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Individus et groupes sociaux |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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8Economie |
Première |
ES |
| Chapitre |
Individus et groupes sociaux
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| Prestation |
Plan détaillé d'une dissertation |
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| Enoncé |
LE SUJET
•Le développement des images de violence à la télévision est-il responsable de la montée de: La ’
violence dans la société ?
DOCUMENT 1 : DES EFFETS ATTÉNUÉS PAR LE DIALOGUE FAMILIAL
Les relations enfant-télévision ne sont pas dissociables d’un contexte socio-affectif [...]. Devant la télévision, les enfants sont
captivés et n’ont aucune distance. Quand un enfant regarde la télé avec ses parents, au moins peut-il avoir une médiation par
le langage. L’effet choc de ces spectacles de violence exige un décodage. Sinon, incapables de distinguer entre fiction et réa-
lité, les enfants enregistrent les images violentes qui ressurgiront ultérieurement en situation de stress.
Impact médecin hebdo,n° 271,10 mars 1995.
DOCUMENT 2 ; L’HOMME PROGRAMMÉ
Selon un rapport de l’Association américaine de psychologie, un enfant, à la fin de l’école primaire, a vu (à raison de
trois heures par jour en moyenne) 8000 assassinats et quelque 100000 actes violents [...]. Le fait de voir des spectacles
violents peut avoir un effet calmant jusqu’à un certain seuil. Au-delà, le surcroît d’excitation lié aux images n’est plus
élaboré au niveau psychologique. C’est là qu’apparaît une «décharge» de cette excitation par des voies variées. Les
enfants peuvent être anxieux ou faire des cauchemars. A un degré de phis»J’évacuatioa’’se faitJ)ar des jeux, des imita-
tions. des passages à l’acte... C’est pour imiter le héros d’un film pour adolescents, Thé Program, qui se couchait sur le
bitume d’une autoroute et demeurait immobile au milieu de la circulation, que plusieurs jeunes Américains furent
écrasés sur les routes des Etats-Unis à l’automne de l993. ~ ~ I. Ramonet, Le Monde diplomatique, mai 1994
DOCUMENT3:ETLESMÉDIAS ?
Les premières recherches sur la responsabilité des médias remontent aux années 30. Entreprises aux Etats-Unis, elles portent
alors sur le cinéma. En France, il faut attendre les années 80 pour que le problème soit posé véritablement. Depuis, d’autres
recherches ont porté sur les jeux vidéo. Ces recherches ont nourri plusieurs théories : la théorie de l’imitation (TV et jeux
vidéo encouragent des tendances agressives chez les téléspectateurs et les joueurs); la théorie de l’inhibition (la représenta-
tion de la violence empêche le passage à l’acte en provoquant la peur) ; la théorie de la catharsis (les scènes de violence
offrent un exéutoire qui réduit les tensions donc l’agressivité). Aucune de ces théories ne prétend faire des médias le principal
responsable de la violence mais un des facteurs explicatifs possibles du comportaient agressif
Sciences humaines, n° 89, décembre 1998.
DOCUMENT 4 ; L’INTÉRÊT DESÉTUDES LONGITUDINALES ~
La très officielle revue de l’Association médicale américaine a publié une étude minutieuse de deux psychologues de l’uni-
versité de Washington mettant en évidence une forte correspondance entre l’augmentation de l’usage de la violence à la télé-
vision et l’augmentation du taux d’homicides (presque doublé entre 1945 et 1974). L’évolution des deux courbes est quasi-
ment parallèle, mais avec 15 ans de retard pour celle des homicides. Les auteurs estiment donc que les jeunes enfants qui
baignent dans un univers de violence télévisée risquent de devenir violents lorsqu’ils seront adolescents ou jeunes adultes. Ce
constat et d’autres analyses statistiques conduisent les auteurs à affirmer que «la télévision est un facteur causal d’environ la
moitié des homicides commis aux Etats-Unis, soit approximativement 10000 homicides annuels».
Sciences humaines, n° 74, juillet 1997.
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Pistes |
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| je pense que la television est responsable de la montee de la violence dans la societee d’apres les documents |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Voila une réponse modifiée en fonction des documents fournis. A bientôt.
1 - Nous vivons dans une société violente et de plus en plus médiatisée
a - la violence est fortement présente dans notre société
- les armes à feu sont relativement faciles à trouver
- le nombre d’agressions augmente, notamment dans certains départements
(ex : 93)
- la violence des mots (insultes), les attitudes violentes (manque de
respect, de politesse) sont monnaies courantes
b - plus que l’augmentation de son intensité, c’est la mutation de sa
nature qui effraie et pose problème
- la violence touche les plus jeunes : certains assassins sont mineurs
- l’école n’est plus un bastion protégé (agressions d’enseignants)
c - la médiatisation de plus en plus complète de la société
s’accompagne d’une forte médiatisation de la violence
- les français regardent la TV en moyenne 3,5 h par jour (augmentation
constante et régulière)
- la violence fait la une des journaux télévisés (violence réelle)
- la violence fait l’objet de nombreuses fictions (films de guerre, d’horreur,etc.)
- la violence fait même l’objet d’émissions spéciales (reality shows,
etc.)
- au total, un enfant de 10 ans a, selon le doc.2, vu plus de 8000
assassinats et plus de 10 000 actes violents au cours de sa vie.
2 - La médiatisation de la violence banalise cette dernière et tend à
augmenter son intensité ainsi que la perception que l’on en a
a - la violence est omniprésente dans les médias : tout citoyen y est
donc confronté. Cela contribue à créer un climat de violence, indirectement
propice à la violence.
- certains quartiers sont très peu violents (ex : quartiers riches).
- pourtant, la violence y pénètre par la TV.
- ainsi, tout le monde a l’impression de vivre dans un monde violent, même
si cela ne correspond pas à une réalité quotidienne.
- cela entraîne la paranoïa, la peur, la xénophobie, qui sont autant de
sources potentielles de violence.
b - de manière plus directe, la violence télévisuelle, si elle n’est
pas décodée, entraîne une violence réelle.
- rôle de l’éducation et des relations parents-enfants (cf. doc. 1) : sans
cela, l’enfant prend la violence au premier degré
- raisons psychologiques : au delà d’un seuil de violence, le cerveau ne
l’interprète plus aussi bien et l’individu est tenté de la copier
(cf. doc 2 : cas des enfants suicidaires)
- ceci se matérialise statistiquement : cf. doc. 4, lien entre la violence
télé et la violence réelle, à 15 ans d’écart. Ce décallage tend à
montrer une relation de cause à effet.
3 - Bien que la télévision soit une cause incontestable de la montée de
la violence, d’autres causes, plus profondes, y contribuent.
a - les études citées dans les docs. sont essentiellement américaines.
- or il y a une différence essentielles entre les E.U. et le reste des pays
(notamment européens) : l’achat d’armes y est bien plus répandu, ce qui
contribue à ce lien si direct : 50% des crimes liés à la TV. (des études
en France seraient assez différentes).
b - la télévision est en fait essentiellement le miroir de la société
- la TV ne peut pas être rendue responsable de la montée relative de la
violence : elle sert surtout de miroir (déformant ? grossissant ?) à la
violence.
c - l’écart de revenus entre les riches et les pauvres, les problèmes
d’intégration, etc. sont autant de facteurs violentogènes.
- l’écart de revenus se creuse entre les différentes CSP (facteur
objectif), les problèmes d’intégration des populations immigrées sont réels.
- l’augmentation de la population et son entassement est facteur de
violence (ex : cités dortoirs, etc.)
Conclusion
Si la violence à la TV est responsable d’une montée objective de la
violence, elle n’en pas la seule raison. Elle est également un miroir de la
société, et de l’augmentation de la violence. Il y a ainsi un lien
d’équivalence entre ces deux notions, plus qu’une simple implication.
(d’ailleurs, la plupart des images violentes nous viennent des E.U, pays plus
violent que le notre).
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