Il faut redécomposer les réactions d'oxydo-réduction en leurs deux demi-équations
électroniques pour bien comprendre la méthode.
La réduction
se traduit par une diminution du nombre d'oxydation de l'élément
mis en jeu.
Par exemple :

Dans ce cas le cuivre passe du nombre d'oxydation +II à 0. Il y a un
n.o.
de - II.
L'oxydation se traduit par une augmentation du nombre d'oxydation
de l'élément concerné. Ainsi,

Ici, le zinc passe de (0) à (+II). Le
n.o.
est de +II.
On constate que la somme des variations de nombres d'oxydation est bien nulle.
La somme des variations de nombres d'oxydation est toujours nulle dès
lors que l'équation bilan de l'oxydo-réduction est bien équilibrée. Si
la somme des variations en l'est pas, c'est qu'il y a une erreur dans
l'équation bilan et que celle-ci ne traduit pas réellement la conservation
des charges.
Par exemple : en prenant deux couples
et
.
On c'est que l'oxydant
réagit
avec le réducteur.
Pour la réduction, on voit apparaître un
no
de -V.

Pour l'oxydation, on voit apparaître un
n.o.'
de +II.

Si l'on additionnait les deux demi-équations, on obtiendrait, ce qui est manifestement
faux ne serait ce qu'en vertu de la loi de conservation des charges.
Si l'on observe les nombres d'oxydations, on constate que pour qu'il y ait
égalité, on doit prendre 
L'équation bilan devient alors.

On doit alors équilibrer les charges au moyen des ions H+ fournis par la solution
acide, la conservation des atomes d'oxygène et des noyaux d'hydrogène
étant assurée par la production de molécules d'eau.

En milieu acide ou basique, la conservation des charges est respectivement
permise par les ions H+ ou OH- et les atomes d'oxygène et les noyaux d'hydrogènes
sont restitués sour forme de H2O.