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TEXTE DE HUME
INTRODUCTION
Philosophe anglais, hume défend l’empirisme comme la seule position
philosophie légitime combattant le dogmatisme de la métaphysique classique, en
soutenant que toutes nos idées sont des copies des impressions fournies par
l’expérience et non des idées innées (contre Descartes) ou crées par la
raison. Le seul pouvoir de la raison est d’associer ces images en fonction de
notre habitude psychologique et de la constance des phénomènes naturels. Cette
philosophie aboutit à un "scepticisme mitigé" qui substitut à la
certitude de la vérité, la croyance en la probabilité. Ce texte est un
extrait de son oeuvre majeure le traité de la nature humaine. Il défend la thèse
que la sensation est supérieure à la pensée. On peut diviser ce texte en 2
parties.
I-UN CONSTAT
1-differences entre les perceptions de l’esprit et l’imagination
Tout d’abord Hume part d’un constat sur lequel il annonce l’accord de tous.
Ce constat c’est la différence entre deux choses: les perceptions de l’esprit
et le rappel de celle ci par notre imagination
Pour hume, nos perceptions se classent en deux catégories :
- Les impressions ou
perceptions vives comme les sensations ou les émotions
- Les idées qui sont
des images affaiblies des impressions
Or lorsque je suis en contact avec quelque chose de chaud, je ressens la
chaleur et ceci parce que j’ai la sensation de chaleur. De même si je suis en
contact avec une chaleur cette fois ci plus modérée, je vais ressentir non pas
de la douleur mais du plaisir. Ce sentiment est une perception qui naît de mes
sensations. Nous sommes ici dans le registre des impressions ou des perceptions
vives car si bien dans la sensation de chaud ou de tiède que se joue ces
impressions.
Mais lorsque je ne suis pas au contact avec la source de chaleur mais que je
fais l’effort de me souvenir de cette impression, alors j’utilise mon
imagination mais ce ne sont plus mes sensations qui sont à la source de cette
perception mais bien le travail de ma mémoire, de ma pensée.
2-la mémoire, le travail de l’imagination
La mémoire et l’imagination sont deux facultés par lesquels l’homme peut
rendre présent à sa pensée des faits ultérieurs ou futurs. Or l’imagination
et l’imagination ne nous fournissent que des "copies", "des
imitations" qui ne rendent compte que partiellement des choses. Ainsi elleS
ne fournissent qu’un rappel mais en aucun cas la vivacité de la douleur au
contact de la chaleur, ni du plaisir ressenti au contact d’une source modérée.
Ceci s’explique par le fait même qu’au moment même au nous faisons appel à
notre imagination et à notre mémoire nous ne ressentons plus la douleur ou le
bien être mais nous sommes dans une situation de rappel ou d’anticipation qui
ne peut pas rendre la sensation elle-même mais seulement la trace de cette
sensation.
II-"LA PENSÉE LA PLUS VIVE EST INFÉRIEURE A LA SENSATION LA PLUS
TERNE "
1-partons de l’expérience de nos facultés d’imagination et de mémoire
Lorsque nous faisons appel à notre mémoire, c’est pour nous rendre présent
un sentiment, une sensation, une perception que nous avons déjà ressentie. La
mémoire permet de nous rappeler de ce que nous avons ressenti lors d’une brûlure,
c’est à dire encore de la douleur ressentie. La mémoire nous remet en
situation même où nous souffrions et où nous étions au contact même avec la
chaleur. L’imagination rend réel pour nous cette expérience et nous permet de
nous représenter les choses sous l’angle du "comme si" c’était réel.
Mais on ne peut pas pour autant discerner de manière précise et adéquate la
sensation du fait que nous ne sommes pas en situation de sentir mais de rendre
la sensation présente à notre esprit.
2-l’exemple de la poésie pour affirmer sa thèse
Lorsque l’on lit un poème par exemple de Baudelaire, nous nous figurons ce mélange
de couleurs, de senteur la splendeur du langage et des images que nous nous
formons nous rend présent les objets eux-mêmes en pensées. Or nous ne
confondons pas l’objet réel, et l’objet imaginé car l’objet réel est un objet
qui par définition existe alors que l’objet pensé n’est qu’une image qui nous
est personnelle. Ainsi même la meilleure description d’un paysage ne peut pas
se substituer à un paysage réel. De sorte que c’est bien par la sensation
c’est à dire par les impressions que nous sommes alors plus touché que par les
images formées par l’esprit. On peut donc en conclure que même la pensée qui
va rendre l’objet de manière la plus précise possible et avec une exactitude
presque totale sera toujours inférieure à la sensation la plus terne c’est à
dire la sensation la plus banale et la moins vive.
CONCLUSION
Ainsi Hume contre les philosophes "classiques" montre la supériorité
de la sensation par rapport à la pensée et propose donc de descendre la pensée
de son pied dé stal pour lui substituer non pas la sensation mais envisager de
manière plus conforme à l’expérience que nous faisons de *u monde et du réel
un nouveau rapport, sensations/pensée.
BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la nature
humaine (1740)
- Essais moraux et
politiques (1741)
- Enquête sur
l’entendement humain (1748)
- Histoire naturelle de la
religion (1757)
- Dialogues sur la religion
naturelle (posthume)
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