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La multiplication des plantes performantes
Impression facile
1 L'amélioration des plantes cultivées
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1.1 Le processus de sélection
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Afin de répondre aux besoins alimentaires croissants,
en termes de quantité ou de qualité, des populations humaines,
l’homme a essayé, et ce depuis les débuts de l’agriculture
il y a 10 000 ans, d’améliorer les plantes qu’il cultivait, par une
méthode empirique qui est la sélection. En conservant les
graines des plantes les plus " performantes "comme semence,
selon des critères de rendement, de résistance aux conditions
climatiques…etc, l’homme a ainsi modifié l’aspect et les performances
mêmes des plantes qu’il cultive. Ainsi le nombre d’espèces
végétales s’est réduit : 150 espèces végétales
sont cultivées à grande échelle aujourd’hui, alors
que l’homme utilisait plusieurs milliers d’espèces aux débuts
de l’agriculture. De plus, sept variétés de céréales
(blé, maïs, sorgho, riz, orge, mil, triticale) représentent
la moitié de l’alimentation humaine en volume.
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1.2 L'hybridation
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Il est possible d’agir indirectement sur le patrimoine génétique
des plantes cultivées par un autre mécanisme, l’hybridation,
en intervenant de manière directe sur les mécanismes de
la reproduction végétale. L’hybridation consiste à
réunir chez une même variété des caractéristiques
intéressantes se trouvant chez des variétés différentes.
Elle se fait en deux étapes :
- Tout d’abord,
l’isolation de sujets de même variété et de lignée
pure, c’est à dire qui transmettent toujours à leurs
descendants les caractéristiques intéressantes que l’on
voudrait voir attribuer à l’espèce hybride, et qui sont
des facteurs de performance. Cette étape nécessite un
processus de sélection et de contrôle de la pollinisation
sur plusieurs générations successives, pour obliger les
végétaux concernés à se reproduire uniquement
entre eux. On obtient ainsi des sujets de lignée pure qui ont
le même programme génétique.
- Ensuite, en prenant deux lignées pures différentes, on hybride
les deux lignées en réalisant une pollinisation croisée,
dans le but de réunir dans une seule variété des
caractéristiques intéressantes venant des deux lignées.
L’homme intervient ainsi indirectement sur le programme génétique
du végétal, c’est à dire sur l’ensemble des gènes
contenus dans ses chromosomes et dirigeant le fonctionnement de ses cellules.
Remarquons au passage que chaque végétal possède
un niveau optimal de production qui est déterminé par son
programme génétique, et que ce niveau ne peut être
atteint que dans des conditions optimales quant au milieu dans lequel
ce végétal évolue : lumière, température,
teneur en CO2 de l’air…
Le but de ces manipulations est d’obtenir des plantes
performantes, c’est à dire des plantes dont les qualité
les rendent économiquement rentables sur un terroir précis :
- haut rendement, c’est à dire production de matière végétale
en grande quantité, surtout pour les cultures destinées
à l’alimentation
- résistance aux conditions climatiques
- résistance aux maladies, aux insectes, aux herbicides…
- qualité du produit (saveur, aspect…)
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1.3 Conserver la diversité génétique : une nécessité
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Nous avons vu que la diversité des cultures s’est amoindrie
avec le temps, par le processus de sélection mis en place par l’homme,
et on a aujourd’hui une homogénéité génétique
des cultures.
Ainsi on a d’une part des végétaux qui sont
des créations humaines, souvent incapables de survivre sans celui-ci
d’ailleurs, car nécessitant sa quasi permanente intervention, et
d’autre part l’abandon des espèces sauvages ou semi-domestiquées
qu’il est pourtant nécessaire de protéger, car elles représentent
un " réservoir génétique " dont
les gènes sont susceptibles d’être utilisés dans le
futur.
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2 La multiplication végétative
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2.1 Une forme de reproduction conforme
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La reproduction sexuée n’est pas la seule façon par laquelle
les végétaux peuvent se multiplier : par le processus
de multiplication végétative, c’est à dire la
production d’un végétal nouveau à partir d’un simple
fragment de végétal (morceaux de tiges, bourgeons…), on
peut arriver à obtenir des plantes complètes qui possèdent
le même programme génétique que les fragments qui
leur ont donné naissance. Les produits de la multiplication végétative
sont donc des copies conformes du végétal " parent " :
on les appelle des clones.
Le clonage des végétaux, aisé à pratiquer et d'ailleurs réalisé
depuis longtemps par l'homme, est en effet beaucoup plus simple à réaliser
que le clonage animal. En effet, les cellules d'un végétal sont souvent
totipotentes (-potens : pouvoir, toti- : tout): elles
ont la possibilité de revenir à un état embryonnaire, et de se redifférencier
en toute cellule spécialisée qui serait nécessaire pour former une nouvelle
plante.
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2.2 La multiplication végétative in vitro
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Il existe plusieurs techniques de multiplication végétative
in vitro, c’est à dire de culture en éprouvette dans es
condition soigneusement contrôlées :
- le microbouturage : c’est la fragmentation d’une plante qui donne
naissance, par la suite, à de nouveaux plants qui peuvent eux-mêmes
être fragmentés. Les plants produits sont ainsi tous des
clones. Ceci est effectué en laboratoire, en prenant le soin
d’éviter toute contamination microbienne., avec répétition
de fragmentations successives environ tous les mois.
- la culture de méristème : le méristème
est un minuscule massif cellulaire que l’on peut trouver à la
pointe d’une racine ou d’un bourgeon, formé de petites cellules
qui se divisent activement pendant la mitose. On prélève
l’apex (partie centrale du bourgeon) que l’on place dans un premier
milieu de culture, où se développe une masse cellulaire
informe, le cal. Puis on modifie la composition du milieu périodiquement
pour que prolifère un jeune plant, à partir de ce cal
donnant naissance aux différentes parties du plant. L’avantage
est que les cellules de méristème sont indemnes de virus
même chez un plant malade, ce qui permet d’obtenir une population
de plantes saines.
- avec un fragment végétal encore plus infime, on peut arriver
au même résultat, notamment avec la culture de protoplastes.
On prélève une cellule banale, on lui enlève sa
paroi cellulosique, elle devient alors un protoplaste qui peut se développer
in vitro, en se divisant et en formant un cal. Ce cal, dans des conditions
de culture satisfaisantes, s’organise et produit une plante à
partir d’une simple cellule, même si celle-ci était adulte
et donc " spécialisée " (toripotence
de la cellule végétale).
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2.3 Avantages de la culture in vitro
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Ils sont nombreux :
- applicable à un grand nombre de plantes : après
avoir été appliquée aux plantes horticoles surtout,
cette méthode est désormais couramment utilisée
pour les arbres fruitiers, les arbres forestiers, la vigne, les rosiers…
- obtention d’un grand nombre de plantes : avec un bourgeon de
rosier par exemple, on peut produire entre 200 000 et 400 000 descendants
en une année, ce qui doit être comparé aux méthodes
" classiques " (ici le greffage), donnant une quarantaine
de pieds
- des intérêts économiques : coût d’entretien
des pieds mères moins important, rapidité des récoltes
avec ce processus. N’oublions pas par contre que les investissements
doivent être élevés pour utiliser ce processus
- obtention de plantes saines : on a pu sauver des variétés
affectées par des maladies grâce à la multiplication
végétative appliquée aux méristèmes,
comme dans le cas de la " Belle de Fontenay ", une
variété de pomme de terre qui semblait vouée à
disparaître.
- faible encombrement des cultures
- obtention de plantes identiques, présentant des caractères
sélectionnés : les techniques vues ici permettent
aussi d ‘envisager la production de nouvelles espèces par
fusion des protoplastes par exemple.
- contrôle facile des facteurs du milieu
- souplesse de la production vis à vis de la demande
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3 Les mots-clés
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- Information génétique :
- ADN , programme génétique.
- Hybridation, clonage, sélection.
- Cellules végétales :
- Méristème, protoplaste, cal.
- Cellule différenciée, cellule embryonnaire, dédifférenciation,
cellule toripotente.
- Fonctions :
- Reproduction sexuée, reproduction asexuée, multiplication végétative.
- Multiplication in vitro, microbouturage, clonage
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