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Evolution de l'emploi, des qualifications et les transformations des formes de l'emploi |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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8Economie |
Terminale |
ES |
| Chapitre |
Evolution de l'emploi, des qualifications et les transformations des formes de l'emploi
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| Prestation |
Explication courte d'un sujet de dissertation |
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| Enoncé |
| Les taux de chômage que connaissent les pays européens rendent-ils déraisonnable toute augmentation des salaires ? |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Les taux de chômage que connaissent les pays européens rendent-ils déraisonnable
toute augmentation des salaires? Le taux de chômage que connaît aujourd'hui
l'union européenne à savoir autour de 10% depuis la fin des Trentes Glorieuses
semble solidement implanté.
En effet, durant les années 90, l'économie américaine a créé plus de 22 millions
d'emploi et fait passer le taux de chômage autour de 4,5% alors que les principaux
pays d'Europe continentale n'ont pas connu de baisse de leur taux de chômage
( autour de 10% pour la France, l'Italie et l'Allemagne).
La comparaison du marché de l'emploi d'Europe continentale et des Etats-Unis
fait apparaître plusieurs choses:
- Le coût du travail notamment les charges sur les bas salaires est beaucoup
plus forte
- Le travail est moins cher mais aussi plus flexible avec une précarité en
moyenne plus importante qu'en Europe. Ces constatations nous amènent à poser
la question du rôle du salaire dans la baisse du chômage.
Il faut ici considérer les 2 thèses opposées qui considèrent différemment le
chômage.
- Pour les classiques, le chômage est lié à l'impossibilité de produire davantage
de façon rentable. Pour baisser le chômage, il faut baisser le prix du travail
- Pour les keynésiens, le chômage provient de l'insuffisance de la demande
et du salaire trop peu élevé des consommateurs. Pour baisser le chômage, il
faudrait alors augmenter les salaires
Conclusion :
apporter une réponse générale nous conduit à l'erreur. En effet, certains secteurs,
comme les emplois non qualifiés sont dans un chômage classique puisque la valeur
ajoutée produite n'est pas assez forte par rapport au coût salarial total.
Pour les emplois qualifiés et recherchés, la hausse des salaires serait un moyen
de faire baisser le chômage. Dans tous les cas, il convient aussi de distinguer
le salaire des employés ( ce qu'ils touchent) et le coût salarial pour l'employeur.
Ainsi, diminuer les charges sur les salaires permet de maintenir la demande
et d'éviter le chômage keynésien et de baisser le prix du travail. |
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