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Le système hormonal
Impression facile
Introduction
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Nous avons vu que dans l’organisme un système de communication
nerveuse sert de mode de communication assurant la transmission rapide
d’informations, et induisant des réactions courtes dans le
temps. Cette communication a été montrée expérimentalement
très tôt, sans l’Antiquité. Mais il existe une autre
forme de communication, chimique cette fois, présente dans
l’organisme, et qui n’a été démontrée avec
certitude qu‘au début de notre siècle : elle est assurée
par le système hormonal.
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1 Expérimentations visant à l'étude de la liaison hormonale
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1.1 La découverte de la première hormone : la sécrétine
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Au cours d ‘expériences réalisées
sur le système digestif d’une jeune chienne, notamment sur la liaison
entre intestin et pancréas, deux chercheurs anglais, Bayliss et
Sterling, ont montré que l’intestin, communiquant seulement par
les voies sanguines avec le pancréas, sécrète une
substance qui peut stimuler la sécrétion pancréatique
en passant par cette voie. Ils ont ainsi fait la démonstration
que :
- ce mécanisme ne nécessite pas de communication nerveuse entre
les deux organes
- un extrait de muqueuse intestinale introduit dans le sang peut déclencher
une sécrétion pancréatique, si l’extrait a été
en contact avec de l’acide chlorhydrique
- il y a donc une réaction de la muqueuse à l’acide chlorhydrique,
qui produit une substance active, appelée par leurs soins la
sécrétine.
Ils ont donc pu émettre l’hypothèse, étayée
par leurs expériences, que dans des conditions normales, les produits
acides venant de l’estomac ont pu stimuler cette muqueuse, et ainsi qu’une
telle substance existe bien et est émise dans le sang.
On a pu par la suite identifier cette substance, et bien
d’autres encore qui jouent le même rôle de messager chimique
entre organes. On appelle ces substances les hormones (du grec
hormân : exciter).
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1.2 L'étude expérimentale de la communication hormonale
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Nous étudierons ici le cas de la production d’hormone
par les testicules. Il apparaît en effet que ceux-ci n’ont pas seulement
une fonction reproductrice, mais sécrètent également
des hormones (notamment la testostérone) qui influent sur certains
organes de l’individu.
La castration, ou suppression des deux testicules chez
un sujet mâle, provoque des effets divers suivant l’âge où
elle est pratiquée :
- Chez un sujet embryonnaire, la castration entraîne la naissance d’un
sujet femelle sans ovaire.
- Chez un animal jeune, elle empêche le passage à l’âge
adulte à la puberté : pas de développement
des organes génitaux, caractères sexuels secondaires absents
(chez l’homme, la pilosité, la musculature, la modification de
la voix).
- Chez un sujet adulte, il peut se produire une régression de ces caractères
sexuels secondaires, mais elle est généralement discrète.
Donc les testicules ont bien une fonction particulière :
ils influent sur le développement de l’individu mâle, en
agissant sur des organes très divers.
La greffe de testicules ou l’injection d’extraits
testiculaires dans le sang permet de préciser la manière
dont est assurée cette fonction. Par ces opérations, qui
ne rétablissent pas les liaisons nerveuses entre l’organe greffé
et l’organisme qui le reçoit, on constate une suppression des effets
de la castration, sauf bien sûr pour la stérilité.
Or, la liaison sanguine est ici la seule possibilité d’explication,
on peut donc aisément conclure qu’une communication entre testicule
greffé (ou extraits testiculaires) et organisme receveur s’établit
par le sang sous forme de substance chimique, de manière similaire
à ce que l’on a pu voir dans l’expérience de Bayliss et
Sterling.
On dit que le testicule est une glande endocrine, c’est
à dire qu’il envoie des messages à d’autres organes circulant
par le sang. Il fait donc partie du système endocrinien,
qui est l’ensemble des glandes endocrines.
Les hormones sont alors des substances chimiques sécrétées
par ces glandes endocrines, véhiculées par le sang et
la lymphe, et agissant sur des cellules cibles possédant des
récepteurs hormonaux spécifiques.
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2 La communication hormonale
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2.1 Les hormones
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Les hormones sont des substances chimiques sécrétées
par les glandes endocrines, véhiculées par le sang et la
lymphe, et agissant sur des cellules cibles possédant des récepteurs
hormonaux spécifiques. Elles sont parfois regroupées en
une glande hormonale (l’hypophyse, la thyroïde sont des glandes hormonales
et sécrètent plusieurs types d’hormones).
Les hormones, on l’a vu, sont des cellules endocrines, c’est
à dire qu’elles circulent dans le milieu intérieur de l’organisme,
afin de modifier au final le comportement d’un organe. Une concentration
très faible d’hormone dans le sang suffit à induire des
changements spectaculaires à ce niveau.
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2.2 Les organes effecteurs reçoivent le message hormonal
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Les organes effecteurs, qui sont les organes cibles
de l’activité hormonale, possèdent au niveau de leur cellule
des molécules fixant l’hormone, qu’on appelle des récepteurs
spécifiques de l’hormone. Les cellules possèdent de nombreux
types de récepteurs et peuvent donc reconnaître plusieurs
types d’hormones.
Les récepteurs peuvent être placés dans
la membrane cellulaire et peuvent donc entrer en contact avec les
hormone à l’extérieur de la cellule, à leur passage,
ou sont alors placés à l’intérieur même de
la cellule, les hormones pénétrant par la membrane cellulaire
alors perméable.
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2.3 Nature du message hormonal
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On constate dans le sang une variation de la concentration
des hormones, ce qui constitue pour l’organe effecteur un véritable
message : le message hormonal est codé en variations d’amplitude,
qui est en fait une variation de la concentration plasmique d’hormones.
La réponse des cellules cibles va donc varier en fonction de la
quantité d’hormone fixée qui dépend elle-même
de cette concentration.
Cette variation de concentration hormonale dans le sang
est due à deux mécanismes antagonistes :
- la sécrétion hormonale, qui est intermittente et contrôlée
- la destruction rapide des hormones libérées, dès que
la liaison hormone - récepteur cède, mettant un terme
à la réponse de la cellule cible et conduisant à
la destruction de la molécule hormonale.
Enfin, signalons que la réponse dépendra
aussi de la richesse en récepteurs spécifiques de la cellule
cible, pour l’hormone considérée.
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3 Les mots-clés
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- Hormone :
- Messager hormonal, complexe hormone – récepteur, récepteurs
spécifiques, concentration sanguine.
- Système endocrinien :
- Glande endocrine, cellule sécrétrice.
- Milieu intérieur, sang, lymphe.
- Fonctions :
- Sécrétion, communication hormonale, diffusion du
message hormonal, interaction hormone – récepteur.
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