroscopes, dont l’élément fondamental
est le système dispersif, prisme ou réseau. Les réseaux
sont constitués d’un très grand nombre N de fentes
parallèles, très serrées. Il y a interférence
des N ondes issues des N fentes. Dans le cas des interférences
à l’infini, les franges brillantes sont observées dans la
direction q telle que : (
dans le cas d’une incidence perpendiculaire au réseau ) l
est la longueur d’onde de la lumière et a’ représente
le pas du réseau.
On distingue deux types de spectres d’émission :
les spectres de raies et les spectres continus. Les spectres de raies
sont caractéristiques des atomes émetteurs et les spectres
continus dépendent peu de la nature du matériau constituant
la source ; ils dépendent essentiellement de sa température. L’ensemble des raies manquantes dans le spectre de la lumière
transmise par une substance constitue le spectre d’absorption de la substance
éclairée. Les spectres d’absorption et d’émission
sont complémentaires : les raies d’émission et d’absorption
apparaissent aux même longueurs d’ondes.
|
2.2 le photon
| |
retour |
En 1900, Planck suppose que l’échange d’énergie
entre matière et radiation électromagnétique se fait
de manière discontinue. La valeur des grains ou quanta d’énergie
est avec h constante
de Planck de valeur : 6, 62.10-34 J.s. En 1905, Einstein
introduit le modèle du photon pour décrire la lumière.
Le photon est un corpuscule de masse nulle, de charge nulle, d’énergie,
qui se déplace à la célérité de la
lumière. Toute radiation peut être décrite comme une
onde (modèle ondulatoire) ou comme une particule, le photon (modèle
corpusculaire).
Pour Niels Bohr, en 1913, l’émission d’un photon d’énergie
correspond à une diminution
d’énergie de l’atome : son énergie passe d’une valeur
supérieure à
une valeur inférieure. On a ainsi :
ou 
L’absorption d’un photon d’énergie
correspond pour l’atome à un accroissement d’énergie de
la valeur à la valeur.
Seuls les photons dont l’énergie
est exactement égale à la valeur
peuvent être absorbés.
L’atome d’hydrogène est le plus simple qui soit :
il est formé d’un proton (le noyau) et d’un électron. L’énergie
de l’électron dans le champ du noyau est :
.
Cette énergie est appelée énergie de l’atome.
A toute particule en mouvement, on associe une onde et inversement.
Dans le cas du photon, on a la relation :

avec l longueur d’onde de l’onde associée et E
énergie du photon.
La longueur d’onde est d’autant plus courte que l’énergie
de la particule est grande.
|
'
'
|