|
|
<< Retour |
Les relations internationales de 1945 à 1990 (13/20)
Commentaire du correcteur
Très bonne compréhension, et expression et présentation satisfaisantes, mais le sujet n’est pas bien cadré. Tu as traité:
1) Début de la guerre froide
2) Organisation du camp autour des Etats-Unis.
3) Évolution du camp socialiste
Il fallait trouver des idées-clés qui répondent plus nettement au sujet.
Devoir de l’élève
| - INTRODUCTION Comment l’Europe a-t-elle réagi face à la formation des deux blocs ? Quel rôle a-t-elle joué de 1945 à 1989? Nous verrons tout d’abord comment l’Europe s’est partagée en deux, puis, dans un deuxième temps, comment se sont déroulées les relations entre Europe occidentale et les États-Unis, et enfin quelles ont été les relations de l’Europe de l’Est avec l’URSS. |
Un effort pour cadrer le sujet.
Montrer clairement que l’Europe est une "case vide" et est enjeu entre les deux vainqueurs. |
| - L’Europe partagée en deux. Tout d’abord, en février 1945, lors de la conférence de Yalta, Roosevelt, Churchill et Staline, respectivement chefs d’État des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’URSS, se mettent d’accord sur le principe de l’Europe libérée: tous les pays doivent se reconstruire peu à peu et donc doivent élire des gouvernements librement. Des gouvernements de coalition, ou de front national, se mettent en place surtout dans les pays de l’Est de l’Europe. Puis, en Août 1945, à la conférence de Potsdam, l’Allemagne et Berlin sont partagés en quatre zones: une zone américaine, britannique, française et soviétique. Cependant, des tensions commencent à apparaître et l’expression "rideau de fer" circule déjà en Occident. En mars 1947, Truman, successeur de Roosevelt à la présidence des États-Unis, décide par méfiance de mener une politique d’endiguement, ou "containment", face à l’URSS: en effet, il craint que l’Europe, ruinée par la guerre, ne tombe dans le communisme, et donc dans le camp de l’URSS. Donc, pour aider l’Europe financièrement, il lance en juin 1947, le plan Marshall: ce plan de "coopération" et "d’assistance économique" a pour but de prêter des dollars à l’Europe afin de permettre sa reconstruction et le retour à la croissance économique. Ce plan est proposé à tous les pays européens, y compris à l’URSS; mais celle-ci le refuse, par opposition idéologique, entraînant avec elle la Tchécoslovaquie et la Pologne. Cependant, elle crée le Kominform, lors de la conférence de Szklarska Poreba (Pologne) en octobre 1947, où est notamment défini la doctrine Jdanov : le monde doit désormais choisir entre le camp "impérialiste et anti-démocratique", sous-entendu les États-Unis, et le camp " de la démocratie et de la paix", c’est-à-dire l’URSS. L’année 1947 est donc l’année des ruptures. Le monde est devenu bipolaire. Cependant, si les deux blocs commencent à apparaître dès la fin de 1947, l’Europe, elle, n’est vraiment partagée qu’en 1949. En effet, dès 1947, les communistes des gouvernements de coalition des pays de l’Est, ayant le prestige de la résistance et l’appuie de l’Armée Rouge, pratiquent la stratégie "du salami": ils chassent leurs opposants et forment des partis uniques. C’est le cas en Pologne, en Bulgarie et en Yougoslavie. C’est aussi ce qui arrive à la Tchécoslovaquie en mars 1948 après le coup de Prague: sous la pression de manifestants, le président Benes, qui n’est pas communiste, démissionne. Seuls les communistes restent au pouvoir. Cet événement inquiète les occidentaux qui craignent un "coup de Paris" ou "un coup de Rome". De plus, de juin 1948 à mai 1949, les soviétiques bloquent les couloirs d’accès allant des zones occidentales de l’Allemagne à celles de Berlin: c’est le blocus de Berlin, qui a indirectement mené à la création de la RFA puis à celle de la RDA, à la fin de 1949. Le cas de l’Allemagne marque réellement la séparation des deux blocs: l’Europe est désormais partagée en deux, par le rideau de fer qui s’étend "de Stettin, sur a Baltique, à Trieste, sur l’Adriatique", comme l’a dit Churchill le 5 mars 1946, à Fulton. Chaque "moitié" de l’Europe va mener une politique totalement différente pendant quarante ans: l’Ouest va traiter avec les États-Unis, l’Est avec l’URSS. |
"l’Europe libérée " est un principe obscur. Et on élit pas des gouvernements, on élit des assemblées ou des présidents.
Plus hablie de se situer par rapport à l’Europe. Ce paragra^phe évoque les relations internationales en général.
Récit trop événementiel.
Le processus commence dès 1946.
C’est bien présenté mais ce n’est pas exactement le sujet. |
| - Les relations Europe occidentale États-Unis Tout d’abord, l’Europe de l’Ouest est très liée aux États-Unis, surtout d’un point de vue économique. En effet, après l’aide considérable (plusieurs millions de dollars) qu’a offert le plan Marshall, l’Europe a retrouvé une certaine croissance économique. C’est pourquoi les américains incitent les anciens alliés et aussi l’Italie et l’Ouest de l’Allemagne à se regrouper dans l’UEP, l’Union Européenne des Paiements, par la constitution de l’OECE, Organisation Européenne de Coopération Économique, en avril 1948. Cette organisation a pour but de favoriser la reconstruction de l’Europe et surtout elle permet aux États-Unis de prendre la tête du bloc occidental, car se sont eux qui fournissent de l’argent à l’Europe. D’autre part, l’Europe de l’Ouest entretient aussi des relations militaires avec les États-Unis, notamment avec la signature de l’Alliance Atlantique en avril 1949: ceci est un regroupement d’une dizaine de pays situés de part et d’autre de l’océan; en font partie la France, les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni, entre autres. Se rattache à l’Alliance Atlantique l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), qui est une organisation de défense militaire qui comprend de façon remarquable la RFA, ce qui suppose son réarmement, défendu par les accords de Yalta, la Turquie et la Grèce (en 1952). Ceci permet de poursuivre la politique d’endiguement définie par Truman dans les Balkans. En effet, ces deux pays étaient susceptibles de tomber dans le glacis protecteur soviétique; donc les États-Unis ont désormais un accès direct en Europe de l’Est, à quelques milliers de kilomètres de l’URSS. Cependant, à partir du milieu des années 1950, les pays d’Europe de l’Ouest souhaitent de plus en plus construire une Europe fédérale: c’est l’idée de supranationalité. Les États-Unis encouragent ce nouveau regroupement qui mettrait ainsi une fin à l’extension du communisme en Europe. En mai 1949, avait déjà était créé le Conseil de l’Europe, qui regroupait dix pays; son rôle était uniquement moral: les signataires s’engageaient à respecter la convention européenne des droits de l’homme. Puis, en avril 1951, avait été signé le traité de Paris par six pays: La France, la RFA, le Benelux et l’Italie. Ce traité permettait de faire circuler librement les produits de l’industrie lourde entre ces pays. Enfin, en mars 1957, est donc signé le Traité de Rome par ces six même pays: c’est la naissance de la CEE, qui a surtout un rôle économique, notamment avec la mise en place du marché commun. Des politiques communes sont mises en place à l’intérieur de la CEE et donc l’Europe de l’Ouest se détache progressivement des États-Unis. De Gaulle, d’ailleurs, refuse deux fois l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, car il le qualifie de "cheval de Troie des américains". Cependant, la CEE s’agrandit tout de même, d’abord par l’entrée du Royaume-Uni, enfin acceptée par le président Pompidou, de l’Irlande et du Danemark en 1972, puis par celle de la Grèce en 1986 et enfin par celles de l’Espagne et du Portugal en 1986. Ainsi, jusque pendant les années 1950, l’Europe s’organise autour des États-Unis, au point que l’on ait une Europe Atlantique. Puis, peu à peu elle s’en éloigne avec l’idée de supranationalité. Il se déroule pendant ce temps le même schéma, légèrement décalé dans le temps, entre l’Europe de l’Est et l’URSS. |
Plutôt la place de l’Europe de l’Ouest.
On voit mal l’Europe dans les relations internationales.
RFA dans l’OTAN en 1955!!!
Ce n’est pas exactement le sujet.
Rien sur l’Ostpolitik
C’est bien dit mais ce n’est pas exactement le sujet. |
| - Les relations entre Europe de l’Est et URSS Tout d’abord, l’URSS décide d’entretenir des relations économiques avec l’Europe de l’Est, comme l’avaient fait les États-Unis avec l’Europe de l’Ouest. En 1949 est donc créé le Comecon, ou CAEM (en français: Conseil d’Assistance Économique Mutuelle), qui a deux objectifs principaux: spécialiser l’économie de chacun des pays de l’Est afin de les rendre interdépendants; car par exemple, la Pologne augmente sa production de charbon, alors que l’URSS produit une grosse partie des céréales nécessaires à ce marché. Le deuxième objectif est de faire rentrer des devises en URSS car les échanges se font inégalement, à l’avantage "du grand frère soviétique". D’autre part, est signé en 1955 le pacte de Varsovie, qui répond en quelque sorte à la création de l’OTAN, quelques années auparavant. Ce pacte est une alliance défensive regroupant tous les pays de l’Est autour de l’URSS, à l’exception de la Yougoslavie et de l’Albanie. Son but est de maintenir l’orthodoxie définie par l’URSS dans ces pays. La Yougoslavie fait figure d’exception car Tito, bénéficiant d’un grand prestige dans son pays, rêve de créer une fédération balkanique. Staline, offensé, coupe toute relation avec la Yougoslavie et rappelle ses techniciens. Seule l’arrivée de Khrouchtchev au pouvoir a permis un nouveau rapprochement entre ces deux pays de politique communiste. Cependant, ces relations entre l’URSS et ses pays amis formant "le glacis protecteur" se dégradent peu à peu, et l’URSS doit user de la force pour se faire respecter: c’est le cas en Pologne et en Hongrie, en octobre 1956. L’armée Rouge est obligée d’intervenir dans ces deux pays pour mettre fin à des soulèvements anti-soviétiques à la suite du choc du 20ème Congrès de février de la même année. Ces interventions font de nombreux morts. D’autre part, plusieurs millions d’allemands de l’Est profitent de Berlin Ouest pour passer en RFA; ils fuient le communisme. C’est pourquoi les soviétiques décident d’encercler Berlin Ouest: ils construisent le mur de Berlin, appelé "mur de la Honte" par les occidentaux, en Août 1961. Ceci montre que les relations entre soviétiques et européens sont de plus en plus difficiles. En effet, à partir des années 1970 et jusqu’à la fin des années 1980, les pays de l’Est se soulèvent peu à peu contre les soviétiques. Tout d’abord se déroule début 1968 le Printemps de Prague: Dubcek, incarnant "le socialisme à visage humain" arrive au pouvoir. Cependant, le 28 Août 1968, les troupes du pacte de Varsovie le renversent car les soviétiques avaient peur des libertés que Dubcek proposait à son peuple. Brejnev, le dirigeant du parti communiste soviétique énonce alors la doctrine de la souveraineté limitée, c’est-à-dire que tout pays devenu socialiste doit le rester. Puis, au début des années 1980, la Pologne s’agite à son tour, avec l’apparition de Solidarité, un syndicat libre dirigé par Lech Wasela. En 1980, sont signés les accords de Gdansk qui reconnaissent l’existence de Solidarité: c’est la fin du monopole communiste. Cependant, ceci est inacceptable par les soviétiques qui mettent en place un coup d’état: Jaruzelski et l’armée prennent le pouvoir en décembre 1981. Peu à peu l’URSS perd de son prestige. Cela s’accélère en 1989: des élection libres en Pologne amènent la victoire de Solidarité. C’est la révolution de velours en Tchécoslovaquie. Enfin, le 9 novembre 1989, les allemands de l’Est et de l’Ouest détruisent ensemble le mur de la honte. |
Ne pas se situer par rapport à l’URSS mais par rapport à l’Europe de l’Est.
A placer avant.
Obscur.
Exagéré. Difficile de parler de "soulèvements". De plus, il n’y a que la Pologne qui s’agite.
Elle perd TOUT! |
| - CONCLUSION De 1945 à 1989, l’Europe a été tiraillée entre les États-Unis et l’URSS. C’est pourquoi elle était au cœur des relations internationales pendant cette période. La domination des deux grands a connu un point culminant pendant les années 1950 en Europe de l’Est comme de l’Ouest. Puis, le déclin a commencé avec la détente jusqu’à aujourd’hui où l’Europe peut enfin affirmer son indépendance et son unité. Le rôle de l’Europe pendant cette période a été un rôle stratégique: c’était le principal lieu d’affrontement entre les deux blocs. |
Exact mais rapide. |
' '








ou complétez le formulaire ci-dessus :