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Autre question

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Matière Niveau Section
11Philosophie Terminale L
Chapitre Autre question
Prestation Commentaire détaillé d'un texte ( joindre le texte, l'auteur, la date)
Enoncé
Dégager l’intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
« L’universel, ce qui s’applique à tous les cas, est impossible à percevoir, car ce n’est ni une chose déterminée ni un moment déterminé, sinon ce ne serait pas un universel, puisque nous appelons universel ce qui toujours et partout. Donc, puisque les démonstrations portent sur l’universel, et que l’universalité ne peut être perçue, il est clair qu’il n’y a pas de science par la sensation. Mais il est évident encore que, même s’il était possible de percevoir que le triangle a ses angles égaux à deux droits, nous en chercherions encore une démonstration, et que nous n’en aurions pas (comme certains le prétendent) une connaissance scientifique : car la sensation porte nécessairement sur l’individuel, tandis que la science consiste dans la connaissance universelle. Aussi, si nous étions sur la lune, et que nous voyions le terre s’interposer sur le trajet de la lumière solaire, nous ne saurions pas la cause de l’éclipse : nous percevrions qu’en ce moment il y a éclipse mais nullement le pourquoi, puisque la sensation ne porte pas sur l’universel. Ce qui ne veut pas dire que par le spectacle répété de cet événement, nous ne puissions, en poursuivant l’universel, arriver à une démonstration, car c’est à partir d’une pluralité de ces particuliers que se montre l’universel. »
Aristote. Seconds analytiques, I, 31 (Traductions Tricot, in Oraganon).

Réponse de notre équipe pédagogique :

Nouvelle page 1

TEXTE D’ARISTOTE

INTRODUCTION

texte extrait des seconds analytiques qui traite de la différence entre ce que nous livre la perception et la connaissance universelle à laquelle appartient ce qu’Aristote nomme la science

I-"Il n’y a pas de science par la sensation"

que nous livre la perception?

  • Elle nous met en contacte avec des situations et des objets particuliers "individuels"
  • Elle ne peut donc nous informer que de la particularité ou de ola singularité mais pas de l’universel, ici définit très simplement par "ce qui est toujours et partout"

La sensation ou la perception nous révèle des accidents, les qualités et non de l’essence. Je vois un ballon rouge, un arbre de tel aspect et de telles dimensions et non le ballon en tant que concept, on ne rencontre jamais l’idée de ballon ou l’arbre en soi.

Il y a donc ici l’opposition traditionnelle entre accidents et essence.

On peut rappeler que sur ce point Aristote est tout à fait d’accord avec Platon.

II-l’ambition de la science

Ses démonstrations sont universelles, ne tenant pas compte des apparences singulières ou accidentelles.

  • Développer l’exemple du triangle "même s’il était possible : rappeler qu’un triangle dessiné et ainsi offert à la perception est toujours faux (problèmes de ses limites: que faire de l’épaisseur des traits figurant ses cotés?)

La perception de l’égalité des angles à deux droits serait insuffisante pour procéder à l’universalisation de cette propriété: rien ne prouverait rationnellement que tout triangle est dans le même cas que le triangle perçu. C’est pourquoi il faudrait ajouter à cette perception une démonstration portant sur le concept de triangle.

III-Perception et abstraction

De la perception au concept, il y a non pas continuité mais rupture

  • Cela suppose un travail intellectuel d’abstraction : on ne conserve de l’objet que ses caractères généraux et on abandonne ses apparences qualitatives.

Suggestion de la fin du texte: ce travail d’abstraction peut s’élaborer à partir de "l’observation répétée" la perception d’objets semblables nous entraîne à l’abandon de leurs singularités en montrant quels sont leurs points communs.

  • Problème classique de l’induction: comment généraliser à partir d’une expérience unique? (puisque l’expérience fait intervenir la perception)

rappeler que dans l’observation faite d’un point de vue scientifique, on considère le cas examiné comme représentatif ou exemplaire d’un fonctionnement universel. (ce qui fonde l’induction, c’est aussi le principe du déterminisme)

CONCLUSION

Différence entre le rapport quotidien au réel et le point de vue scientifique dans le quotidien, c’est précisément par ses qualités que le monde nous séduit, mais nous ne cherchons pas à comprendre le pourquoi de ces qualités, nous contentant de la satisfaction qu’elles nous procurent.

Ou bien : rôle fondateur du concept une fois constitué: c’est lui qui nous permet de classer les objets au delà de leurs apparences.

 

N’hésites pas à me contacter en cas de difficultés. Bon courage pour faire ton devoir. A bientôt.


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