Type_Document_Title_Here
TEXTE DE BERGSON
INTRODUCTION
Ce texte est écrit par Bergson, philosophe du 20e siècle qui s’est beaucoup penché dans ses travaux de recherches sur l’épistémologie, la morale et la religion et enfin, la durée. Ce texte nous propose de nous interroger à la fois sur le rapport homme-nature en ce qui concerne leur essence mais aussi sur la base de cette définition de l’homme le comportement de l’homme dans la société.
1)Dégagez l’idée essentielle de ce texte et montrez son organisation.
Dans ce texte, Bergson défend la thèse que l’homme est un animal social naturellement
Ce texte s’articule en trois moments:
1- sa définition de l’homme
2-le reste de la nature qui n’a pas conscience du temps
3-la spécificité de l’homme qui à la fois est un animal social et un animal égoïste.
2) Expliquez : ’’Ils ne s’en reposent pas moins sur l’instant qui passe comme ils le feraient sur l’éternité’’.
Le reste de la nature à la différence de l’homme n’a pas conscience du temps. Le temps n’a pas pour eux de réalité, ni de substantialité ce qui fait qu’ils ne peuvent réagir par rapport au temps comme s’il était synonyme d’éternité c’est à dire de temps sans début ni fin. Cette perspective est le plus souvent avancé par Bergson qui est un philosophe qui a longuement réfléchit sur la notion de temps et celle de durée. Les animaux ou encore les plantes ne peuvent en aucun cas savoir ce que c’est qu’un instant, le temps n’est donc pour eux étranger et c’est pour cela que Bergson écrit que pour eux ils n’ont ni conscience de l’instant qui passe ni de leur "durée" de vie.
3) Si l’inquiétude pour l’avenir et les tendances égoïstes sont les traits caractéristiques de l’homme, comment expliquer la relative stabilité des sociétés humaines?
Si l’on se base sur la pensée bergsonienne que l’homme est par définition un être qui craint l’avenir et qui montre des tendances importantes d’égoïsme alors comment expliquer que les hommes entre eux forment des sociétés humaines qui durent et qui ont une importante pérennité?
En effet, on ne peut pas nier que l’homme a face à l’avenir un comportement angoissé et ceci pour deux raisons: Tout d’abord parce que l’homme ne connaît pas l’avenir, il n’a pas la possibilité de connaître ce qui va lui arriver et de ce fait se projette dans un temps qui n’est pour lui que possibilité. L’homme est aussi un être égoïste car il cherche toujours à faire valoir ces intérêts particuliers. La soif de pouvoir, les comportements où il met d’abord en avant ses propres désirs parfois et même souvent au détriment d’autrui sont nombreux. Or, cette définition de l’homme ne peut effacer le fait que les hommes se regroupent en société et qu’ils mettent en commun des choses pour pouvoir vivre. Or comme le montre Bergson, l’homme est le seul qui peut dévier des règles de la société. Il peut alors choisir de servir ces intérêts particuliers sans se soucier nullement de l’intérêt général. Dans toutes les autres formes de sociétés, l’intérêt particulier est toujours dans un rapport harmonieux avec l’intérêt général. Cette double imperfection de l’homme est présente car il est un être de pensée qui se projette dans l’avenir, qui doute qui espère.
La stabilité des sociétés humaines vient d’abord du fait comme l’écrit HOBBES dans son Léviathan que les hommes ont au-dessus de leurs intérêts particuliers un intérêt général qui est de ne pas mourir d’une mort violente, de pouvoir travailler et de pouvoir profiter du temps. Or la vie est le bien le plus précieux qu’a l’homme il ne peut donc pas mettre en péril ce bien même s’il doit en contre partie accepter les règles de la vie en société et se plier à l’intérêt général.
Ce que montre Bergson dans ce texte c’est que l’homme est naturellement social. Mais il faut bien voir que c’est dans l’intérêt général de tous que le particulier peut trouver son véritable intérêt particulier.
BIBLIOGRAPHIE
- BERGSON l’évolution créatrice
- BERGSON l’énergie spirituelle
- HOBBES Léviathan
- ROUSSEAU contrat social
Bon courage et n’hésites à m’interroger à nouveau en cas de difficultés.