Ou va t-on quand on se laisse aller ?
Il faut partir du fait que la direction où l'on va semble être à la fois le
fruit de forces extérieures que l'on peut appeler " hasard " ou " destin " et
de forces intérieures, guidées par la volonté. En effet, nous sommes à la fois
déterminés par la nécessité (décret divin, histoire, détermination génétique)
mais aussi par " un choix existentiel " en face d'une variété de situations.
Le premier développement que l'on peut faire concerne la définition de se laisser
aller. Se laisser aller, c'est ne rien faire pour changer le cours des choses.
On peut rajouter des compléments comme se laisser aller à l'alcool ou à la débauche.
Dans tous les cas, dans le laisser aller, les passions(ce qui émane du corps)
et la nécessité triomphent. C'est donc quelque part renoncer à sa qualité d'homme
si l'on considère que l'homme se réalise quand il exploite au maximum ses capacités.
On ne pourvoit qu'à ses besoins les plus primaires (manger, boire...) c'est
à dire à ses passions au sens cartésien du terme et on ne se différencie pas
vraiment de l'animal, totalement conditionné par son milieu.
Ici, on peut développer et expliquer précisément que c'est en exerçant sa volonté
que l'homme se construit. On peut se référer à Sartre. Selon lui " l'existence
précède l'essence " ce qui veut dire que l'homme se construit petit à petit
en faisant agir sa volonté. Il existe, est libre et se définit ensuite par ses
actions.
Il faut maintenant montrer que lorsque on se laisse aller, on enlève tout sens
à sa vie et on va vers l'absurde puisque c'est l'action et les réalisations
qui donnent une valeur à sa vie.