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La morale a-t-elle sa place dans les rapports économiques?
INTRODUCTION
morale
Connaissance du bien et du mal; «théorie, généralement conçue sous forme normative, de l’action humaine en tant qu’elle est soumise au devoir et a pour but le bien» (Cuvillier).
place
Espace à occuper ou occupé.
rapport
Lien, relation qui existe entre plusieurs objets distincts, et que l’esprit peut constater.
économiques
Qui concerne la production, la distribution, la consommation des richesses ou l’étude de ces phénomènes.
PROBLÉMATIQUE
-La morale est une théorie ou une doctrine de l’action humaine qui tente
d’établir de façon normative la valeur des conduites et qui tente de
prescrire les règles de conduite qui convient dès lors de respecter. En ce
sens, la morale ne se contente pas de décrire comment les hommes agissent mais
elle tente de dire comment ils devraient agir.
-La société correspond à l’ensemble organisé des individus unis par des réactions
d’interdépendance.
-La question est donc de savoir si la définition du bien et du mal dépend de
la société, donc de l’époque et de la culture ou si on peut définir de façon
universelle le bien et le mal.
I : Beaucoup de préceptes moraux ne sont pas universels : ils sont des
inventions de la société et ne sont pas universels.
A : Les préceptes moraux sont souvent des construction artificielle
Nietzsche rejette les critères traditionnels du bien et du mal, du vrai ou du
faux. Pour lui, le faux et le mauvais peuvent être aussi conformes à l’ordre
du monde que les valeurs positives prisées par le commun des mortels. En fait,
pour lui, la philosophie et la morale en particulier ne sont que des
constructions artificielles qui cachent l’instinct de défense des faibles.
B : Ainsi, les préceptes moraux dépendent souvent de la société Nietzsche
explique que le christianisme, le socialisme mais aussi la démocratie ont créé
une morale artificielle où est valorisé l’égalitarisme et la
non-distinction des individus. Ainsi, chaque société créé sa propre morale
afin de gommer les différences entre les hommes.
II : Il existe cependant des principes universels que les hommes
doivent respecter.
A : La morale est une loi que se donnent les hommes en suivant leur raison
Kant explique que la raison commande d’agir comme on voudrait que tout le
monde agisse. Cet impératif universel résulte de la capacité de se mettre à
la place des autres, de considérer que tout individu est une image de nous-mêmes.
Pour agir moralement, il faut agir de telle façon à ce que la " maxime de
son action puisse servir de législation universelle. "
B : La raison étant communes à tous les hommes, il existe des principes
moraux universels Le respect d’autrui par exemple semble être un principe
moral universel. Pour le bien de tous les hommes, il est rationnel que les
hommes se respectent. Toute personne qui applique sa raison ne peut nuire aux
autres gratuitement. Cela est universel.
III : Beaucoup de principes dits moraux sont des inventions de la société,
la vraie morale ne dépend pas de la société puisqu’elle fait appel à la
raison de chaque homme.
A : Morale collective et morale individuelle La vraie morale dépend de
l’individu. Il doit se méfier des morales collectives qui peuvent souvent être
critiquées en utilisant les arguments de Nietzsche. Mais la société ne peut
quand même t-elle pas transmettre une morale universelle ?
B : La société peut transmettre une vraie qui consiste dans la
responsabilisation des individus La seule façon pour une société de
transmettre une morale universelle est d’apprendre aux individus à utiliser
leur raison et non pas à leur fournir du prêt à penser.
CONCLUSION
Beaucoup de principes qui se disent moraux dépendent de la société.
Mais la vraie morale provient d’une réflexion individuelle qui dépasse le
cadre de la société ou de la culture.
Je te souhaite bon courage et j’espère que mes indications
t’apporteront les réponses que tu te posais.