Partout en France

Formulaire de contact

Obtenez gratuitement des informations personnalisées sur les cours particuliers KeepSchool !

Pour cela, c'est simple et rapide, entrez vos coordonnées : (Etape 1 sur 2)

 
Mentions Légales


Demande de brochures KeepSchool vous rappelle inscription client

Les relations entre progrès technique et emploi

Impression facile
Matière Niveau Section
8Economie Terminale ES
Chapitre Les relations entre progrès technique et emploi
Prestation Plan détaillé d'une dissertation
Enoncé
Dans quelle mesure les gains de productivité sont-ils une cause de suppressions d’emplois?

Doc 1
’’Nous entrons dans une nouvelle phase de l’histoire du monde: de moins en moins de travailleurs seront nécessaires pour produire les biens et les services déstinés à la population de la planète.’’ Pour l’americain Jeremy Riflikin, les dès sont jetés: c’est la fin du travail. Rien ne sera plus comme avant. Ce discours n’est pas nouveau: depuis que les machines existent, elles sont accusées de tuer l’emploi. Mais, à un moment où le chômage atteint un niveau record en France, il a fait mouche. Voivi enfin l’explication: l’économie ne pourrait plus, physiquement, fournir assez de postes de travail. Pour des raisons que l’on ne peut pas maîtriser, liées essentiellement au progrès technique et à la mondialisation.
Lois Maurin, alternatives économiques n°149, juin 97
Doc 3
L’élévation de la productivité des travailleurs (tjs plus qualifiés, mieux organisés, mieux outillés,...) a tjs été utilisée en partie pour élever le niveau de rémunération des facteurs de production (en gros, davantage de salaire ou davantage de profits) et en même tps pour diminuer le temps de travail.
Paradoxalement au milieu des années 80, alors que le chômage se développe, la durée hebdomadaire n’a presque pas varié. La part des richesses qui revient aux profits s’est accrue au détriment des autres formes de partage. Notons enfin que depuis le premier choc pétrolier, les gains de productivité annuels seraient passés de 4% en moyenne à 2%.
Louis Maurin, alternatives économiques n°149, juin 97

Doc6

L’emploi diminue si la croissance de la productivité excède la croissance de la production, c’est à dire la croissance économique. Mais cette relation n’est pas aussi mécanique qu’elle le paraît pour deux raisons:
- la croissance de la productivité peut s’accompagner d’une diminution de la durée du travail qui elle, favorise l’emploi;
- la croissance de la productivité et l’augmentation de la production ne sont pas des variables indépendantes.
Ainsi, dans un rapport de 1994, l’OCDE souligne que ’’les phases de croissance rapide de la productivité ont été le plus souvent des périodes de prospérité caractérisées par un niveau d’emploi élevé’’ alors que ’’la montée du chômage en Europe a coïncidé avec l’inflexion de la tendance de la productivié survenue vers le milieu des années 70’’.
Joëlle Bails ’’Productivité’’, cahiers français n°279

Doc 2
le doc 2 est un graphique comparant la productivité horaire et le Salaire réel de 1970 a 1996.
Ces 2 courbes sont croissantes de façon assez régulière.
Quelques chiffres:
Productivité horraire Salaire réel
janv.80 144.7 155,75
mars 85 169.77 169.51
mars 85 185.65 183.31
mars 96 203.6 191.3
Le monde 15 oct.97

Doc 4
Durée de travail en Fce
1896 2913
1911 2701
1921 2353
1926 2311
1931 2202
1936 2227
1949 2096
1955 2086
1962 2063
1970 1983
1974 1923
1980 1813
1985 1713
1990 1680
1996 1631

On peut constater qu’il y à de moins en moins d’heures de travail par personne depuis 1986 (plus de 1.7 fois moins depuis 1896 à 1996.

Doc 5
Taux de croissance annuels en %
Valeur ajoutée Emploi Durée du travail productivité horaire
70-75 3.5 0.1 -1.3 4.7
75-80 3 0.1 -0.7 3.6
80-85 1.4 -1.1 -1 3.6
85-90 3.4 0.8 -0.1 2.7
90-96 1 -0.9 -0.3 2.3
Insee 97

Réponse de notre équipe pédagogique :

Dans quelle mesure les gains de productivité sont-ils une cause de suppressions d’emplois?

Introduction : les gains de productivité et, plus généralement, l’innovation technologique, a souvent été accusée de détruire l’emploi. Dès le XIXème siècle, des ouvriers anglais dirigés par Ludd détruisaient les métiers à tisser qui, pensaient-ils, allaient leur faire perdre leur travail. Aujourd’hui, avec le renouveau du chômage, les observateurs se penchent à nouveau sur cette relation. Pourtant, de nombreuses théories économiques donnent à l’innovation le rôle de moteur de la croissance, et donc de l’emploi.

1 - La théorie de Schumpeter place l’innovation (les gains de productivité en sont un cas particulier) à la source de la croissance et de l’emploi.

a - la place centrale de l’innovation

Schumpeter distingue cinq types d’innovations : production d’un nouveau bien, mise au point d’un nouveau procédé de fabrication (innovations technologiques), ouverture de nouveaux marchés, conquête de nouvelles sources de matières premières (innovations de marché), innovations organisationnelles.

Motivées par la recherche du profit, ces innovations bouleversent les conditions de la production et de la concurrence. Les entreprises qui innovent avec succès et celles qui savent les imiter croissent, celles qui n’innovent pas ou sans succès disparaissent.

Si cette concurrence destructrice entraîne du gaspillage (obsolescence de machines, destruction d’emplois, déclassement d’activités et autres jugées improductives), il s’agit en fait d’une « destruction créatrice » qui génère la croissance en renouvelant les structures économiques.

b - comment cette influece s’opère-t-elle ?

Les innovations majeures donnent naissance à des grappes d’innovations constituées d’imitations et d’applications. Des opportunités de profit naissent alors et stimulent toute l’activité économique à travers la multiplication des investissements. Les firmes (anciennes ou naissantes) qui comprennent l’importance de l’innovation prennent des risques et en tirent des profits importants si elles l’appliquent efficacement à la production. Les autres déclinent. C’est ainsi que le tissu productif se renouvelle et que la croissance est alimentée. Ces grappes supposent qu’apparaissent des changements significatifs (et non des nouveautés mineures) et des industries nouvelles générant une diffusion de revenus pour impulser un véritable effet d’entraînement.

Les grappes d’innovation rendent la croissance cyclique Croissant rapidement après une vague d’innovation, l’activité éco croit plus lentement ou régresse entre deux vagues. Schumpeter présente ainsi des cycles de croissance. Il explique ainsi l’origine des cycles longs, repris de Kondratieff. Ceci est repris dans le texte 6.

2 - Mais la relation entre gains de productivité est en fait loin d’être évidente.

a - La relation fondamentale est Production = Productivité x Quantité de travail.

A production constante, si la productivité augmente, la quantité de travail nécessaire baisse. Les textes 1 et 3 détaillent cela.

b - En système dynamique, si l’augmentation de la production est inférieure à celle de la productivité, alors la quantité de travail nécessaire baisse.

3 - le problème semble être plus celui du partage de la valeur ajoutée

a - en effet, supposer que l’innovation et les gains de productivité créent de la croissance ne résoud pas tout. Encore faut-il que les fruits de la croissance soient partagés équitablement.

La valeur ajoutée peut être partagée entre (doc 3) :

  • l’augmentation des salaires
  • l’augmentation des profits
  • la baisse de la durée du temps de travail

b - au cours du temps, la répartition des fruits de la croissance a évolué

  • aujourd’hui, la part liée au profit tend à augmenter
  • les salaires augmentent moins que la production ( courbe 2)
  • le temps de travail baisse de manière continue (courrbe 5)

Conclusion : en 1999 a été votée en France la loi sur la réduction du travail à 35h. Cette loi a pour but avoué d’obliger les entreprises à répartir les fruits de la croissance davantage en faveur des salariés et ainsi promouvoir l’emploi. Les premiers effets de cette loi sont assez mitigés...


' '

 
Obtenez gratuitement des informations personnalisées sur les cours particuliers KeepSchool !

Pour cela, c'est simple et rapide, entrez vos
coordonnées : (Etape 1 sur 2)
OU contactez nous : Rappel gratuit soutien scolaire KeepSchool Rappel gratuit et immédiat  
 
 
 (ex : 0102030405)
 (ex : nom@domaine.fr)
 

 

Pourquoi choisir KeepSchool


soutien scolaire
Pour un conseil gratuit et personnalisé, appelez le ou complétez le formulaire ci-dessus :


Plan du site | Qui-sommes-nous ? | Contact | CGS | Mentions Légales | Presse | Partenaires | Adiscos formations | Cours-de | Nachhilfe Berlin | Prépa Bac | Prépa Brevet
Tarifs | révision examen | programme scolaire | Job étudiant | Mots clés | Professeurs KeepSchool | résultats bac 2012 | Formation informatique | anglais | espagnol | école de langue linguistique

Copyright © 2000-2012 KeepSchool - Soutien scolaire, cours particuliers