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Les Hommes
peuvent-ils être libre et égaux à la fois ?
INTRODUCTION
Il faut tout d’abord définir correctement les termes du sujet
liberté:
le fait de ne pas être contraint par quelqu’un ou par quelque
chose.
égalité:
1-Qualité de ce qui est égal.
2-Le fait pour les humains d’être égaux devant la loi, de jouir des mêmes droits.
PROBLÉMATIQUE
Qu’est ce que la liberté et l’égalité? Ces deux termes sont le plus
souvent associer mais que signifient ils l’un par rapport à l’autre? Y’a t-il
entre les deux une conjonction indispensable ou peuvent ils être penser de
maniere dissociée? Les hommes peuvent ils être libres et égaux en même
temps? la liberté et l’egalité ont ils la même procédure?
I-La liberté est l’absence de contraintes.
1-Liberté intérieure
La volonté du sujet pensant ou volonté spirituelle. Le sujet
libre est source d’initiatives; il choisit, décide et se détermine lui-même
dans l’effort et la responsabilité. Il ne prend alors le risque que d’exercer
sa liberté
2-Liberté extérieure
la liberté physique (droit d’user de son propre corps) La
liberté civique ou politique c’est l’absence de toute contrainte despotique de
la part de l’État. S’il y a liberté alors cela exclu toutes données
despotique ou tyrannique du pouvoir.
3-Quelle que soit la forme de la contrainte, elle est négation
absolue de la liberté
Il y a une impossibilité pratique de la liberté en désignant
son envers absolu. Toute limitation est négation pour la liberté. Ainsi que
l’on pense le déterminisme ou la causalité la liberté n’existe alors pas car
elle n’est possible que dans un cadre où la contrainte est exclue.
II-Ce qu’est l’égalité
1-l’egalité en théorie
Le fait pour les humains d’être égaux devant la loi, de jouir des mêmes droits. Le concept d’égalité. Idéal d’égalité
. L’égalité se situe d’abord comme un idéal c’est à dire quelque chose qui
est plus à atteindre que de fait. En effet, les révolutionnaires de 1789 ou
encore les révolutionnaires russes en 1920 se sont battus pour que les privilèges
ne soient plus l’apanage d’une seule classe, d’un seul groupe social. L’égalité
est donc primordiale.
2-l’egalité de fait
Dans l’état de nature, les hommes naissent bien dans l’égalité; mais ils n’y sauraient rester. La société la leur fait perdre, et ils ne redeviennent égaux que par les lois.
MONTESQUIEU, l’Esprit des lois, VIII, 3. Cette citation de Montesquieu peut
être à la base de la réflexion suivante. Si l’égalité relève de l’idéal
quand est il dans les faits? il est clair qu’a l’état de nature (c’est à dire
sans société ni état) les hommes sont égaux mais cette égalité est une égalité
implicite puisque les hommes ne vivent pas en société. Quand la société se
forme il y a égalité devant les institutions que les hommes mettent en place
pour assurer leur bien être. Ainsi l’égalité est vraiment créer par les lois
qui considèrent tous les hommes égaux
III-L’exercice de la liberté est d’abord l’exercice de
son être propre.
1-la liberté comme définition de l’homme
Il est pourtant impossible de ne pas exercer sa liberté, car
comme l’écrit Rousseau dans son contrat social livre I l’homme ne peut pas
renoncer à sa liberté a moins de pas être un homme. Si l’essence de l’être
est la liberté il faut donc travailler sur l’utilisation de cette liberté.
2-exercer sa liberté c’est risquer d’être un homme libre
et egaux par rapport aux autres
En effet, la liberté n’est pas une capacité qui nous permet
d’agir, plus encore comme nous l’avons vu elle constitue notre essence. Or il
faut bien montrer que si nous exerçons notre liberté nous risquons d’être
libre. Cela peut paraître à première vue une aberration mais il n’en est
rien. La liberté même si elle est notre essence doit être assumer. Nous
faisons des choix et nous devons les assumer c’est dans cette perspective
d’autonomie et dans le fait d’assumer que se situe le risque le plus profond.
"Derrière cette ombre de liberté, qui consiste à choisir, se montre
aussitôt la liberté véritable qui consiste à se dominer" Alain, les idées
et les âges, I, p.203
Si l’on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu’il se réduit à deux objets principaux, la liberté et l’égalité : la liberté, parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l’État; l’égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle.
(rousseau contrat social)
CONCLUSION
si la liberté est première l’égalité est
primordiale car l’égalité détermine la position de l’homme dans son rapport
aux autres. Être libre est le premier maillon de la chaîne. L’égalité n’en découle
pas mais se créer.
BIBLIOGRAPHIE
- PLATON Critton
- KANT qu’est ce que les lumières
- ROUSSEAU contrat social (livre I)
- SPINOZA traité théologico-politique (chapitre 18)
- BERGSON, Essai sur les données immédiates de la
conscience - Chapitre III.
- SARTRE, L’Être et le Néant, Gallimard. (la fin de
l’ouvrage, en particulier p.515 et 516)
- Simone de BEAUVOIR, Pour une morale de l’ambiguïté.
- HEIDEGGER, De l’essence de la vérité - Question 1
chapitre IV
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