|
|
<< Retour |
Plan détaillé : Le système démocratique américain : un modèle ?
Commentaire du correcteur
Devoir complet.Devoir de l’élève
| - INTRODUCTION |
| -Première partie La démocratie américaine et tout d’abord basée sur la constitution la plus vieille du genre: Elle date de 1787 c’est-à-dire onze ans après l’indépendance de la nouvelle Angleterre, et elle n’a été modifiée que par l’ajout d’amendements comme celui qui, après la guerre de sécession, a interdit l’esclavage, en renforçant l’aspect démocratique du système. Cette constitution qui par tradition anglo-saxonne n’est pas écrite, repose sur deux principes essentiels : le fédéralisme et la séparation des pouvoirs. Le principe du fédéralisme accorde tout d’abord certains pouvoirs importants à chaque état. Dans chacun des cinquante états américains se trouvent un gouverneur, une cour de justice locale et des lois propres à chaque état. Face à elles, le pouvoir fédéral, situé à Washington, est chargé de coordonner le tout, tout en respectant l’individualité de chaque état. Ce système est très important dans un pays aussi vaste que les états-unis. En effet le fédéralisme permet d’éviter les abus d’un pouvoir central trop éloigné du citoyen. La vie politique et donc présente partout et voudrait rapprocher citoyens et pouvoir. Le second principe vital de cette démocratie est la séparation des pouvoirs. Elle est, d’après l’article 16 de la constitution française, la condition sine qua non ( avec la constitution ) pour que l’on puisse parler de démocratie. Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république, élu au suffrage universel indirect tous les quatre ans. Son ’ adjoint ’, le vice-président, est peu important est peut être limogé à tout moment. Le président est élu par l’intermédiaire de grands électeurs, dont le nombre est proportionnel à la population de l’état d’où ils viennent. Le pouvoir législatif est détenu par deux assemblées : Le congrès, tout d’abord, est constitué par 435 représentants élus dans chaque état tous les deux ans au suffrage universel direct. Le nombre de représentants par état varie : l’état de New York compte 31 représentants contre 1 pour la l’Alaska. Le congrès est chargé de voter les lois et le budget, il est présidé par le vice-président. Le sénat quant à lui est constitué de 100 représentant ( 2 par état ) élus tous les 5 ans. Le pouvoir du sénat est important, puisque c’est lui qui ratifie ou refuse les traités du président. Le système engendre un phénomène de ’Check and Balance’, une sorte de pouvoir-contre pouvoir, ce que voulait Montesquieu dans l’esprit des lois ( ’ le pouvoir arrête le pourvoir ’). En effet le président peut refuser une loi votée par le conseil, qui peut tout de même passer si deux tiers des voix ont été obtenues. Si l’on ajoute à cela le pourvoir du sénat face au traité du président, on voit bien que lorsque le président n’est pas du même parti que les 2 chambres, le pouvoir de chacun et sans cesse contrebalancé par l’autre. Ce système est donc un système présidentiel pur : le président a un pouvoir fort et n’est pas responsable devant le parlement, sauf en cas de haute trahison : le congrès peut condamner un président par le vote de l’ ’impeachment’, ce qui arriva en 1974 à Nixon à cause de l’affaire du Watergate. Enfin le pourvoir judiciaire est représenté par neuf juges nommés à vie par le président : ceux-ci jugent les relations entre citoyens et état fédéral et vérifient la constitutionnalité des lois. Les institutions américaines semblent donc être la base d’une démocratie forte où les abus de pouvoir sont limités par le fédéralisme et le phénomène du ’Check and Balance’ entre pouvoir exécutif et législatif. On peut donc se demander comment s’organise la vie politique sur ces bases institutionnelles. |
| - Deuxième partie Tout d’abord, le rôle de l’état est très important : Depuis 1929 et la crise économique l’état intervient dans la vie économique. Cependant l’état n’est pas au centre, ou du moins il n’est pas le seul, de la vie politique. En effet, les partie ont tout d’abord une grande importance : Le système anglo-saxon du bipartisme est respecté aux états unis, où deux parties s’affrontent : Le parti démocrate, dit de l’âne, a pour principe de mener une politique sociale et de tenter de réduire les inégalités. Au contraire, le parti républicain ( de l’éléphant ), le GOP ( Grand Old Party ), est beaucoup plus conservateurs et fondamentalement ancré à droite ( il a été à maintes reprises débordé par des mouvements d’extrême droite). Ces partis sont en fait de véritables machines électorales : Ils se mettent en route et mènent leurs actions une année environ avant l’échéance d’une grande d’élection et disparaissent quasiment de la scène politiques après les élections. Face au pouvoir fédéral on trouve ensuite les lobbys. Ce sont des groupes de pressions officiels qui tentent de faire orienter la politique de l’état en leur faveur. En 1991 on recensait tout de même 20 000 lobbyistes: on trouve des lobbies de grandes entreprises, de mouvements écologistes, et même des grandes puissances étrangères. Aux côtés de ses lobbys on trouve aussi syndicats, très importants aux Etats-Unis. Enfin, après l’Etat, les partis et le lobby, un des acteurs principaux de la vie politique américaine est la presse ; c’est la ’Forth Power’, une presse d’investigation qui a découvert le scandale du Watergate en 1974 et a obligé Nixon à démissionner. C’est par la presse que sont révélés les scandales politiques, comme l’affaire WhiteWater qui a touché le président Bill Clinton avant sa campagne. La vie politique américaine est donc animée et fait intervenir d’autres organisations que l’Etat fédéral. Ceci renforce encore la démocratie américaine, car le pouvoir n’est pas détenu par un seul groupe de personnes, et parce que les moyens d’expression sont variés. Cependant, la démocratie américaine, sur ces bases solides, présente certainement des limites. |
| -Troisième partie Tout d’abord, les électeurs américains se désintéressent de plus en plus de la vie politique de leur pays : ils sont lassés de n’être considérés que comme des citoyens-électeurs. En témoigne le faible taux de participation aux dernières élections : seulement 50 pour cent des électeurs se sont déplacés pour voter. Ceci est dû à deux phénomènes, à deux faiblesses du système américain. Tout d’abord, le contraste entre les deux partis est de plus en plus mince: souvent les programmes ne sont pas respectés, les promesses sont pas tenues et par exemple la politique Bill Clinton, censée jouer sur le social, retourne extrêmement vers les marchés financiers et veut rassurer Wall-street. Les Américains réclamant une politique sociale ou une baisse des impôts ( cheval de bataille de Bob Dole ), voient leurs espoirs s’évanouir après les élections. Ainsi, pour beaucoup, le bulletin de vote a perdu sa sympathie, et est devenu totalement inutile. Ensuite, les électeurs sont lassés de la politique spectacle : Pendant longtemps la vie des hommes politiques était étudiée plus en profondeur que leurs programmes ; désormais les Américains réclament un débat d’idées et non des querelles personnelles, ce que Bill Clinton a très bien compris lors de sa dernière campagne. Le problème de la ’vie privée’ constitue aussi un défaut du système démocratique américain; en effet la presse, les médias, cherchant à conquérir de nouveaux lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, n’hésitent pas à montrer la vie privée de certains, ne respectent rien de l’intimité des citoyens. Le pouvoir de l’image est un danger pour la démocratie, et ceci surtout aux Etats-Unis. Ainsi, le travail de la justice est parfois gêné par les médias, comme lors du procès d’OJ Simpson, où un véritable ’Tribunal télévisuel’ a été constitué. Enfin, la démocratie est mise en danger par la montée de mouvements s’y opposant : les marxistes, communistes, considèrent la démocratie comme un système formel : c’est-à-dire un système qui favorise et accroît les inégalités sans tenter de résoudre les véritables problèmes ’. D’un autre côté les populistes d’extrême droite, xénophobe et protectionnistes, réclament un ’ pouvoir fort ’ sans oser parler de dictature. Le problème réside dans le développement de plus en plus important de ce mouvement aux états-unis. La démocratie américaine présente donc des limites : les citoyens se désintéressent de la politique et réclament un nouveau ’ statut ’, alors que le pouvoir de l’Etat est biaisé par la force des images et des attaques de la presse, qui s’immisce dans la vie privée de chacun, bafouant les libertés individuelles du citoyen, et enfin des groupes extrémistes contestant le système démocratique, le mettant ainsi en danger. |
| - CONCLUSION La démocratie américaine, bien que solide et s’appuyant sur des principes forts, a des limites. Il est vrai que la constitution, qui prône le fédéralisme, la séparation des pouvoirs et aussi qui empêchent ou limites les abus, est une base solide pour le démocrate. De plus la vie politique américaine est animée, le pouvoir est contrebalancé par des groupes de pression et la presse, et les moyens d’expression divers permettent au citoyen d’avoir une place centrale dans le système. Cependant les limites de la démocratie américaine existent bien ; le non-respect des libertés individuelles par la presse, le desintéressement des citoyens pour leurs dirigeants quels qu’ils soient, et la montée des groupes extrémistes mettent la démocratie américaine en péril. On ne peut tout de même pas nier la force de démocratie : les États-Unis conservent leur image de ’ pays de la liberté ’, et reste le premier pays d’accueil d’ immigrants. Le ’ rêve américain ’ existe donc bien encore pour tous les peuples encore sur le poing d’un régime totalitaire, en Amérique du sud et en Afrique surtout. La démocratie américaine, et même la démocratie en général, a donc limites. Cependant elle apparaît bien comme le moins mauvais des systèmes, un système qui, pour beaucoup, reste encore un luxe, une utopie. |
' '








ou complétez le formulaire ci-dessus :