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Connaissance du vivant

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Matière Niveau Section
11Philosophie Terminale S
Chapitre Connaissance du vivant
Prestation Plan détaillé sur un sujet de dissertation
Enoncé
Les connaissances scientifiques peuvent elles être à la fois vrais et provisoires?

Réponse de notre équipe pédagogique :

La science peut elle être à la fois vraie et provisoire ?

La vérité semble être un concept éternel, donc incompatible avec la notion de progrès, qui rend la science provisoire.
A priori, la démarche scientifique, qui s’appuie sur la CAUSALITE, c’est-à-dire la recherche des raisons de ce qui est, exclut une telle démarche, et ne doit pas prendre en compte l’utilité des choses observées, ni l’usage des chose que l’on peut en faire.
La problématique est donc : la démarche scientifique prend-elle en compte une dimension historique ?
Nous étudierons les 2 termes de cette alternative.
Cela nous obligera, dans un 3è temps, à définir des principes qui, dans la DEMARCHE (et non dans les OBSERVATIONS) restent vrais malgrè les erreurs scientifiques.

La science a ses propres règles, anhistoriques :
La science, c’est le savoir, cad la représentation intellectuelle que se fait mon esprit de ce qui est (le réel).
Science (episteme) en grec est un savoir théorique et universel : cad qu’il généralise à partir de plusieurs observations singulières
La conception dominante cz les grecs est la thèse FINALISTE, cad que pour eux, la nature a été créée pour l’homme, et ils l’expliquent en fonction de leurs besoins (par ex : il y a des arbres dans la Nature pour que l’homme puisse faire du feu)
De même, la science moderne repose bien souvent sur un mécanisme DETERMINISTE et considère que toutes les évolutions relèvent de la nécessité causale : la démarche scientifique consisterait alors uniquement à observer cette chaine causale : Ainsi, H.Reeves décrit l’évolution de la nature depuis le big bang comme une simple observation de la nécessité.
A partir du 17è S, la science change : elle dvt une connaissance expérimentale, soumise à des règles de vérification
Galilée, descartes ont changé notre représentation du monde : a partir de ce moment, on ne se contente plus de formuler des lois générales découlant de l’observation, on MATHEMATISE le réel, c’est à dire qu’on le CONSTRUIT en lui appliquant des formules pensées par l’esprit humain. Descartes voit ainsi dans le repère euclidien (orthonormé) le principe d’étendue de la matière, à partir duquel il interprète la nature.
Précisément aujourd’hui, on parle moins de la science que DES scienceS parce que ce qui les distingue, c’est l’objet qu’elles se fixent ainsi la Chimie, la Biologie moléculaire reposent sur un savoir théorique antérieur à toute observation

2) la science est provisoire :
Il n’est pas dur pour l’opinion populaire, de recenser les dangers du progrès scientifique : illustrez le avec des exemples actuels (la génétique, les OGM) mais aussi "historiques" (ex: la découverte involontaire de la bombe atomique à partir des travaux sur la nature des atomes
Enrichissez cette réflexion en vous mettant dans le contexte des Humanistes : pr eux, la science c’est le savoir appris par cœur, dans la tradition de l’enseignement scolastique des catholiques. Rabelais y oppose la réflexion personnelle. Il n’est pas seul à le faire : Montaigne aussi préférait une "tête bien faite plutôt que bien pleine".

De même, il faut remarquer les erreurs moralesliées a la science. D’un point de vue philosophique, on ne peut pas juger moralement de la science (pas plus qu’on ne pourrait évaluer scientifiquement de la morale) pour 2 raisons :
la science et la conscience morale appartiennent à 2 domaines différents : la morale concerne la vie privée et la science le monde matériel. De plus, selon Hubert REEVES (astrophysicien) "la science est descriptive, alors que la morale est prescriptive (= elle donne des ordres). Juger moralement la science, c’est donc s’exposer à l’OBSCURANTISME : prenez des exemples comme celui de Galilée, qui fut condamné par l’ Eglise pour ne pas croire que dieu avait placé la terre au centre de l’univers, et qui fut condamné pour outrage à la morale publique.
De plus, la morale se joue souvent de la science pour couvrir ses propres intérêts : voyez comment les intégristes islamistes trouvent des arguments pseudo-scientifiques pour justifier que les femmes ne puissent pas être soignées ou comme, à l’époque de rabelais la Controverse de Valladolid justifiait l’esclavagisme en "démontrant " que les non –européens ne pouvaient pas avoir d’âme.

3) Des fondements moraux et éternels pour la science :
On peut y parvenir en distinguant le JUGEMENT moral, qui est un regard extérieur porté sur la science d’une ETHIQUE DE la science, venue de l’intérieur. Prenez pour exemple la demande des chercheurs eux-m^mes , qui souhaitent des règlementations pour travailler sur le clonage humain par exemple ou qui, sur la question de l’ avortement, tentent de définir scientifiquement à quel moment l’embryon devient humain, donc à quel moment l’avortement doit être interdit.
Montrez-le en prenant appui sur la thèse d’ Edgar MORIN (scientifique) dans Science AVEC Conscience où il considère que c’est à cause du morcellement des sciences en disciplines séparées (biologie, physique, anthropologie) que les scientifiques ont perdu le regard moral, car ils n’ont plus de vision globale de l’ Homme dans toutes ses dimensions. Mais alors, la seule discipline qui puisse précisément se prononcer sur la question c’est justement la PHILOSOPHIE, qui possède ce regard global sur l’Homme.
Pour G. Bachelard, la science s’oppose à la poèsie justement parce qu’elle refuse l’expérience spontanée pour préférer la recherche de propriétés adéquates à notre fonctionnement intellectuel.
Mais il n’en reste pas moins que si il y a des sciences, il y a une unité de démarche : c’est la méthode expérimentale : c’est elle qui fait que chaque expérience doit être enregistrée pour confirmer une règle ou la remettre en cause. C’est par elle que la science a pu prendre conscience de ses propres limites :
- des limites historiques : ce que la science a pu considérer vrai à une certaine époque s’est ensuite révélé faux (notion de progrès)
- des limites intellectuelles : à un moment donné, la science peut-elle rerndre compte de la totalité du réel ou reste-t-il des zones d’ombre dans notre savoir ?
- des limites épistémologiques : même incontestables, les limites épistémologiques sont–elles une transcription fidèle du réel, ou une simple transcription ? (citez Kant)


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