|
Histoire et progrès |
Impression facile
|
| Matière |
Niveau |
Section |
|
11Philosophie |
Terminale |
L |
| Chapitre |
Histoire et progrès
|
| Prestation |
Plan détaillé sur un sujet de dissertation |
|
|
| Enoncé |
| A quelles conditions l’idée de progrès est acceptable ? |
|
|
Réponse de notre équipe pédagogique :
|
Introduction
partir du sens commun qui accepte généralement l’idée de progrès sans discuter.
- En général on accepte le progrès comme une évidence ; le progrès est inévitable. Or, s’il est tel, il n’y a pas de raison légitime pour le refuser.
- Mais le progrès va-t-il de soi ? Pouvoir refuser le progrès c’est aussi dire que le progrès n’est pas une donnée évidente, naturelle. C’est donc, peut être, un principe culturel et relatif.
- Attention à l’ambiguïté du terme « progrès » : c’est d’abord un mot neutre qui signifie marche en avant vers un but, quel que soit ce but. Mais le terme a fini par prendre le sens plus courant d’amélioration. Il y a donc une idée de valeur, un jugement de valeur. Dès lors, ce qui peut apparaître à certain comme un progrès n’est peut être, pour d’autres, qu’une régression. Progrès moral suit-il forcément le progrès technique.
La question centrale de ton sujet est donc la suivante : Faut-il vouloir le progrès à tout prix si celui-ci n’est qu’un progrès technique au détriment d’une amélioration de notre sort individuel ?
voici un plan possible :
I. Le progrès relatif à la notion de temps
- partir de la définition basique du terme.
- le progrès est peut être une donnée naturelle : le temps qui passe amène forcément le progrès. On peut avoir confiance dans le progrès comme dans un principe certain qui advient avec le temps. Progrès des sciences est évident, progrès du confort dans la civilisation, etc. µ
- Mais cette idée peut être facilement contestée : ce qu’on juge à une époque donnée comme un progrès peut être considérée par la suite comme une déchéance. Le progrès est donc une notion relative.
II. Le progrès comme signe de notre finitude humaine
- progrès : accroissement de pouvoir ou de savoir dans un domaine particulier des connaissances humaines. Donc, le progrès ne va pas de soi car nous devons veiller à conserver les acquis des générations suivantes pour « faire mieux » ou « plus ».
- le progrès marque notre finitude : nous sommes limités dans le temps. Nous pouvons rater notre vie, ne faire aucune découverte, ne pas faire mieux que nos prédécesseurs. L’idée de progrès est donc indissociable de celle d’imperfection. L’idée de progrès est acceptable à condition de considérer que nous sommes perfectibles, donc que nous commençons par être imparfaits.
- en même temps on observe dans l’histoire humaine des progrès indéniables. L’homme soumet la nature, il accroît sa force, améliore ses procédés techniques, précise ses théories scientifiques, ses prévisions, etc. Le progrès peut donc être représenté comme une conquête mais aussi comme la condition à laquelle les hommes sont voués pour survivre ou vivre mieux.
III. Le mirage du progrès
- progrès technique n’est pas progrès moral. Si on observe des améliorations dans les sciences et les techniques, sur le plan spirituel ou moral, individuel, il n’en va pas de même. Les droits de l’homme peuvent encore être bafoués dans un pays ou les sciences progressent.
- le progrès pour l’individu est plutôt : amélioration morale par degrés. Or, ce progrès n’est pas dépendant du progrès technique.
- le progrès n’est donc pas un procédé aveugle. Il faut le vouloir et le rendre possible, actuel. Le progrès est acceptable s’il est l’union des savoirs et des libertés. Le progrès technique sans direction nuit au progrès moral (exemple de la bombe atomique, etc).
Conclusion
on peut considérer, en un sens, que le progrès est inscrit dans la nature humaine. Mais on a vu qu’il n’était pas nécessairement une perfectibilité indéfinie : il combine améliorations pratiques et perfectionnement moral.
|
|
|
|
'
'
Pourquoi choisir KeepSchool
|

Pour un conseil gratuit et personnalisé, appelez le

ou complétez le formulaire ci-dessus :
|
|