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Le rôle de l'Etat dans l'Union Européenne
Impression facile
1 Intégration économique et politique conjoncturelle
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1.1 Définitions
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La politique
économique
- La politique
économique est l’ensemble des mesures prises par l’Etat en vue
de maintenir ou de rétablir des objectifs d’équilibre macro-économique
qu’elle aura hiérarchisés (croissance économique, plein emploi, stabilité
extérieure, équilibre des échanges extérieurs). Pour cela, l’état détient
des instruments : budget, régulation de la masse monétaire, redistribution,
réglementation… On distingue la politique conjoncturelle qui a un effet
à court terme de la politique structurelle qui a un effet à long terme.
- La politique
conjoncturelle est une politique économique à court terme menée
en vue d’orienter l’activité dans un sens jugé souhaitable. Elle cherche
à agir sur des variables macro-économiques pour s’approcher de la situation
idéale du « carré magique » de Kaldor, qui permet de représenter
les quatre objectifs principaux d’une politique économique sur un même
graphique : situation extérieure, croissance du PIB, taux d’inflation
et taux de chômage. La difficulté est que ces objectifs sont en partie
contradictoires.

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1.2 Des visions divergentes
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Les politiques
économiques s’inspirent de deux théories
Deux visions de l’intégration
La vision
libérale met l’accent sur la liberté de circulation des
hommes et des biens, de fixation des équilibres dans un marché concurrentiel.
L’Etat doit assurer ses fonctions régaliennes (justice, armée et police)
et la fixation d’un cadre au marché en intervenant seulement lorsque le
marché est défaillant par rapport à l’action publique.
L’intégration
volontariste souhaite une certaine autarcie de la zone : déconnexion
par rapport au marché mondial et un recentrage sur la zone intégrée
dans laquelle les échanges doivent se développer alors qu’un relatif protectionnisme
s’applique envers l’extérieur. L’Etat a une politique active pour soutenir
l’économie en favorisant l’emploi, mais ne doit pas créer d’inflation
ou décourager les initiatives privées.
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1.3 L'intégration dans l'Union Européenne
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Des objectifs communs
Le traité
de l’union européenne définit les objectifs communs de la politique économique
et sociale dans l’Union. Il s’agit de « promouvoir le progrès économique
et social ainsi qu’un niveau d’emploi élevé, et de parvenir à un développement
équilibré et durable, notamment par la création d’un espace sans frontières
intérieures, par le renforcement de la cohésion économique et sociale.
» (article 2 du traité d’Amsterdam)
Coopération, coordination et convergence L’idée de coopération est
à la base de l’UE. Le traité de Rome en 1957 posait comme principes la
surveillance des pairs et leur injonction, se traduisant par des discussions
et concertations. La coordination est une démarche plus formelle et contraignante
puisqu’elle fixe des règles et des critères à respecter
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2 Les politiques de l'UE
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2.1 La politique économique et sociale
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la politique monétaire Dans le cadre européen, les pays ont perdu l’autonomie
de leur politique monétaire confiée à la BCE (Banque Centrale Européenne).
Son objectif principal est la lutte contre l’inflation et la BCE ne doit
pas tenir compte des situations conjoncturelles des économies mais défendre
la parité de l’Euro et contrôler la masse monétaire en circulation.
la politique budgétaire
Les politiques
budgétaires restent aux mains de l’état mais sont contraintes par des
seuils à ne pas dépasser : maîtrise des déficits publics à 3% du PIB,
ratio dettes publiques / PIB <60%.
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2.2 Les politiques de redistribution
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- Les partisans
de l’Etat providence : l’Etat doit intervenir dans l’économie
sous forme de politique de redistribution fondée sur des objectifs de
justice (équité et cohésion sociale) pour répondre aux défaillances
du marché qui seul ne protège pas les plus fragiles.
- Les
libéraux : l’état doit appliquer le critère de « Pareto » : on doit
donc préférer toute situation qui améliore la situation d’au moins un
agent économique sans détériorer celle d’un autre.
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2.3 Les politiques de l'emploi
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La politique
de l’emploi est l’ensemble des mesures prises par l’Etat à propos du marché
du travail pour réduire et rendre plus tolérable le chômage.
- Les politiques actives
Elles
influencent le niveau de l’emploi en facilitant l’augmentation de la
demande de travail, en créant des emplois, en adoptant des mesures favorables
à l’embauche, en améliorant l’employabilité la qualification et la formation
des actifs …
- Les politiques passives
Elles accompagnent socialement le chômage ou vise la réduction de l’offre
de travail (préretraite, incitations à la natalité) Elles prennent la
forme de versement d’indemnité pour éviter la chute de la consommation
et ses conséquences sociales (au niveau de l’individu) et économiques
(baisse générale du niveau de la demande).
- Politiques actives et cohésion sociale
Les libéraux critiquent les politiques keynésiennes
Pour les
libéraux, la clé de l’emploi est la situation de l’offre et notamment
la compétitivité des firmes. Leur politique repose sur la comparaison
entre le modèle européen et le modèle américain.
Alors que
dans les principes, les Européens se veulent partageurs et égalitaires,
dans les faits, c’est la société duale et l’exclusion des jeunes. Au contraire,
aux Etats-Unis, pays désigné comme ultra-libéral les salaires et les revenus
sont mieux partagés. Les effets pervers de l’Etat en Europe viennent de
la substitution aux petites entreprises créatrices d’emplois des politiques
de l’emploi coûteuses.
D’où la logique
du Worfare State : les aides reçues doivent dépendre des efforts
des individus pour s’en sortir
La démarche néo-keynésienne
Les continuateurs
de Keynes pensent que les politiques de l’emploi ont toujours une place
dans la réduction des inégalités. Fitoussi souligne que les dépenses publiques
suscitent des externalités (un agent économique crée un effet
externe lorsqu’il procure à autrui par son activité une utilité, un avantage
gratuit ou une désutilité, un dommage sans compensation monétaire) qui
accroissent l’efficacité du secteur privé : éducation, recherche, santé,
infrastructures. C’est pourquoi l’Etat doit sélectionner les dépenses
publiques et limiter les inégalités pour maintenir la cohésion sociale.
D’autre part, l’activité des entreprises dans une économie de marché n’engendre
pas seulement des biens et des services marchands, les effets externes
peuvent être positifs ou négatifs. L’Etat doit intervenir afin de contraindre
les entreprises à limiter ces effets mais aussi afin de les réparer.
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