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Désir. Passions |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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11Philosophie |
Terminale |
S |
| Chapitre |
Désir. Passions
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| Prestation |
Commentaire détaillé d'un texte ( joindre le texte, l'auteur, la date) |
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| Enoncé |
Des principes de la raison pure pratique
Scolie II.
Etre heureux est nécessairement le désir de tout être raisonnable mais fini, partant, c’est inévitablement un principe déterminant de sa faculté de désirer. Etre content de son existence tout entière n’est pas en effet une sorte de possession originelle et une félicité (Seligkeil) qui supposerait une conscience de son indépendance et de son aptitude à se suffire soi même (seiner unabhängigen Selbstgenügsamkeit) ; c’est un problème qui nous est imposé par notre nature finie elle-même ; car nous avons des besoins et ces besoins concernant la matière de notre faculté de désirer c’est à dire quelque chose qui se rapporte à un sentiment de plaisir ou de peine qui sert subjectivement de principe (Grunds) et par lequel est déterminé ce dont nous avons besoin pour être contents de notre état. Mais justement parce que le principe matériel de détermination ne peut être connu qu’empiriquement que par le sujet, il est impossible de considérer ce problème comme loi : car une loi, en tant qu’objective, devrait renfermer, dans tous les cas et pour les êtres raisonnables, le même principe déterminant de la volonté. En effet, bien que le concept du bonheur (Glükseligkeil) serve partout de base au rapport pratique des objets à la faculté de désirer, il n’est cependant que le titre général des principes subjectifs de détermination et ne détermine rien spécifiquement, tandis que c’est seulement qu’il s’agit dans ce problème pratique, qui ne peut en aucune façon être résolu sans cette détermination. Le sentiment particulier de plaisir et de déplaisir , propre à chacun, lui indique en quoi il doit placer son bonheur, et, même dans un seul et même sujet, ce choix dépend de la différence des besoins qui suivent les modifications de ce sentiment, ainsi une loi subjectivement nécessaire (comme loi naturelle) est objectivement un principe pratique tout à fait contingent qui peut et doit être différent dans des sujets différents, qui partant, ne peut jamais fournir une loi, puisqu’il s’agit, dans le désir de bonheur, non de la forme de la conformité de la loi (Geselzmässigkeit), mais exclusivement de la matière c’est à dire de savoir si je dois attendre du plaisir et combien je dois en attendre de l’observation de la loi. Les principes de l’amour de soi peuvent, il est vrai, renfermer des règles générales de savoir-faire (des moyens pour arriver à des fins) mais alors ce sont des principes simplement théoriques, par exemple, que celui qui voudrait manger du pain, aurait à imaginer un moulin. Mais des préceptes pratiques fondés sur ces principes, ne peuvent jamais être universels, car le principe déterminant de la faculté de désirer est fondé sur le sentiment du plaisir et du déplaisir, qui ne peut jamais être considéré comme universellement appliqué aux mêmes objets.
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Txte de Kant :
Intro :
QQs mots sur la philo de Kant
Sujet du texte : la définition du bonheur
Plan du texte 2 parties inégales
L1-10 : Définition du bonheur en-soi
L11-Fin : Reconnaissance du caractère empirique de cette définition
Il faudra donc respecter les 2 parties avant, éventuellement, d’élargir le sujet :
1ère partie :
Kant définit le bonheur comme le but du DESIR de tout homme ; c’est à dire qu’il lie le bonheur à un besoin naturel, instinctif de l’homme. Le Bonheur est déterminant pour l’homme : il s’impose à lui et restreint sa liberté d’action, en l’orientant vers une fin.
C’est pourquoi il dit que la satisfaction de soi, le bonheur ressenti n’est pas une donnée de l’âme Indépendante des circonstances extérieures, quelque chose que l’on peut posséder dans la solitude, mais un objet que l’on peojette au loin devant soi.
Par conséquent, le bonheur est avant tout un MANQUE, un objet recherché, un « problème « qui nous est posé par notre nature FINIE. C’est notre nature non-divine qui nous conduit à manquer de bonheur, et donc à le rechercher.
Le Bonheur est donc un PRINCIPE : quelque chose qui obligatoirement nous conduit, nous détermine.
2è partie :
Ensuite, Kant distingue ce PRINCIPE d’une LOI car une loi est universelle (nous rechercherions tous la même chose) alors qu’un principe est individuel (chacun cherche son bonheur, individuellement).
Donc on ne connaît pas à l’avance ce qu’est notre bonheur, on ne peut le découvrir qu’en le cherchant EMPIRIQUEMENT, par expérience.
C’est pourquoi Kant qualifie cette recherche de « problème pratique », cad qui détermine notre conduite quotidienne,en fonctionde critères propres à chacun.
A la base de ce désir subjectif, il n’y a qu’une LOI commune : l’amour de soi, l’égoïsme, qui conduit chacun à assouvir ses désirs et à considérer son bonheur comme un bien suprème, à quoi tout le reste doit être asssujetti.
3è partie : vous devez ici élargir en comparant le point de vue de kant à celui d’autres philosophes au sujet de cette question du bonheur , qui a été envisagé différemement par les penseurs :
Le Bonheur est-il le Bien suprème ?
But de l’existence est le bonheur ; néanmoins nous le poursuivons sans jamais savoir si nous l’avons atteint. Il est toujours le résultat d’un hasard, d’un coup de chance comme le rappelle son étymologie (bon-heur, mal-heur : heur = sort).
Bonheur = état d’épanouissement de l’être humain : ne peut donc exister sans sagesse acquise au fil de l’expérience. il s’accompagne aussi d’une Quète morale.
D’où le Pb : si le bonheur est un bien suprème : peut-il être atteint ? Par quels moyens ?
Nous le verrons a travers les parties suivantes :
1) Le bonheur et la vertu :
Pour les grecs, le bonheur doit être débarassé des aléas du désir, qui changent fréquemment : le bonheur est donc marqué par la CONSTANCE ; la fin d’une quète.
De ce fait, le bonheur est lié à la juste conduite, à la morale : c’est le fait de faire son DEVOIR, d’être conduit par la raison, qui permet d’atteindre le bonheur.
Il n’en reste pas moins que les moyens peuvent être opposés :
- pour les EPICURIENS, le bonheur est le bien suprème sur terre : pour y parvenir, il faut satisfaire ses besoins naturels ( c’est l’hédonisme).
- à l’inverse, les stoiciens sont des Eudémonistes, pour qui le bonheur ne vient que du renoncement à ses plaisirs ordinaires, qui aussitôt satisfaits, risquent de renaitre. Au contraire, en y renonçant, on parvient à l’ ATARAXIE
2) Le bonheur et le devoir :
Contriarement à l’idée reçue , il faut donc envisager la souffrance issue du renoncement à quelque chose non comme l’inverse du bonheur, mais au contraire comme un moyen d’y accéder.
C’est kant qui construit le mieux la notion de DEVOIR moral, e sacrifice nécessaire pour parvenir au bonheur : le devoir moral doit être distingué du devoir civil, qui n’est que la simple obéissance à des règles publiques et des lois. Ici, il s’agit d’obéîr à des principes innés, qui poussent à se conduire selon des règles qui ne sont pas dictées par son intérrêt propre, mais qui doivent être UNIVERSELLES.
C’est cet IMPERATIF CATEGORIQUE qui affranchit de la Tyrannie des désirs et donc, rend heureux.
A l’inverse, Nietzsche, voit dans cette souffrance un travers de la pensée, liée à la (mauvaise) influence de la Religion : pour lui, accepter cette sopuffrance est indigne de l’homme et le conduit au malheur. Il y aurait donc une forme de masochisme caché dans tout homme, qui l’éloigne inconsciemment de son bonheur.
3) Le Bonheur et la sagesse :
On voit donc que le bonheur ne va pas de soi, que nous n’y sommes pas conduit par l’instinct, mais que nous devons le CHERCHER par un travail : c’est la : PHILOSOPHIE.
Etre heureux constitue un devoir individuel et collectif : la raison exige notre épanouissement, et l’ordre politique en a besoin pour exister.
- c’est pourquoi, au niveau individuel, le bonheur doit être construit par la raison libre / Descartes en indique la méthode et les étapes pour parvenir à un savoir serein.
- Au niveau politique, Platon donne pour mission à l’Etat de garantir les conditions nécessaires au bonheur individuel et ne voit, dans la République , que le règne des Philosophes-rois pour y parvenir.
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