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Toutes les opinions sont-elles tolérables (13/20)
Commentaire
Introduction beaucoup trop obscure. Il va falloir clarifier le style!Ca s’arrange dès la suite, notamment dès le début où vous remettez les pendules à l’heure! Et toutes les distinctions que vous opérez dans un style heurté sont assez pertinentes! Ainsi, c’est un bon devoir: il aurait été très bon si vous aviez passé plus de temps sur la forme: par exemple poser à un moment les questions suivantes: que tolère-t-on? Et selon quels critères? (Cela a été dit, mais c’est diffus)
Dissertation de l’élève :
| - INTRODUCTION
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Lourd! Attention au style |
| - Première partie D’autre part, l’opinion est un avis personnel. Comme dit Hegel, "l’opinion est une représentation subjective, une idée quelconque , fantaisiste, que je conçois ainsi et qu’un autre peut concevoir autrement. Une opinion est "mienne", ce n’est pas une idée générale existant en soi et pour soi". En effet, l’opinion ne désire pas s’imposer comme meilleure que d’autres, et ce encore moins comme vérité dans les domaines de convictions politiques ou religieuses. Elles sont simplement différentes au sein d’une population: tolérer ne signifie pas renoncer à ses convictions, ou encore ne pas les manifester, mais implique plutôt la défense de ses croyances en interdisant l’usage de tout moyen violent ou injurieux: cela consiste donc à proposer sans imposer ses convictions personnelles. Cela n’est cependant valable que dans domaines religieux ou politiques, c’est-à-dire les domaines où l’on ne cherche pas à confronter des opinions pour aboutir à une vérité, mais simplement à opposer des avis dans des domaines où il n’existe pas de réponse exacte, ainsi que dans l’opinion publique. On peut donc tolérer toutes les opinions (à propos de convictions dans des domaines spécifiques) car ces domaines sont d’une part souvent soumis à juridiction, d’autre part relatifs à une idée individuelle. Mais de cela découlent pourtant certaines opinions par définition intolérables, lorsqu’elles sont contraires à la liberté et l’égalité", donc à cette laïcité juridique. |
Soit
Soit
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| - Deuxième partie Il importe pourtant de bien différencier une idée de son application. En effet dans notre société une opinion est encore trop liée à ses conséquences (par exemple avec la mise en place de dictatures). De plus, l’opinion a un grand pouvoir: Hume précise que les chefs le deviennent grâce à leur opinion, qui les fait accepter comme chefs auprès de leurs sujets. Ainsi certaines opinions peuvent être dangereuses, non pas instinctivement mais dans le risque de leur application, c’est pourquoi on peut les considérer comme intolérables. D’un autre côté, on peut dans le domaine moral considérer l’opinion comme un jugement non abouti, thèse soutenue par Descartes. Selon lui, les premières connaissances d’un sujet viennent de la faiblesse des sens ou de l’autorité des précepteurs, ce qui s’oppose à la raison. Dans le Discours de la Méthode, il dit que l’opinion est toujours est toujours regrettable car elle empêche l’exercice de la pensée et aveugle l’esprit à force de contrecarrer la recherche de la vérité. L’opinion est alors un renoncement à l’obligation de penser juste, c’est à dire une erreur, une illusion due à l’irréflexion et à la précipitation (aboutissant parfois aux contestables préjugés). Ainsi Descartes remet toutes ses connaissances en question pour arriver à une première vérité, le Cogito. Cela nous montre qu’il en est de même pour les opinions du domaine moral, qui ont pour but l’accès à la vérité: une opinion doit donc être remise en question et utilisée pour la recherche de ce qui est vrai. Dans le domaine individuel (au niveau de la morale), toutes les opinions doivent tendre à une recherche constante de la vérité. On tolère donc ces opinions pendant leur utilisation, mais ensuite elles n’ont plus de valeur, la valeur suprême étant la vérité, que l’on pourrait en aucun cas ne pas tolérer. |
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| - Troisième partie Dans le but de recherche de la vérité, il existe donc une autre forme d’opinion, l’opinion vraie. Ce sont des conjectures exactes de vérité, comme le montre Platon dans le Ménon. Avec l’exemple de la route de Larissa, il montre que l’opinion vraie ou jugement droit est tout aussi valable que la science quant à la justesse de l’action. L’opinion ne prononce en fait que l’impression actuelle, et celle-ci est toujours vraie (d’après le Théétète de Platon). Platon dit que les opinions vraies "sont de belles choses , produisent du bien" mais évoque leur caractère instable jusqu’à ce qu’on les élève au rang de science. On peut donner des opinions vraies, donc accéder à la vérité, sans connaître les choses dont on parle. L’opinion vraie est donc la seule opinion tolérable, car elle peut être considérée comme une certitude, à l’inverse des autres opinions soit fausses, soit limitées et incomplètes dans la recherche de la vérité. |
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| - CONCLUSION La tolérance s’étend donc jusqu’aux opinions qu’on réprouve, que l’on trouve fausses et peut-être dangereuses (si l’on dissocie parfaitement opinion et mise en application) et dans son sens général témoigne d’un certain respect vis-à-vis de différentes croyances. Peut-on alors respecter tout ce que l’on tolère? |
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