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Pense - t - on jamais seul ?
INTRODUCTION
Il faut tout d’abord définir les termes du sujet
afin d’en faire surgir la problématique
penser:
Appliquer l’activité de son esprit aux éléments fournis par la connaissance (pour les élaborer, les organiser, leur donner un sens); former, combiner des idées et des
jugements.
jamais:
en aucun temps
seul:
Qui est sans compagnie, qui est séparé des autres
PROBLÉMATIQUE
L’activité de penser est définit par Platon
comme le silencieux dialogue de l’âme avec elle même. Or cette définition dédouble
l’homme en un seul être qui fait que même penser seul ouvre sur une dualité.
Peut alors jamais penser seul? Alors même que la pensée apparaît comme
strictement personnelle peut on alors penser la pensée comme n’étant effective
que dans la rencontre de l’autre.
I-LA PENSÉE EST LE PROPRE DE L’HOMME
1-la certitude cartésienne
C’est la saisie de la conscience par elle-même dans les méditations
métaphysiques DESCARTES écrit qu’il faut bien que moi qui pense je suis ou
j’existe. Le cogito cartésien permet à l’homme par la conscience d’exister et
de pouvoir s’élever au-dessus de tous les êtres par l’apport de la conscience
qu’est l’unité.
Il y a un véritable pouvoir de la pensée qui se pense elle-même et qui exclut
la possibilité d’un acte dont le sens pourrait lui échapper
2-l’homme se définit par la pensée et le langage.
Lorsque l’homme est définit on met en avant ces qualités de
pensée et de langage qui le distingue des autres êtres. L’homme est un être
de langage et comme l’écrit Hegel, "pas de pensée sans langage".
L’homme est un être doué de pensée, de raison. Il est un être qui a la
capacité de se penser, de penser les autres et de penser le monde dans lequel
il évolue. Il peut communiquer avec autrui et ainsi créer des choses.
II-IL N’Y A DE PENSÉE QUE DANS LA RENCONTRE
D’AUTRUI
1-La reconnaissance d’autrui
Autrui implique d’emblée que cet autre est un être humain.
Et je reconnais autrui comme l’écrit DESCARTES dans sa quatrième méditation métaphysique
par ce qu’il est lui aussi un être de pensée.
2-l’attribut commun : la conscience
Si on recherche à se mettre à la place de l’autre c’est
aussi que l’on envisage que les consciences du sujet A et du sujet B ont la
possibilité de se rapprocher et ainsi de devenir équivalentes entre elles.
Ainsi la conscience serait la même chez les sujets A et B et interchangeables
comme si la conscience était le sol commun de tous les hommes et que chez chaque
homme il y avait des variantes.
3-la "mêmeté" hégélienne
Cela signifie que lorsque que l’on pense on ne pense jamais
totalement seul car autrui est toujours la référence ultime de la réflexion.
HEGEL nomme cela la mêmeté, c’est à dire ce que deux consciences ont de
semblable entre elles.
CONCLUSION
Ainsi si on pense seul c’est à dire sans aise extérieur
on ne pense malgré tout jamais tout seul car autrui est toujours dans l’horizon
de ma réflexion et surtout autrui est toujours celui qui peut alimenter ma réflexion.
Il est évident que la pensée devient opérante qu’à l’instant où elle se
rencontre avec elle même ou avec l’autre.
BIBLIOGRAPHIE
-
DESCARTES, Discours de la Méthode,
IV
-
H. DELACROIX, Le langage et la pensée.
-
A. CAMUS, L’homme révolté.
-
Jean GUITTON, Initiation à la pensée.
J’espère que tu réussiras à partir de mes
informations à faire ton devoir. Bon courage et n’hésites pas à me contacter
en cas de problème.