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Autre question |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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9Français |
Seconde |
STL |
| Chapitre |
Autre question
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| Prestation |
Explication courte sur un texte( joindre le texte, l'auteur et la date) |
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| Enoncé |
JJ ROUSSEAU Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes(1754)Rousseau évoque dans cet ouvrage qui le rendit fameux,l’age d’or, époque mytique où les hommes vivaient en conformité avec la nature. Il s’insurge ici contre les conclusions des chercheurs se son époque,qui refusent aux habitants de contrées lointaines une idendité propre.
Depuis trois ou quatre cents ans que les habitants de l’Europe inondent les autres parties du monde et publient sans cesse de nouveaux recueils de voyages et de relations, je suis persuadé que nous ne connaissons d’hommes que les seuls Européens; encore parait-il aux préjugés ridicules que ne sont pas éteints, même parmi les gens de lettres, que chacun ne fait guère sous le nom pompeux d’étude de l’homme que celle des hommes de son pays. Les particuliers ont beau aller et venir, il semble que la philosophie ne voyage point, aussi celle de chaque peuple est-elle peu propre pour un autre. La cause de ceci est manifeste, au moins pour les contrées éloignées: il n’y a guère que quatre sortes d’hommes qui fassent des voyages de long cours: les marins, les marchands, les soldats et les missionnaires. Or,on ne doit guère s’attendre que les trois premières classes fournissent de bons observateurs et quant à ceux de la quatrième, occupés de la vocation sublime que les appelle, quand ils ne seraient pas sujets à des préjugés d’état comme tous les autres, on doit croire qu’ils ne se livreraient pas volontiers à des recherches qui paraissent de pure curiosité et qui les détourneraient des travaux auxquels ils se destinent.D’aileurs, pour prêcher utilement l’Evangile, il ne faut que du zèle et Dieu donne le reste, mais pour étudier les hommes, il faut des talents que Dieu ne s’engage à donner à personne et qui ne sont pas toujours des saints. On n’ouvre pas un livre de voyages où l’on ne trouve des descriptions de caractères et de moeurs; mais on est tout étonné d’y voir que ces gens qui ont tant décrit de choses,n’ont dit que ce que chacun savait déjà, n’ont su apercevoir à l’autre bout du monde que ce qu’il n’eut tenu qu’à eux de remarquer sans sortir de leur rue et que ces traits vrais qui distinguent les nations et que frappent les yeux faits pour voir ont presque toujours échappé aux leurs. De là est venu ce bel adage de morale, si rebattu par la tourbe philosophesque, que les hommes sont partout les mêmes, qu’ayant partout les mêmes passions et les mêmes vices, il est assez inutile de chercher à caractériser les différents peuples; ce qui est à peu près aussi bien raisonné que si l’on disait qu’on ne saurait distinguer PIERRE d’avec JACQUES, parce qu’ils ont tous les deux un nez, une bouche et des yeux. Ne verra t-on jamais renaitre ces temps heureux où les peuples ne se mêlaient point de philosopher mais où les PLATON LES THALES ET LES PYTHAGORE épris d’un ardent désir de savoir, entreprenaient les plus grands voyages uniquement pour s’instruire et allaient au loin secouer le joug des préjugés nationaux, apprendre à connaitre les hommes par leurs conformités et par leurs différences et acquérir ces connaissances universelles qui ne sont point celles d’un siècle ou d’un pays exclusivement, mais qui, étant de tous les temps et de tous les lieux, sont pour ainsi dire la science comme des sages? On admire la magnificence de quelques curieux qui ont fait ou fait faire à grands frais des voyages en ORIENT avec des savants et des peintres, pour y dessiner des masures et déchiffrer ou copier des inscriptions; mais j’ai peine à concevoir comment dans un siècle où l’on se pique de belles connaissances il ne se trouve pas deux hommes bien unis, riches, l’un en argent, l’autre en génie, tous deux aimant la gloire et aspirant à l’immortalité, dont l’un sacrifie vingt mille écus de son bien et l’autre dix ans de sa vie à un célèbre voyage autour du monde pour y étudier, non toujours des pierres et des plantes, mais une fois les hommes et les moeurs, et qui, après tant de siècles employés à mesurer et condirer la maison,s’avisent enfin d’en vouloir connaitre les habitants.
JJ ROUSSEAU (1712-1778)
QUESTION : PAR QUELS MOYENS ROUSSEAU S’EMPLOIE-T-IL A SUSCITER L’ADHESION DE SON LECTEUR? MERCI |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Rousseau s’emploie à susciter l’adhésion de son lecteur de plusieurs
manières :
- il s’implique par des termes forts : je suis persuasé que, j’ai peine
à concevoir
- il fait une démonstration logique :
- 1) seuls les les marins,les marchands,les soldats et les missionnaires
voyagent
- 2) les trois premiers ne sont pas de bons observateurs
- 3) les missionnaires ont du zèle mais pas de talent
- 4) donc personne n’est apte à décrire les autres hommes
- il ironise avec la comparaison Pierre/Jean
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