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Sismologie et structure de la Terre
Impression facile
1 Les séismes
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Les tremblement de terre ou séismes sont sans doute l'une des manifestations
les plus frappantes de la vie de la Terre par les catastrophes qu'ils
causent ainsi que par leur totale imprévisibilité jusqu'à présent. L'étude
des séismes s'appelle sismologie. Les tremblements de terre sont l'un
des modes indirects de dissipation de l'énergie interne de la Terre.
Un séisme résulte d'un ébranlement brutal du sol provoqué par le déplacement
des plaques tectoniques. L'énergie s'accumule tant qu'il y a un obstacle
au déplacement des plaques ; puis elle est relâchée tout à coup lorsque
les roches cèdent à la pression exercées sur elles. Le dégagement d'énergie
est alors immense; il faut imaginer une quantité d'énergie capable de
déplacer des morceaux de continents de millions de kilomètres carrés,
accumulée pendant des années en un point.
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2 La sismologie
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Quelques définitions :
- le foyer (ou hypocentre) est le point où se produit précisément
la rupture, où débute le mouvement et où se libère l'énergie,
- l'épicentre est le point situé en surface à la verticale du foyer.
La secousse y est donc maximale,
- un séisme est dit profond si le foyer se situe au-delà de
300 km et superficiel s'il se situe à moins de 60 km. Il est
intermédiaire entre ces deux profondeurs,
- l'intensité d'un séisme n'est pas une mesure scientifique ; elle se
détermine à partir de l'observation des conséquences d'un séisme sur
une échelle de degrés d'intensité (échelle Mercalli ou échelle MSK)
; l'intensité est donc fonction de la distance de l'épicentre puisque
la secousse est ressentie la plus forte à l'épicentre,
- la magnitude est une mesure scientifique de l'énergie libérée par
un séisme. Un séisme n'a qu'une magnitude mesurée sur l'échelle de
Richter. La magnitude dépend de la violence de la secousse initiale
ainsi que de la profondeur du foyer : les séismes superficiels sont
les plus dangereux,
- des phénomènes prémonitoires (petits tremblements) précèdent un séisme
tandis que les répliques, qui se succèdent durant plusieurs mois,
sont des secousses qui suivent le séisme,
- les tsunamis sont des vagues géantes (raz de marée) provoquées
par les séismes sous marins (entre autres raisons).
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2.1 Quelques définitions
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Quelques définitions :
- le foyer (ou hypocentre) est le point où se produit précisément
la rupture, où débute le mouvement et où se libère l'énergie,
- l'épicentre est le point situé en surface à la verticale du foyer.
La secousse y est donc maximale,
- un séisme est dit profond si le foyer se situe au-delà de
300 km et superficiel s'il se situe à moins de 60 km. Il est
intermédiaire entre ces deux profondeurs,
- l'intensité d'un séisme n'est pas une mesure scientifique ; elle se
détermine à partir de l'observation des conséquences d'un séisme sur
une échelle de degrés d'intensité (échelle Mercalli ou échelle MSK)
; l'intensité est donc fonction de la distance de l'épicentre puisque
la secousse est ressentie la plus forte à l'épicentre,
- la magnitude est une mesure scientifique de l'énergie libérée par
un séisme. Un séisme n'a qu'une magnitude mesurée sur l'échelle de
Richter. La magnitude dépend de la violence de la secousse initiale
ainsi que de la profondeur du foyer : les séismes superficiels sont
les plus dangereux,
- des phénomènes prémonitoires (petits tremblements) précèdent un séisme
tandis que les répliques, qui se succèdent durant plusieurs mois,
sont des secousses qui suivent le séisme,
- les tsunamis sont des vagues géantes (raz de marée) provoquées
par les séismes sous marins (entre autres raisons).
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2.2 Répartition des séismes sur Terre
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L'énergie libérée par l'ensemble des séismes équivaut à un millième du
flux de chaleur interne, ce qui est relativement faible. Cependant, l'étude
des séismes est d'une importance capitale pour la géologie.
La géographie des séismes permet de faire ressortir quelques grandes zones
fréquemment touchées. Trois zones sont particulièrement sensibles
:
- une bande relativement étroite de régions qui s'étend de la Méditerranée
à l'Indonésie en passant par les Proche et Moyen Orient, l'Himalaya
et la Birmanie,
- une ceinture entourant le Pacifique le long de la Cordillère des
Andes, de la Sierra Madre au Mexique, de la Californie, de l'Alaska,
du Japon, de la Chine Orientale, des îles du Sud-Est asiatique et de
la Nouvelle-Zélande,
- les centres des océans où se situent les dorsales médio-océaniques.
Répartition des séismes sur Terre

Comparer avec la carte des plaques tectoniques.
Des indices de sismicité ont été attribués aux différentes régions frappées
par les séismes en fonction du nombre de séismes par an sur une superficie
donnée. On peut ainsi comparer l'activité des différentes zones sismiques.
On constate que la zone circumpacifique arrive en tête avec des indices
de l'ordre de 200 à 400 séismes par an par 100 000 km² au Japon, au Chili
ou en Nouvelle Zélande. Ensuite, vient la zone méditerranéenne avec l'Italie
(75 séismes par an par 100 000 km²) puis la Grèce.
En étudiant la carte de ces indices et notamment en regardant de plus près
les régions non touchées par les tremblements de terre, on constate que
ce sont les régions aux formations géologiques les plus anciennes tandis
que les formations récentes (massifs montagneux tertiaires, régions volcaniques…)
sont les plus touchées. Ceci tend à confirmer la théorie de la tectonique
des plaques : les séismes résultent des mouvements des plaques tectoniques,
ils sont ressentis là où les secousses sont brutales, c'est-à-dire en
bordure des plaques. Les séismes ont lieu sur des zones de subduction
ou de collision qui voient des plaques tectoniques se chevaucher ou s'opposer,
ainsi que sur les dorsales médio-océaniques qui voient des plaques tectoniques
s'écarter. De nombreux séismes sont également enregistrés près des zones
volcaniques : ils résultent des mouvements du magma sous la surface.
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2.3 Enregistrement et prévision des séismes
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L'enregistrement des séismes se fait grâce à un appareil appelé sismomètre.
Celui-ci est constitué d'un pendule (on peut imaginer cela comme un corps
lourd pendu par un fil à son support et pouvant se balancer) à forte inertie
relié à un support solidaire du sol et donc de ses mouvements. Lors d'un
séisme, le support se déplace avec le sol tandis que le pendule à tendance
à rester immobile du fait de son inertie. Le mouvement relatif entre le
support et le pendule est enregistré grâce à une mine fixé sur le pendule
qui " décrit " les vibrations sur un rouleau enregistreur (rouleau couvert
d'une feuille de papier appelée sismographe). Le rouleau tourne très lentement,
marquant ainsi le temps. En l'absence de séisme, le sismographe se présente
comme une série de lignes parallèles. Ces lignes peuvent présenter quelques
irrégularités qui indiquent le bruit de fond de l'activité tellurique.
Lors du passage d'un séisme, ces lignes présentent de fortes irrégularités
en forme d'ondes.
Le séisme est l'un des phénomènes les plus terrifiants pour les habitants
des zones concernées par sa totale imprévisibilité. En effet, le séisme
est l'un des tous derniers phénomènes affectant la vie humaine que
l'Homme ne sait toujours pas prévoir. La sismologie sait déterminer
les zones à risque sismique important mais elle ne peut pas, à ce jour,
prévoir le lieu, le jour et la force d'un séisme.
Bien des méthodes, plus ou moins empiriques, ont cru pouvoir annoncer des
séismes mais elle relèvent plus de la prédiction que de la prévision.
L'étude des signes prémonitoires des séismes est l'une d'entre-elles.
On peut citer :
- une activité, enregistrée par les sismomètres, un peu plus marquée que normalement,
un peu plus forte que les petites vibrations habituelles appelées bruit
de fond,
- de légères déformation de la surface du sol détectées par les inclinomètres,
- une variation du niveau d'eau des puits et du débit d'eau des sources,
- une inquiétude perceptible chez les animaux qui tentent de sortir et de s'échapper
des lieux clos.
Les Grecs, semble-il, sont parvenus à prévoir des séismes en se fondant sur
une méthode appelée VAN du nom de ses inventeurs (Varotsos, Alexopoulos
et Nomicos). Les impulsions électriques qui se propagent dans le sol sont
captées par de grosses électrodes réparties sur le territoire d'une région.
Il semblerait que les séismes soient précédés d'un signal dit électrosismique
enregistrable par ces électrodes. Cette méthode permit plusieurs fois
de détecter des séismes en Grèce.
La République Populaire de Chine a aussi annoncé en 1974 avoir réussi à prévoir
un séisme. Mais en 1976, personne n'a annoncé le tremblement de terre
le plus meurtrier de l'Histoire à Tang Shan qui fit 600 000 victimes.
La prévision des séismes n'est donc toujours pas possible et relève plus
de la prédiction que de la sismologie. Faute de pouvoir prévoir, il faut
donc prévenir les risques dus aux séismes. Là, la science a bien progressé
en accord avec les pouvoirs publics. Les constructions antisismiques sont
désormais obligatoires dans les zones à fort risque et ont montré qu'elles
étaient susceptibles d'épargner des vies même si elles ne peuvent pas
réduire totalement les risques. D'autre part, la construction de bâtiments
sur les zones à risques est devenue réglementée dans les pays les plus
développés.
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3 Séismes et structure de la Terre : étude des sismographes
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3.1 Les différents types d'ondes
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L'étude des sismographes de tremblement de terre révèle des informations fondamentales
pour l'étude de la structure de la Terre. Tout d'abord, il faut savoir
qu'un sismomètre enregistre plusieurs types d'ondes différents qui lui
parviennent sous forme de trains d'ondes à des intervalles séparés par
des espaces non perturbés. En étudiant la propagation des ondes dans les
milieux connus, nous pouvons déterminer qu'un séisme est constitué de
trois types différents d'ondes :
- des ondes de compression qui déplacent les particules dans la direction
de leur progression (mouvement d'aller-retour),
- des ondes de cisaillement qui déplacent les particules dans une direction
perpendiculaire à leur progression (si l'onde se déplace horizontalement,
mouvement vertical ou mouvement horizontal perpendiculaire au déplacement),
- des ondes de surface au mouvement très complexe.
Chacun de ces types d'ondes possède des propriétés caractéristiques dont la
connaissance va permettre de tirer des conclusions quant à l'intérieur
de la planète.
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3.2 Caractéristiques des ondes
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La vitesse des différents types d'ondes constitue un premier élément. En effet,
chaque type d'onde se propage à une vitesse qui lui est propre.
- Les ondes de compression sont les plus rapides: pour cela, elles
sont connues sous le nom d'ondes P (premières) ; leur vitesse
est fonction croissante de la distance parcourue (plus l'on se situe
loin du foyer d'émission de l'onde, plus la vitesse à laquelle l'onde
a parcouru la distance nécessaire à nous atteindre sera grande).
- Les ondes de cisaillement arrivent ensuite : elles sont ainsi connues
sous le nom d'ondes S (secondes) ; leur vitesse est également
fonction croissante de la distance parcourue quoiqu'elles soient moins
rapides que les ondes P ; le rapport de la vitesse des ondes P par rapport
à la vitesse des ondes S est d'environ 1, 7. Grâce à cette première
information concrète, nous pouvons facilement connaître la distance
du foyer d'un séisme en calculant l'écart de temps entre la réception
des ondes P et celle des ondes S; de plus, en ayant trois stations réceptrices
situées en trois endroits suffisamment espacés, nous pouvons déterminer
la position exacte du foyer et de l'épicentre d'un séisme.
- Les ondes de surface ou ondes L se propagent, elles, à vitesse constante.
Nous avons vu que les ondes P et les ondes S ont une vitesse croissante ave
la distance parcourue. Nous avons vu également que les ondes L ont une
vitesse constante. Nous savons d'autre part (grâce à des expériences antérieures)
que la vitesse d'une onde quelconque est fonction de la nature et de la
densité du milieu dans lequel elle se propage. Nous pouvons donc en conclure
que les ondes L ont voyagé dans un milieu unique et possédant les mêmes
caractéristiques entre le lieu de naissance de ces ondes et le lieu de
leur réception. Il s'agit en effet d'ondes de surface. En revanche, nous
prouvons ainsi que les ondes P et les ondes S ont changé de milieu une
ou plusieurs fois. Comme la Terre est sphérique, nous concluons que ces
ondes ont rencontré en profondeur un ou plusieurs milieux différents.
Leur vitesse étant croissante en fonction la distance parcourue, nous
déterminons que ces ondes ont voyagé dans un milieu sans doute plus dense
et tout au moins très différent de celui dans lequel les ondes L se propagent
(la surface).
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3.3 La propagation des ondes sismiques
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Nous pouvons maintenant étudier la propagation même des ondes dans les milieux
qu'elles traversent. Lorsqu'une onde P ou une onde S rencontrent une discontinuité
(un changement de milieu), elles peuvent donner naissance à quatre ondes
: deux ondes P - une réfléchie et une réfractée - et deux ondes S - une
réfléchie et une réfractée -. Cependant comme la plus grande partie de
l'énergie transportée par l'onde incidente (celle qui arrive) est transmise
aux ondes - réfléchie et réfractée - du même type, il y a parfois disparition
d'une ou deux des ondes résultantes. Néanmoins, ceci montre la complexité
de l'étude d'un sismographe qui a enregistré toutes ces ondes. Et ceci
montre aussi la quantité d'information disponible grâce à ces ondes sismiques.
Sous la surface de la Terre, le milieu de propagation des ondes n'est pas
homogène : sa densité augmente. Ceci explique le déplacement des ondes
car à chaque changement de milieu, il y une petite modification de la
trajectoire des ondes selon les lois de Descartes.
- l'angle de réflexion (i2) que dessine l'onde réfléchie par rapport
à une " verticale " est égal à l'angle d'incidence (i1) que dessine
l'onde d'arrivée par rapport à cette même " verticale ", i1 = i2,
- l'angle de réfraction (r) que dessine l'onde réfractée par rapport
à une " verticale " n'est pas égal à l'angle d'incidence (i) que dessine
l'onde d'arrivée par rapport à cette même " verticale ", il suit la
loi : n1 x sin(i) = n2 x sin(r) où n1 et n2 sont les indices de réfraction
des différents milieux, indices qui sont fortement liés à la densité
des milieux.
Ainsi, la progression de l'onde réfractée dans des milieux de densité croissante
se fait, approximativement, sous la forme d'une courbe et il arrive un
moment où, lorsque la trajectoire de l'onde est devenue presque parallèle
à la ligne de changement de milieu (c'est-à-dire, pour simplifier, lorsque
la trajectoire de l'onde, à la suite des diverses réfractions, est devenue
presque horizontale), il y a réflexion totale : l'onde est intégralement
réfléchie et repart vers la surface de la Terre.
C'est ainsi que les sismomètres enregistrent les ondes P et S qui reviennent
à la surface après avoir été réfléchies totalement et avoir traversé des
milieux plus denses où leur vitesse était plus rapide qu'à la surface.
De ce fait, il est possible de déterminer les densités des milieux traversés
ainsi que les discontinuité entre les milieux de différente nature.
D'autre part, on a pu constater grâce à des expériences que les ondes P se
propagent dans tous les milieux tandis que les ondes S ne se propagent
que dans les milieux solides. Or, les sismomètres situés suffisamment
loin du foyer d'un séisme enregistrent les ondes P si elles parviennent
jusqu'à eux mais n'enregistrent jamais d'ondes S. Nous pouvons en conclure
qu'il existe, suffisamment en profondeur pour ne pas affecter les ondes
S à proximité du foyer, un milieu qui se comporte comme un liquide.
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4 Séismes et structure de la Terre : conclusions
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Il est assez difficile de détailler la suite du raisonnement obtenu grâce
à l'étude des sismographes. Nous allons donc immédiatement voir les conclusions
tirées de cette étude quant à la structure de la Terre.
La Terre est constituée d'enveloppes sphériques. Nous avons vu plus
haut qu'au-dessus de la surface de la Terre existent plusieurs enveloppes.
L'atmosphère en est une : c'est l'enveloppe gazeuse de la Terre, elle
est la moins dense, elle se situe à l'extrême périphérie de l'ensemble
d'enveloppes qui constitue la Terre ; elle est elle-même constituée de
plusieurs couches superposées de natures différentes (dont la célèbre
couche d'ozone constituée de molécules de tri-oxygène). Sous l'atmosphère
se trouve une couche plus dense constituée d'eau : océans, glaciers, rivières
et lacs. Puis nous abordons le solide avec la croûte terrestre (les continents
et le plancher des océans par exemple) dont nous avons vu qu'elle contenait
une grande proportion d'oxygène allié à des éléments comme le silicium
ou l'aluminium.
Les séismes nous permettent de savoir qu'il existe, vers 30 km de profondeur,
une première discontinuité dans l'élément solide de la Terre, appelée
discontinuité de Mohorovicic ou Moho, au-delà de laquelle la composition
du milieu est très nettement différente : nous passons des basaltes de
la croûte terrestre dans des péridots et nous entrons ainsi dans une nouvelle
enveloppe appelée manteau terrestre. Jusqu'à 80 à 100 km de profondeur,
la vitesse des ondes reste élevée. L'ensemble " croûte terrestre solide
et cette enveloppe solide appartenant au manteau " est appelé lithosphère.
Juste au-dessous et jusqu'à 230 km de profondeur environ, se trouve une région
où les ondes se déplacent moins rapidement : il s'agit d'un milieu plus
fluide dû à la fusion partielle des matériaux qui le composent, ce milieu
est connu sous le nom d'asthénosphère. C'est sur l'asthénosphère
fluide que la lithosphère solide " glisse ", provoquant ainsi les séismes.
Le manteau terrestre est très hétérogène, à la fois verticalement -
il comporte plusieurs enveloppes de densité, de propriétés et de nature
très différentes - et horizontalement puisque des couches comme l'asthénosphère
ou la lithosphère ont des épaisseurs très variables selon le lieu où nous
nous trouvons (continents, océans, montagnes, dorsales océaniques…) et
se déplacent l'une par rapport à l'autre.
Le manteau terrestre se prolonge (densité 5) jusqu'à 2900 km de profondeur.
Là, les ondes rencontrent une nouvelle discontinuité appelée discontinuité
de Gutenberg. Au-delà de cette limite, les ondes P subissent un fort
ralentissement tandis que les ondes S disparaissent totalement. Nous comprenons
ainsi que nous entrons dans un milieu qui possède les propriétés d'un
liquide. Il s'agit du noyau externe qui est constitué d'éléments
en fusion. Vers 5100 km et jusqu'au centre de la Terre, nous retrouvons
les ondes S, ce qui montre que le noyau interne est solide - il
est appelé graine -. Noyau interne et noyau externe sont constitués
d'un alliage fer - nickel, extrêmement dense (densité 10 à 13).
Mots-clés :
- séisme, sismomètre, sismogramme ;
- ondes P de compression ; ondes S cisaillantes ; ondes L de surface ;
- croûte ; manteau ; noyau ;
- lithosphère ; asthénosphère.
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