1) f est une fonction rationnelle. Elle est donc continue et dérivable
sur son ensemble de définition. Ici, le dénominateur de f
est toujours strictement positif, donc non nul.
Ainsi, Df=R et donc f est continue sur R.
On sait que si une fonction est continue sur un intervalle, elle admet une
infinité de primitives. Donc f admet des primitives.
2) F est une primitive de f. On a donc :
Pour tout x de R, F'(x)=f(x)>0
F est donc strictement croissante sur R. Comme F(0)=0,
- pour tout x<0, F(x)<0
- pour tout x>0, F(x)>0
3)
On a , pour tout x de R, F'(-x) = 1/(1+(-x)²)
= 1/(1+x²)
= f(x)
On a alors F'(-x)=F'(x), pour tout x
F' est donc paire.
Soit g la fonction qui à x associe -x
Une primitive de F'og est -Fog
Une primitive de -F' est -F
On a alors F[(-x)]'=F'(x), pour tout x Û -F(-x)=
F(x)+C, pour tout x Û F(-x)= -F(x)+C, pour
tout x
Or F(0)=0=F(-0). Donc C=0 et F(-x)= -F(x), pour tout x
F est donc impaire
4) a) Soit h:x®tanx, pour xÎ]-p/2,p/2[
Pour xÎ]-p/2,p/2[,
h(x)=sinx/cosx
Or on sait que (f/g)'=f'g-fg'/g²
On a donc h'(x)=[cosx.cosx-sinx.(-sinx)]/cos²x
Soit h'(x)=(cos²x+sin²x)/cos²x=1/cos²x
b) On a alors (Foh)'=h'.F'oh
Soit pour xÎ]-p/2,p/2[,
[F(tanx)]'=(1/cos²x).(1/(1+tan²x))
=(1/cos²x).(1/(cos²x+sin²x)/cos²x)
= (1/cos²x).(1/1/cos²x)
= (1/cos²x).(cos²x)
=1
On a alors pour xÎ]-p/2,p/2[,
[F(tanx)]=x+C, avec C dans R (on sait que la primitive de f(x)=k est F(x)=kx+c)
Or, pour x=0, on a tanx=0 et donc [F(tanx)]=0 (car F(0)=0 par hypothèse).
Donc [F(tanx)]=0=0+C
Donc C=0
Donc xÎ]-p/2,p/2[,
[F(tanx)]=x
c) On a [F(tanp/4)]=p/4
Or tanp/4=1 (valeur connue)
Donc F(1)=p/4
On a [F(tanp/3)]=p/3
Or tanp/3=sinp/3/cosp/3=(Ö3/2)/(1/2)=
Ö3 (valeurs connues)
Donc F(Ö3)=p/3
d) Foh est continue sur ]-p/2,p/2[
(produit de composition de fonctions continues sur cet intervalle).
Donc lim(x®p/2) [F(tanx)]=lim
x(x®p/2) =p/2
Or lim(x®p/2) tanx= +¥
Donc lim(x®+¥)
F(x)= p/2
De même,
lim(x®-p/2) [F(tanx)]=lim
x(x®-p/2) =-p/2
Or lim(x®-p/2) tanx= -¥
Donc lim(x®-¥)
F(x)= -p/2
Tracer la courbe est désormais très simple.... (asymptotes d'équations
y= p/2 et y= -p/2, de
plus on sait que la courbe admet une symétrie centrale de centre (0,0)
et, enfin, on connaît deux points de la courbe)
5) a) Soit i : x®[(x-Ö3)/(1+xÖ3)],
pour x¹-1/Ö3
On a, pour x¹-1/Ö3,
i dérivable (car rationnelle) et
i'(x)=4/(1+xÖ3)²
b) On a alors
G'(x)=i'(x).F'(i(x))=4/(1+xÖ3)².1/(1+[(x-Ö3)/(1+xÖ3)]²)=4/[(1+xÖ3)²+(x-Ö3)²]=4/(4+4x²)=1/(1+x²)
On a donc G'(x)=F'(x) pour x ¹-1/Ö3
Donc, pour x ¹-1/Ö3,
G(x)=F(x)+C, avec C réel
c) On a G(0)=F(-V3)=-F(V3)=-pi/3
Or F(0)=0 donc C=-pi/3
Donc lim(x®-¥)
G(x)= im(x®-¥)
F(x)-p/3=-5pi/6
lim(x®¥) G(x)=
im(x®¥) F(x)-p/3=pi/6
d) On en conclut que la courbe de G est parallèle à celle de
F (il suffit de la décaller de -pi/3)