Nouvelle page 1
TEXTE DE DESCARTES
INTRODUCTION
Ce texte de Descartes est un texte clé dans l’histoire de la philosophie
et ceci pour deux raisons: tout d’abord parce que c’est une vision nouvelle
d’aborder le corps humain et deuxièmement car Descartes ouvre un nouvel
paradigme: le mécanisme. La vie chez Descartes appartient au domaine du mécanisme
comme le montre la théorie des animaux machines.
I-DIFFERENCES MACHINES ET CORPS DE LA NATURE£
1-annulation d’une différence
Descartes part sur le constat que pour lui il n’y a pas de différences entre
les machines et les corps naturels. Cette annulation de différence est assez étrange.
En effet, quand nous pensons la technique nous l’opposons à la nature. Car il y
est indéniable que d’un coté les machines sont des constructions artificiels
qui sont le produit du travail d’un artisan et de l’autre coté, les corps
naturels sont engendrés par la nature seule. Il y a donc pour le lecteur une
incompréhension immédiate
2-l’explication de ce constat
Que est ce qu’une machine? une machine est une composition de tuyaux, de
ressorts, d’instruments qui sont assemblés par l’artisan en vue d’une fin.
(c’est pour cela que Descartes précise ici que la machine est en rapport avec
les mains de l’artisan) La mécanique de la machine est "visible" car
son fonctionnement est mis à jour de par le travail de l’artisan.
En ce qui concerne les corps de la nature, il n’y a pas d’artisan, c’est la
nature qui compose selon ses propres moyens les corps. La mécanique naturelle
de par son statut et son essence est quant à elle "ordinairement"
trop petit pour que nous puisons en apprécier la composition et les effets.
Il y a donc aucune différences pour Descartes entre ces deux types de corps
même si nous ne pouvons pas les apprécier de la même manière. L’un est
saisissable car grand, l’autre ne les pas car insaisissable par nos sens.
II-LA MÉCANIQUE
1-les règles de la mécanique
Par son corps, l’homme fait partie de la
nature mécanique. Corporellement, il n’est que matière et tous les processus
biologiques s’expliquent comme les phénomènes physiques par « la
figure et le mouvement ».
C’est dire qu’une biologie mécaniste proprement dite n’existe pas,
puisqu’elle se définirait comme une biologie sans l’idée de vie. Dans la
préface des Principes où il décrit
l’arbre du savoir, Descartes parle d’une « médecine ».
Il s’agit d’une médecine dont les principes généraux se trouvent dans une
théorie générale des animaux-machines, qui ne fait elle-même qu’appliquer
aux corps vivants les lois universelles de la physique mécaniste. Le corps de
l’animal et de l’homme ne fonctionne pas autrement, sinon de manière plus
complexe, que n’importe quelle machinerie fabriquée par les hommes. Ainsi
quand Descartes écrit "Et il est certain que toutes les règles des mécaniques
appartiennent à la physique, en sorte que toutes les choses qui sont
artificielles, sont avec cela naturelles" C’est pour montrer que les règles
de la mécaniques sont des règles de physiques et donc que les objets de la
physiques qui sont artificielles (les machines) sont naturelles c’est à dire
font partie de la nature mécanique. il est naturelle pour la montre d’inscrire
l’heure comme il est naturel pour le pommier de produire des pommes.
2-un nouveau modèle pour penser l’homme
Par son corps, l’homme n’est donc qu’une
petite partie de l’Univers aux lois duquel il est soumis; d’ailleurs, L’Homme
de
Descartes, édité après la mort de son auteur, était prévu pour venir à la
suite du traité du Monde dont
il ne devait que constituer une partie. Mais ces lois, c’est l’homme aussi
qui les pense. Par la pensée, il comprend la machine qu’est son corps et la mécanique
du monde. Pour Descartes, la médecine mécaniste, comme la physique, se fonde
sur la distinction de la pensée et de l’étendue. Mais cette distinction de
l’esprit et de la matière n’est pas seulement cartésienne. Pascal, par
exemple, n’est pas loin de Descartes sur ce point: « Par
l’espace, l’Univers me comprend et m’engloutit comme un point; par la pensée,
je le comprends. »
Descartes pense que le corps n’est qu’une
machine où Dieu met tout exprès «les pièces requises pour qu’il marche,
mange, respire et imite toutes nos fonctions». Les nerfs seront comparés aux
tuyaux d’une machine, les muscles «aux divers engins qui servent à (la)
mouvoir», la respiration et les autres fonctions «aux mouvements d’une
horloge ou d’un moulin»... Une théorie cohérente réduit donc les éléments
du corps de l’homme et des animaux aux pièces d’une machine qu’il va
falloir reconstruire.
CONCLUSION
dans son oeuvre l’homme il écrit « Et
véritablement l’on peut fort bien comparer les nerfs de la machine que je
vous décrits, aux tuyaux des machines de ces fontaines; ses muscles et ses
tendons, aux autres divers engins & ressorts qui servent à les mouvoir; ses
esprits animaux à l’eau qui les remuë, dont le cœur est la source, &
les concavitez du cerveau sont les regards... »
BIBLIOGRAPHIE
- DESCARTES Traité de
l’homme
- DESCARTES discours de la méthode
(cinquième et sixième partie)
J’espère que mes indications te permettront de rédiger ton devoir et de
travailler plus précisément sur les textes de Descartes