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Est ce que les faits historiques répondent à la conception que Sartre envisage à propos des actes effectués par le sujet: c’est l’homme qui en fabrique tout le sens?
INTRODUCTION
Il faut tout d’abord analyser les différents termes du sujet afin d’en faire surgir une problématique. Ce sujet est extrait des CAHIERS DE MORALE dans lequel il effectue le parallèle entre l’histoire universelle et l’acte singulier d’un homme. Le sens de nos actions est ainsi analyser. La thèse de SARTRE est que l’homme fabrique le sens de toutes ces actions.
fait
1.action de faire
2.ce qui a été fait réellement
histoire:
Le terme d’histoire est un terme ambigu car il mêle deux choses
-soit le récit des évènements relatifs à l’homme ou à un groupe d’êtres. terme que l’on a l’habitude d’écrire avec un petit h
-soit la science et méthode qui permet d’acquérir et de transmettre des connaissances. Terme que l’on écrit cette fois avec un H majuscule.
fabriquer
1. confectionner, faire, produire
2. inventer
sens
1. manière de comprendre, de juger
2. direction, orientation
VERS UNE PROBLEMATIQUE
Il faut tout d’abord réussir à bien lire le sujet. Il questionne sur le fait de savoir si tout comme le sens de nos actes étaient fabriqué par l’homme, en est -il pareil pour l’histoire. Ainsi le sens que l’on donne à l’histoire n’est il alors pas inhérent aux évènements eux-mêmes mais un sens que l’homme ferait sur la base de ces évènements?
La ou Sartre pense que c’est l’homme qui donne du sens aux actions humaines, peut-on sur la même base dire que si l’histoire a du sens c’est parce que les faits historiques sont réinterpréter? Faut-il alors soutenir que l’on réécrit l’histoire en lui cherchant du sens?
La grande différence c’est qu’un fait historique est quelque chose qui arrive à une population, à plusieurs individu alors que pour Sartre c’est un sujet qui agit et fabrique du sens en toute autonomie.
Deuxièmement, si analyser ces actions c’est fabriquer du sens, l’histoire apparaît plus non pas comme une fabrication mais bien comme une reconstitution de sens.
I-le parallèle entre histoire et actes individuels
1-la conception hégélienne
Pour Hegel, ce ne sont pas les hommes qui font l’histoire mais c’est l’histoire qui prend corps dans ce qu’il appelle des grands hommes. L’histoire c’est l’esprit qui est en marche. Les hommes sont ainsi des agents de l’histoire.
2-la conception d’Engels, Marx et Sartre
Sartre pense le problème des actes humains et de l’histoire dans un contexte police qu’est le marxisme. "l’histoire ne se sert pas de l’homme comme un moyen pour réaliser ses propres buts (comme si l’histoire était un personnage). L’histoire n’est que l’activité de l’homme qui poursuit ses objectifs. C’est l’homme qui fabrique le sens de sa vie mais aussi le sens de l’histoire. L’existence aura un sens, l’histoire sera sauvée si nous lui donnons sens par notre pensée et par nos actions.
II-Agir dans l’histoire ou dans sa propre vie: la liberté du sujet
1-les hommes et le sens de l’histoire
Les hommes font leur histoire sur la base de conditions économiques ou encore matérielles déterminées. (ils ne les choisissent pas) Mais cette histoire est instamment leur oeuvre. L’homme n’est alors pas un agent mais bien l’auteur de sa propre histoire et du sens qui en découle. SARTRE écrit "l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait"
2-la responsabilité.
En assumant les déterminismes qui pèsent sur l’homme, il est en toutes circonstances totalement libre et responsable. L’homme se ramène entièrement à ses actes dont il est totalement responsable. "Je suis homme et rien de ce qui est humain ne peut m’être étranger" BERDIEFF. Les nazis par exemple ne peuvent pas être considérer comme les victimes d’une histoire. Ils en sont les auteurs et pour Sartre ils en portent la responsabilité.
CONCLUSION
On voit bien que l’histoire (les faits historiques) même si elle englobe tous les hommes, on ne peut pas pour autant dire qu’il subit l’histoire. L’homme est un être pour Sartre de liberté les faits historiques sont donc j’implique ma responsabilité et je ne peux pas la dégager. En même temps le sentiment d’agir me constitue mais m’écrase. Il se joue dans la fabrication de sens l’exercice de ma liberté.
BIBLIOGRAHIE
- HEGEL La Raison dans l’histoire
- NIETZSCHE: Considérations inactuelles, II, Les premières pages, Avoir un passé?
- WEIL Philosophie et réalité, Beauchesne, pages 173 à 175
- RICOEUR Philosophie de la volonté, I page 119
- SARTRE situations
- HANS JONAS principe de responsabilité.
- DOTOIESKI Les frères Karamazov
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