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Matière Niveau Section
11Philosophie Terminale S
Chapitre Autre question
Prestation Plan détaillé sur un sujet de dissertation
Enoncé
Sujet : Y-a-t-il une vérité morale ?

Réponse de notre équipe pédagogique :



Introduction

on peut supposer que les vérités morales existent puisque nous avons tous une conscience morale qui nous dit comment juger d’une situation critique.
Mais le problème, c’est que si vérité il y a, elle n’est pas unique, son contenu diffère selon l’époque, les individus, les mœurs, etc. On parle volontiers de valeurs morales mais rarement de vérités. Car la vérité désigne plutôt une certitude, une nécessité.
Le vrai et le faux se situent surtout dans le langage, dans nos énoncés. Dire d’un contenu moral qu’il est vrai ou faux, qu’est-ce que ça peut signifier ? Affirmation gratuite ? Fanatisme dogmatique ?

Par ailleurs, l’homme n’est pas certain de pouvoir connaître la vérité, donc pas de vérités morales possibles.

Et si une vérité morale existe, la chose ou l’acte moral doit prendre les caractères de la vérité : cela veut-il dire qu’un chose ou une conduite morale peut elle être démontrée, enseignée… ?
Aristote : pas de certitude ni de nécessité dans le domaine de la praxis et de la morale.
Jugements de valeur. Pas de démonstration a priori de la morale : il faut vivre la morale, la sentir, l’effectuer pour l’actualiser. La morale, c’est savoir diriger l’intellect contre un appétit démesuré. C’est choisir le juste milieu, le plus raisonnable.

I. Relativisme moral : pas de certitudes possibles

- position sceptique : la raison ne peut connaître le vrai, donc doute universel et permanent. Cela vaut pour les contenus moraux.

- L’erreur de l’intelligence, l’intelligence humaine est faillible : l’opinion de l’homme varie grâce à la diversité des idées, on se sait pas à quoi se fier. En moral, on doit donc s’abstenir de juger. Suspendre le jugement de valeur. Grande difficulté de savoir si ceci est bien ou ceci est mal.

- Problème : impossible de vivre en total sceptique car suspendre le jugement moral nous empêche d’agir et l’inaction totale amène la mort. La vie et l’action exigent de nous que nous prenions position. Y compris en moral. Quels sont alors les moyens à notre disposition pour dire si quelque chose est moralement vrai ou faux ?

II : la raison est capable de nous faire approcher une vérité morale

- position cartésienne : la raison est la faculté qui pousse à chercher la raison des choses. La raison est un ensemble de notions premières et de principes premiers. Ces notions et principes sont naturels et nécessaires. La raison humaine oriente l’individu vers la découverte de la vérité. L’homme a une aptitude naturelle à rechercher la vérité.

- répercussion de cette thèse en morale : nous pouvons accéder à une vérité dans la morale. A condition de se donner des règles de conduite. Or définir une règle pour la conduite morale, c’est dire qu’il y a un comportement vrai, véritablement moral par rapport à un mauvais comportement qu’il faudrait éviter.

- exemple de règles morales cartésiennes :
il faut règler la volonté sur le droit usage de la raison. Il faut imposer à la volonté la règle de suivre l’entendement, de faire ce que dicte la raison.
Connaître le mieux possible tout ce qu’il est nécessaire de connaître pour bien juger : il y a des vérités métaphysiques (qui sont les racines de l’arbre de la connaissance ). La volonté doit se lier à l’entendement et doit lier l’entendement. Dans chaque circonstance il faut définir ce qui est bien et si cette pratique est suivie l’homme en connaîtra le contentement. Pour avoir un contentement solide il est besoin de suivre la vertu, et appliquer son entendement à bien juger.

- problème : on peut énoncer ce qui est vrai moralement et les principes qu’il faut adopter, mais le problème du fondement du vrai en moral n’est pas éclairci. Qu’est-ce qui justifie pour nous la valeur de ce qui est vrai moralement ?

III. Les signes du « vrai » moral

- le vrai moral apparaît comme désirable. Il nous semble souhaitable de réaliser le bien. Nous l’aurions donc en nous comme une tendance naturelle.

- d’autre part l’exigence morale s’impose à nous avec une autorité souveraine. Donc le signe du vrai en moral serait l’obligation ; je me sentirais obligé d’agir moralement. Le vrai moral serait transcendant c’est à dire extérieur et supérieur à ma conscience.

- ces deux aspects sont pris en compte dans la morale kantienne.




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