me dans tout devoir, l'introduction est capitale car elle est
la... tête du devoir. Sans une bonne introduction, il est rare qu'un
devoir soit réussi. De même que dans la construction d'un
bâtiment, l'architecture est le principal élément
et détermine la solidité de l'édifice tout entier,
de même dans un devoir de philosophie, l'introduction qui est à
la base de l'architecture détermine la solidité du raisonnement
qui s'ensuit dans tout le devoir.
L'introduction du commentaire de texte en philosphie est, comme dans
les autres matières, tout d'abord une entrée en matière,
un préambule au devoir. Elle présente le texte :
- de quel auteur, quelle est son histoire, son courant (en quelques mots)
?
- de quelle oeuvre le texte est-il extrait ?
- quand a-t-il été écrit, dans quel contexte ?
Ensuite l'introduction donne quelques éléments de compréhension
du texte : concepts abordés...
Ce qui la mène tout droit à poser une question, la question
fondamentale à laquelle le devoir tout entier va s'efforcer de
répondre : la problématique. Le devoir ne devra par
la suite jamais s'éloigner de ce fil conducteur qui le guidera
jusqu'à son terme.
La problématique est la conceptualisation de la question
soulévée par le sujet et ayant trait au texte. Il est important
de bien comprendre cela en philosophie : souvent le sujet peut être
une question d'ordre général mais la problématique
doit s'efforcer de la conceptualiser, c'est-à-dire de poser une
question d'ordre plus philosophique sur la portée de la question.
La problématique est bien sur avant tout destinée à
expliquer le texte dont on fait le commentaire.
Enfin, l'introduction annonce un plan qui va se découper
en deux, trois ou quatre parties, plan qui soutend la réponse à
la problématique et qui sera l'architecture du devoir.
Le plan peut reprendre les quelques facettes du sujet souvent exposées
dans le texte dont on fait le commentaire mais cette méthode n'est
pas la seule.