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Liberté et déterminisme |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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11Philosophie |
Terminale |
L |
| Chapitre |
Liberté et déterminisme
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| Prestation |
Commentaire détaillé d'un texte ( joindre le texte, l'auteur, la date) |
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| Enoncé |
Vous dégagerez l’intérêt philosophique de ce texte a partir de
son étude ordonnée :
Qu’est-ce donc que la liberté? Naître , c’est à la fois naître du monde
et naître au monde. Le monde est deja constitué , mais aussi
jamais completement constitué. Sous le premier rapport , nous sommes sollicités ,
sous le second nous sommes ouverts à une infinité de possibles. Mais cette analyse est
encore abstraite , car nous existons sous les deux rapports a la fois. Il n’y a donc
jamais déterminisme et jamais choix absolu , jamais je ne suis chose et jamais conscience
nue.En particulier , meme nos initiatives , meme les situations que nous avons choisies
nous portent , une fois assumées , comme par une grace d’état.La généralité du ’’rôle’’
et de la situation vient au secours de la décision , et , dans cet échange entre la situation et
celui qui l’assume , il est impossible de délimiter la ’’part de la situation’’ et la ’’part de
liberté’’ . On torture un homme pour le faire parler? S’il refuse de donner les noms et les
adresses qu’on veut lui arracher , ce n’est pas par une decision solitaire et sans appuis ;
il se sentait encore avec ses camarades , et , encore engagé dans la lutte ommune , il
était comme incapable de parler ; ou bien , depuis des mois ou des années , il a affronté
en pensée cette épreuve et misé toute sa vie sur elle ; ou enfin , il veut prouver en la surmontant
e qu’il a toujours pensé et dit de la liberté. Ces motifs n’annulent pas la liberté , ils
font du moins qu’elle ne soit pas sans étais dans l’être. Ce n’est pas finalement une
conscience nue qui resiste a la douleur , mais le prisionnier avec ses camarades ou
avec ceux qu’il aime et sous le regard de qui il vit , ou enfin la conscience avec sa solitude
orgueilleusement voulue , c’est a dire encore un certain mode du Mit-Sein.
Mit Sein : être avec autrui
Merleau-PONTY
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Pistes |
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J’aimerais cette fois obtenir une redaction precise et exhaustive
& non quelque chose de shématique ( pour la seconde partie )
Merci |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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Ce texte est une réponse de MERLEAU-PONTY à SARTRE. L’Homme est «condamné à être libre», proclame Sartre dans l’Être et le Néant (1943), considérant la liberté, à l’instar de Kierkegaard, comme la possibilité de faire des choix, et soutenant comme lui que l’individu enfermé dans sa singularité ne dispose que de choix relatifs.
IL fait une critique de la conception sartrienne de la liberté. Merleau récuse la théorie que la liberté est toujours en jeu à chaques instants. Pour merleau, s’il n’y avait aucun appui dans l’être alors il n’y aurait pas de liberté. S’il n’y avait pas d’objets qui se prêtaient à l’exercice de ma liberté alors elle ne pourrait pas se dire, elle s’annulerait elle-même. La liberté ne peut se dire que dans un "faire "avec l’objet.
Le texte s’articule en 2 parties
I-affirmation de la thèse
II-exemple pour mettre en évidence le bien fondé de la thèse le cas du prisonnier.
I-L’opposition du moi et du monde
C’est une aporie classique entre la liberté et la nécessité. La liberté c’est naître au monde (rapport de la conscience et du monde) c’est aussi naître du monde (en tant que corps).On naît du monde (on est issu du monde en tant qu’être de nature)mais on naît aussi au monde en tant que nous sommes des êtres de conscience et que le monde se pose aussi comme objet, comme réalité qui me fait face.
Le monde est encore à constituer, c’est un terrain d’exercice de la liberté.
On est déjà dans le monde dans lequel nous mettons nos pas mais pas complètement. On doit créer son propre monde.
Nous sommes sollicités mais aussi nous sommes face à des possibles. Nous sommes sollicités en tant que nous sommes des êtres avec des obligations et des déterminations mais en même temps nous sommes ouverts notre rapport au monde ouvre une multitude de possibilités c’est à dire de choix. Cette constitution du monde me laisse la possibilité de tracer et de constituer le monde. Le problème c’est bien de penser les deux ensemble.
Dans cette opposition on est stoppé par l’abstrait. IL faut ressaisir la difficulté et la résoudre. Les deux ne sont pas des concepts qui sont conciliables. Dans l’existence nous concilions le monde constitué et le monde à constituer. Je ne peux pas me retirer du monde et ne peut pas être totalement dans le monde.
Au niveau de l’existence c’est quand même difficile à concilier. Ce qu’il faut concilier c’est mon monde. C’est à dire l’objectivation de moi-même. C’est un monde qui se tisse au gré de mes choix. Je le constitue pour moi-même. Je me donne des rôles dans lesquels je trouve appui pour ma liberté. Le rôle est à la fois ce qui m’aide et le mien.
II-Même dans les pires situations de contraintes, on peut faire valoir sa liberté. A travers un exemple Merleau nous montre comment s’applique sa thèse.
Merleau-POnty veut nous montrer qu’il n’y a jamais pure décision
Reprenons donc l’exemple de merleau en détail. Si on torture un homme pour le faire parler et qu’il refuse de céder à la violence, Merleau-Ponty nous dit bien que ce n’est pas une décision purement libre que l’on peut extraire de la vie de l’homme.
Cet exemple est donné pour nous montrer que problème de la liberté doit se penser en fonction de situation.
1-en résistant à la violence qu’on lui oppose, il refuse de se livrer parce qu’il a alors pensé aux autres résistants avec qui il a partagé son temps. Il a refusé de livrer les noms par solidarité envers ses amis mais aussi envers la lutte qu’ils ont menée ensemble.
2-Il a déjà vécu à plusieurs reprises cette scène de torture. Il se l’est infligés en pensant à plusieurs et s’est préparé psychologiquement et moralement à ne pas céder à la violence.
3-cette violence est l’occasion pour lui de mettre en avant le fait que c’est un être de liberté et qu’il fait droit à cette liberté. Cela montre bien que ce n’est jamais une conscience nue qui répond au problème de la liberté mais que l’homme véhicule en lui des pensées qui le font être avec les autres. Et même dans le cas ou il ne se met pas en situation avec autrui, sa conscience est une sorte d’autrui qui l’aide à surmonter cette épreuve.
C’est moi qui par remémoration les fait exister. Ma liberté est sollicitée". Je choisis le type de situation. Mais cette liberté s’inscrit elle-même dans le monde. La consistance de mes choix devient un appui.
CONCLUSION
C’est une critique importante de SARTRE son analyse. Il propose une solution pour considérer l’existence et penser la liberté en même temps dans son caractère mystérieux dans l’existence.
BIBLIOGRAPHIE
- SARTRE l’être et le néant
- MERLEAU-PONTY Phénoménologie de la perception
J’espère que ces nouvelles explications pourront aider à faire ton commentaire. A binetôt.
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