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Les oscillateurs électriques - Modélisation des systèmes oscillants
Impression facile
1 Oscillations libres d'un circuit LC
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Au cours des oscillations dans un circuit LC, il y a transfert
d’énergie entre le condensateur et la bobine. La somme des énergies
emmagasinées par le condensateur et la bobine à une date
t est constante :

UC, 0 représente la tension aux bornes
du condensateur chargé.
Un circuit LC isolé électriquement, qui possède
de l’énergie électromagnétique, est le siège
d’oscillations libres. Elles sont sinusoïdales. Au cours des oscillations
libres d’un circuit LC, il y a conversion de l’énergie électrique
emmagasinée par le condensateur en énergie magnétique
emmagasinée par la bobine, et réciproquement. Dans un circuit
LC isolé électriquement, on a :
et avec 
est appelée pulsation propre
du circuit.
Pendant les oscillations libres d’un circuit LC, le condensateur
étant initialement chargé, on peut écrire :

La période propre d’un circuit LC est :

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2 Oscillations d'un circuit RLC
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2.1 Entretien des oscillations d'un circuit RLC
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Le régime d’oscillation d’un circuit RLC dépend
de la valeur de R :
- Si R = 0, les oscillations sont libres non amorties de période T0
- Si R < RC (valeur critique de R), les oscillations sont libres
et amorties de pseudo-période T0
- Si R = RC, le régime est apériodique
- Si R > RC, le régime est apériodique surcritique.
Dans ces deux derniers cas, il n’y a plus d’oscillations.
Dans un circuit RLC isolé électriquement,
on a :
et avec 
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2.2 Oscillations forcées d'un circuit RLC
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Observation et équations
Un dipôle RLC monté en série avec un générateur
GBF oscille à la fréquence de la tension excitatrice :
il est le siège d’oscillations forcées.
L’impédance d’un dipôle est définie par :
L’impédance
dépend de la pulsation.
désigne l’amplitude
de la tension aux bornes de l’association RLC et
l’amplitude de l’intensité traversant cette association.
L’équation différentielle d’un circuit RLC en régime
sinusoïdal forcé est :
(Cette
équation n’est pas au programme )
Résonance d’intensité
A la résonance, la pulsation w de la tension excitatrice
est égale à la pulsation propre
du circuit :

A la résonance, Z = R et il y a un risque de surtension
aux bornes du condensateur et de la bobine.
Bande passante
La largeur de la
bande passante à 3dB est :
où f2
et f1 désignent les fréquences pour lesquelles :
Facteur de qualité du circuit
Le facteur de qualité est égal au rapport entre
la fréquence de résonance et la largeur de la bande passante
à 3dB :

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3 Modélisation des systèmes oscillants
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3.1 Analogie oscillateur mécanique-oscillateur électrique
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Les équations qui règlent le mouvement d’un pendule
élastique et la charge d’un condensateur dans un circuit RLC série
sont formellement analogues. On peut passer de l’une à l’autre
par simple transposition de notations. Dans les deux cas, on peut mettre
en évidence la pulsation propre et le facteur qualité :
et
L’analyse dimensionnelle des différents termes des équations
différentielles permet d’éviter de grossières erreurs
d’inhomogénéité.
Dans un circuit RLC série, l’énergie électrique
ne se conserve pas au cours du temps ; elle se dissipe par effet
Joule dans la résistance. De la même façon, l’énergie
mécanique d’un oscillateur élastique amorti n’est pas conservée ;
elle est dissipée par frottements de type fluide visqueux. Des
oscillations électriques ou mécaniques s’amortissent de
ce fait. Si l’on veut entretenir les oscillations, il faut un apport constant
d’énergie pour compenser les pertes.
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3.2 Amorçage et stabilisation d'oscillations
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Amorçage des oscillations créées
dans un montage à résistance négative
L’utilisation d’un circuit à amplificateur opérationnel
permet de simuler un dipôle à résistance négative
obéissant à la loi d’Ohm :
avec. La résistance négative est l’élément
capital qui permet d’entretenir, par apport d’énergie extérieure
les oscillations d’un système physique qui, sans elle, s’amortiraient
inévitablement. La stabilisation des oscillations amorcées
par une résistance négative exige dans le système
des éléments non linéaires.
b) Modèle non linéaire de Van der Pol et
sa simulation informatique
Dans le cas de simulation de résistance par un circuit
à amplificateur opérationnel, c’est le phénomène
de saturation en tension de sortie qui assure la non-linéarité
indispensable à la stabilisation de l’oscillateur. Le circuit à
amplificateur opérationnel se comporte comme un puits de résistance
négative :. Le puits de résistance est linéaire
par morceaux.
Van der Pol a eu l’idée d’approcher le puits de résistance
linéaire par morceaux, par une fonction parabolique. On aboutit
à l’équation différentielle canonique de Van der
Pol :

avec ;
;.
Selon le signe de, on disposera dans l’équation de
Van der Pol d’un terme de résistance positive ou négative.
Cette alternance de comportement assure la stabilisation des oscillations.
L’équation canonique de Van der Pol n’a pas de solution
analytique simple. Le calcul numérique sur ordinateur, par sa rapidité
et sa puissance, permet une visualisation commode de la solution de l’équation
de Van der Pol. On constate de visu les phases d’amorçage, d’amplification
et de stabilisation des oscillations quasi sinusoïdales en régime
permanent. En pratique, le démarrage des oscillations exige des
conditions particulières définissant la plage d’accrochage
de l’oscillateur. Lorsque la condition d’amorçage est juste satisfaite,
les oscillations créées sont pratiquement sinusoïdales.
Si on dépasse franchement les conditions d’accrochage, les oscillations
stabilisées prennent un caractère rectangulaire : on
a fabriqué un oscillateur de relaxation.
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