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Autre sujet |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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11Philosophie |
Terminale |
S |
| Chapitre |
Autre sujet
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| Prestation |
Plan détaillé sur un sujet de dissertation |
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| Enoncé |
’’Science sans conscience n’est que ruine de l’âme’’ - Rabelais
Faut-il approuver cette phrase de Rabelais ? |
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Pistes |
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| Il faut surtout s’appuyer sur le sens de ’’science’’ à l’époque de Rabelais à savoir toute connaissance, tout savoir. |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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"science sans conscience n’est que ruine
de l’ âme"
Analyse du sujet :
Ame : ajoute au mot conscience une dimension
religieuse et morale
Ruine de l’âme est à lire comme une métaphore
qui signifie "désastre moral". C’est donc un jugement négatif que
porte Rabelais sur la science quand elle est dénuée de conscience.
Science est à entendre au sens large : toute
forme de savoir
Conscience est à comprendre comme :
conscience de, réflexion sur…
Rabelais dénonce donc le savoir irréfléchi et
mal maitrisé.
La pblématique serait donc : doit on penser,
comme rabelais, que la science (le savoir) est dangeureuse?
- Dans un premier temps OUI.
- Il n’est pas dur pour l’opinion populaire, de recenser les dangers
du progrès scientifique : illustrez le avec des exemples actuels (la
génétique, les OGM) mais aussi "historiques" (ex: la découverte
involontaire de la bombe atomique à partir des travaux sur la nature des
atomes
- Enrichissez cette réflexion en vous mettant dans le contexte de
rabelais : pr lui, la science sans cs c’est le savoir appris par cœur,
dans la tradition de l’enseignement scolastique des catholiques. Il y
oppose la réflexion personnelle. Il n’est pas seul à le faire : Montaigne
aussi préférait une "t^te bien faite plutot que bien pleine".
C’est une phrase qui illustre l’ HUMANISME du 16èsiècle (Cf Fiche
français)
- Mais dans un second temps, il faut remarquer les erreurs liées au
jugement moral sur la science. D’un point de vue philosophique, on ne peut
pas juger moralement de la science (pas plus qu’on ne pourrait évaluer
scientifiquement de la morale) pour 2 raisons :
- la science et la conscience morale appartiennent à 2 domaines
différents : la morale concerne la vie privée et la science le monde
matériel. De plus, selon Hubert REEVES (astrophysicien) "la science
est descriptive, alors que la morale est prescriptive (= elle donne des
ordres). Juger moralement la science, c’est donc s’exposer à
l’OBSCURANTISME : prenez des exemples comme celui de Galilée, qui fut
condamné par l’ Eglise pour ne pas croire que dieu avait placé la terre au
centre de l’univers, et qui fut condamné pour outrage à la morale
publique.
- De plus, la morale se joue souvent de la science pour couvrir ses
propres intérêts : voyez comment les intégristes islamistes trouvent des
arguments pseudo-scientifiques pour justifier que les femmes ne puissent
pas être soignées ou comme, à l’époque de rabelais la Controverse de
Valladolid justifiait l’esclavagisme en "démontrant " que les
non –européens ne pouvaient pas avoir d’âme.
- Rabelais souligne donc un pb juste : les dangers de la science, ms
ne trouve pas la bonne réponse, car il garde un regard moral. Comment
dépasser cette impasse?
- En distinguant le JUGEMENT moral de rabelais, qui est un regard
extérieur porté sur la science d’une ETHIQUE DE la science, venue
de l’intérieur. Prenez pour exemple la demande des chercheurs eux-m^mes ,
qui souhaitent des règlementations pour travailler sur le clonage humain
par exemple ou qui, sur la question de l’ avortement, tentent de définir
scientifiquement à quel moment l’embryon devient humain, donc à quel
moment l’avortement doit être interdit.
- En prenant appui sur la thèse d’ Edgar MORIN (scientifique) dans Science
AVEC Conscience où il considère que c’est à cause du morcellement des
sciences en disciplines séparées (biologie, physique, anthropologie) que
les scientifiques ont perdu le regard moral, car ils n’ont plus de vision
globale de l’ Homme dans toutes ses dimensions. Mais alors, la seule
discipline qui puisse précisément se prononcer sur la question c’est
justement la PHILOSOPHIE, qui possède ce regard global sur l’Homme.
CCL : il faut docnc, dire, d’un point de vue
philosophique et non plus moral que la science ne s’oppose pas à la moral et ne
menance pas de "ruiner l’âme" mais, au contraire, qu’en remettant en
cause la morale, elle l’oblige à progresser et l’ai de au contraire à se
redéfinir. C’est donc la Conscience qui ne serait rien sans la science, et non
l’inverse. |
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