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Autre question |
Impression facile
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9Français |
Première |
générale |
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Autre question
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| Prestation |
Plan détaillé sur un sujet de dissertation ou de discussion |
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| Enoncé |
Le centre-ville est réhabilité dans sa fonction et dans sa valeur: on prend « des mesures » et on ravale les édifices en exploitant au maximum leur historicité devenue une valeur essentielles et irremplaçable. Toute une législation qui est loin d’être achevé se constitue de pyramide sur ces bases; de l’âge des maisons. C ‘est ce qui se greffe sur ce développement plein de bonne volonté qui a été l’histoire urbaine des quarante dernières années, un mécanisme qui n’avait pas été prévu et qui va devenir un des problèmes dominants de la cité européenne concentré.
Le premier stade de ce mécanisme est celui de la fripe. Puisque la valeur du centre ville a été redécouverte, un certain nombre de leaders de comportement, artistes, intellectuels, avant-garde des anciens riches propriétaires viennent s’y installer, bientôt suivis par ceux- la mêmes qui l’avaient déserté au début du siècle. Les maisons aménagées résolvent heureusement (avec de l’argent) le conflit entre principe de conservation et principe de spécialisation, souvent en conservant exclusivement la façade et en les rebâtissant à l’intérieur (Colmar, Berne). Les greniers se transforment en duplex ou triplex, la valeur au sol croît très vite, la spéculation prospère, seules quelques municipalités courageuses qui ont bloqué au départ le prix des terrains échappent à cette règle. Avec des artistes et les intellectuels viennent les touristes qui passent, cherchent le charme et l’y trouvent, et les commerces de tourisme s’installent pour les satisfaire. Le marchand de fripe –cher autant que possible – s’installe à côté de la mercière oubliée là et convoite ses mètres carrés sur la grande rue. Le royaume de la fripe est pittoresque, de l’ancien-ancien on est passé au nouveau ancien, au kitsch de la fripe, à la fripe signée ou portant les marques de la signature à la fripe fabriquée « artistiquement râpée ». Dès ce stade , le centre ville n’a que faire de ses commerces de « pauvres » épiceries et boucheries, mercières et cordonnières, vrais artisans dont l’atelier encombre la cour dans laquelle on pourrait si bien du clinquant ou des tables de restaurant: nous sommes dans la frime, les commerces de frime, la frime historique ou la frime alimentaire, celles des lettres gothiques de l’hôtellerie normande. Édiles et artistiques sont heureux et triomphants, le centre ville est renvoyé , recouvré depuis les bas fonds des cas sociaux, la bruyante joie se répand dans les rues piétonnes et le ministère de la culture se félicite.
Les habitants découvrent cependant –au bout d’un certain temps , car c’est un processus très progressif- la disparition de ces petits ou moyens commerces dont l’assortiment recouvrait le spectre à peu prés complet de leur besoins. L’épicier est parti, le boucher s’est installé en banlieue , seul résiste quelque Prisunic par la force de sa grandeur et sa capacité d’animer à bon marché. Chelsea, Greenwich village ou le quartier latin proposent à l’époque actuelle des exemples parfaits de ce stade de processus.
Une maladie subtile s’est installée : on pourrait l’appeler la maladie de la frite. Le centre-ville est devenu centre d’un commerce bien particulier qui, au lieu de couvrir le spectre des besoins humains, couvre celui des touristes et le touriste est bien différent de l’homme quotidien. Il a plus besoin de bijoux que de pain, et plus besoin de snacks que de restaurants fins. Le centre- ville est le plus haut lieu de la caméra photographique et celle-ci à toute heure du jour et de la nuit a besoin de se nourrir rapidement et à bon marché, car le touriste est essentiellement au milieu de la pyramide sociale. C’est le règne de la frite : le marchand odorant s’étale sur le trottoir à côté du masque nègre, fait bon ménage avec le souvenir de la cathédrale et la chemise indienne. La mauvaise monnaie chasse la bonne , l’odeur et le bruit font refluer par leur permanence les reconquérants du centre ville, qui repartent à la conquête d’autres résidence.
Ainsi un nouveau cancer s’installe dans le centre ville (Düsseldorf, la rue de la Huchette à Paris, Washington square) ; celui ci retourne à une nouvelle dégradation de luxe que ses édiles n’avaient pas prévue.
A.Moles E.Kotrer
Psychologie de l’espace (1978)
Résume le texte en 180 mots
Qu’est-ce que signifie "le spectre des besoins humains" et "la dégradation de luxe"?
Discussion : Les auteurs du texte signale que « l’odeur et le bruit font refluer par leur permanence les reconquérant du centre-ville ».
Habiter dans un quartier rénové fréquenté par le touristes offre t-il à votre avis plus de satisfactions que de désagréments ?
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Pistes |
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Kitsch :se dit d’un objet ou d’une œuvre d’art de mauvais gout destiné à la consommation de masse
Édile :administrateur municipal
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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1) Résumé :
Le centre-ville est restauré conformément à son origine et reprend de la valeur. Mais un problème imprévu surgit:
La première étape ce celui-ci est le retour des élites vers le centre-ville, qui devance celui des anciens habitants de ces quartiers. Ceci s’accompagne de travaux qui, conservant les façades, transforment complétement les corps de bâtiments. De ce fait, le prix de ces habitations s’élève, et seuls les commerces destinés aux touristes y trouvent leurs compte. Les marchands de vêtements s’installent et cohabitent un temps, puis chassent peu à peu les commerces de quartier.
Les habitants font alors l’expérience du manque de commerce de bouche, remplacés par les supermarchés.
Une maladie s’installe alors en ville : elle ne vit plus que pour les touristes, et non les autochtones : les bijouteries, les fast-food abondent, avec pour conséquences néfastes les bruits et les odeurs.
Alors ceux qui étaient revenus en centre ville sont condamnés, de nouveau, à en repartir.
2) Vocabulaire :
Le "spectre" des besoins humains désigne ici l’ensemble des besoins dans leur diversité ; spectre, au sens physique, désigne cet ensemble : le spectre lumineux, c’est l’ensemble des couleurs qui composent la lumière
La dégradation deluxe est un paradoxe : plus le luxe s’installe en ville, plus la qualité de vie se dégrade.
3) Discussion : (arguments à développer)
- Plan en 2 parties :
A) les avantages à habiter en centre ville :
- la proximité des commerces et des loisirs
- les moyens de transport
- les animations
B) les inconvénients :
- le bruit
- les difficultés de stationnement
- les violences, les agressions
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