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Il faut montrer dans cette partie que la figure d’autrui en tant que figure
d’amour n’est pas évidente sur le plan philosophique.
En effet, si dans l’idéal la religion chrétienne, il faut faire
le bien à autrui comme à soi-même, cette conception peut-être
critiquée.
Il faut donc montrer pourquoi il n’est pas du tout évident d’aimer pour
comprendre en fait les raisons profondes de la naissance de ce sentiment. (
amour -passion, amour filial etc).
I : Autrui n’a apparaît tout d’abord pas être dans une sphère
d’amour.
A : Autrui est celui qui est différent de moi et difficilement compréhensible
Autrui, c’est d’abord celui qui est différent de moi. Il est dans une
sphère qui est bien séparé de ma propre sphère.
Ce qu’il éprouve, pense ou vit, relève d’une expérience
privée incommunicable qui fait de lui un être unique, une substance
individuelle que Leibniz appele monade ( du latin Monas, unité) et qui
diffère de tout autre par des déterminations intrinsèques
qualitatives et constitutives de son histoire.
Si les monades sont "sans portes, ni fenêtres" refermant leurs
attributs qu’elles n’ont qu’à développer ou exprimer, elles sont
hermétiques, sans action les unes sur les autres. Cette individualité
monadique empêche tout processus d’identification puisque chacune est
singulière, distincte de tous les autres en raison du principe des indiscernables.
Ainsi, comment l’autre si éloigné de moi, si incompréhensible
et si différent peut il être un objet d’amour ?
B : Autrui ne partage pas les mêmes intérêts que moi
Non seulement autrui est éloigné de moi et donc en partie incompréhensible
mais il possède des intérêts antagonistes puisqu’il vise
sa sécurité et sa propre conservation. Ainsi, comme l’explique
Hobbes, l’autre peut constituer un danger pour l’individu. C’est pour cela que
dans l’état de nature, "l’homme est un loup pour l’homme".
D’où la nécessité de la création d’un état.
Même si les relations avec les autres ne sont pas des jeux à sommes
nulles ( "je gagne, tu perds"), il existe de façon évidente
des divergences.
C : L’individu doit viser l’autarcie
Outre les conflits d’intérêts et l’incompréhension mutuelle,
une autre difficulté empêche l’homme de considérer l’autre
comme une sphère d’amour. L’individu doit en effet viser au développement
de l’ensemble de ses facultés et viser un bonheur stable. Or, l’amour
est avant tout une dépendance vis à vis d’autrui et il place ainsi
notre bonheur dans des choses qui ne dépendent pas de nous ce qui n’est
pas optimal ( Ex : les stoïciens considèrent que l’important est
de placer le bonheur uniquement en nous-mêmes).
CCL : Cette partie doit montrer que l’autre est donc difficile à comprendre,
souvent nuisible. De plus, le bonheur doit se chercher en soi-même, ce
qui est un peu incompatible avec des sentiments d’amour.
Comment expliquer alors que l’amour occupe une place si importante dans nos
vies ? Est-ce irrationnel ?
y-a t- il nécéssairement des imperfections de language? 20 points