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Autre sujet |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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11Philosophie |
Terminale |
S |
| Chapitre |
Autre sujet
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| Prestation |
Plan détaillé sur un sujet de dissertation |
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| Enoncé |
| Nature et société sont-elles au même titre objet de science ? |
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Pistes |
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sciences de la nature
sciences de l’homme
sociologie |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Nature et société sont elles au même titre objets de science ?
Votre question impose une réflexion sur l’ HISTOIRE et sur la SCIENCE.
"traiter de la société comme des objets de science" signifie : l’ aborder d’un point de vue scientifique, comme un chimiste observe des réactions et des phénomènes. Cette démarche scientifique s’oppose à des conceptions mythologiques de l’ histoire.
C’est donc autour de cela qu’il faut batir votre problématique, qui vous conduira au plan suivant :
1) Les différences entre sciences naturelles et sciences sociales
Le premier Pb tient à la rigueur avec laquelle les faits sociaux arrivent :
Rousseau considère que la société n’est qu’un hasard malheureux, qu’on aurait mieux fait d’éviter, en restant tranquillement dans les bois des sociétés primitives (c’est l’ état de nature utopique);
De l’autre côté, Montesquieu, l’inventeur de la science politique, considère que chaque climat, chaque époque conditionne inévitablement telle sorte de régime politique.
Il faudra donc, opposer ces 2 conceptions, en les illustrant d’exemples, y compris tirés de l’actualité proche : voyez l’actuel débat autour de la prévisibilité ou du hasard des attentats aux Etats Unis.
- A partir du moment ou on considère l’histoire comme un enchainement inévitable de faits, aussi rigoureux qu’un enchainement de réactions physiques, le risque et de ne plus croire aux "Grands hommes" qui "font" l’histoire.
En effet, pour des philosophes comme Marx et Hegel, l’histoire est le produit du matérialisme historique : toutes les évolutions sont dictées par des rapports de force, qui changent à un moment donné. Ainsi, par exemple, ce n’est pas PARCE Que Napoléon a conquis l’ Europe que la France est devenue une grande puissance au 18-19è siècle, c’est PARCE QUE la France était plus puissante qu’un Homme DEVAIT naitre à ce moment là pour conduire à la conquète, qu’il s’appelle Napoleon ou pas.
C’est avec cette logique que Marx annonce l’avènement inévitable du COMMUNISME qui n’a pas été avéré. Il y a donc des risques d’erreur.
2) Les points communs
Faites apparaître la nouveauté de la démarche historique comme science. C’est au XIX è siècle qu’elle s’imposa ainsi. Auparavant, elle était un recueil de témoignages. Les 1ers à s’intéresser à l’histoire furent les grecs Hérodote et Thucydide, mais leur analyse des faits se fondait sur des RECITS : on s’intéressait auX histoireS justement parce qu’elles étaient incroyables et extra-ordinaires.
= de fait, en ne considérant pas les faits comme des choses, on faisait des LEGENDES ou des MYTHES, mais pas de l’ HISTOIRE
Au XIX è siècle, Renan, Michelet ont défini une démarche de recoupement des informations, de vérification des sources : à la manière des scientifiques, ils ont établis des FAITS, et les ont considéré comme des objets d’étude : c’est à partir de ce moment qu’on peut vraiment parler d’histoire.
- Par ailleurs, dans la conception religieuse de l’histoire, le hasard n’a pas de place car c’est la volonté de Dieu qui joue le rôle de nécessité historique à l’origine (création du monde) et à la fin (jugement dernier : c’est ce qu’on appelle une vision téléologique de l’ Histoire
- De +, les théoriciens de la dialectique de l’histoire : Hegel et Marx, qui considèrent que ce sont des mécanismes internes au progrès historiques ( pour Marx en particulier, les rapports de domination et d’exploitation des prolétaires jusqu’à ce qu’ils soient poussés à la révolte) qui lui donnent un sens inévitable (l’avènement du communisme)
3° Une solution; distinguer progrés historique et progrès scientifique :
Réduire l’histoire à un enchainement de faits, se serait dire que l’homme n’est pas plus responsable de son histoire que l’animal ne l’est de l’évolution de son espèce.
Or, il y a une différence : l’homme est CONSCIENT de son histoire, Il la PENSE.
De ce fait ill a la capacité d’en tirer des leçons : si nous lisons et apprenons l’histoire, c’est pour tirer des leçons des erreurs passées, pour nous souvenir de nos valeurs etc…
Autrement dit, l’homme n’est pas seulement déterminé par son histoire. Réciproquement, il la DETERMINE aussi : son savoir le pousse à agir, et à prendre conscience, à certains moments "historiques" d’une injustice particulière conter laquelle il doit se révolter pour faire avancer une situation.
CCL : l’histoire est une équation entre un "moment" duquel nous ne sommes pas maitres, et d’une volonté de saisir cette occasion, où l’homme ne se réduit pas à une chose car il garde sa LIBERTE. En cela le progrès historique est différent de la nécessité naturelle de l’évolution.
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