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Le temps est-il une limite pour l’homme?
INTRODUCTION
temps:
Milieu indéfini où paraissent se dérouler irréversiblement les existences dans leur changement, les événements et les phénomènes dans leur succession.
limite:
1-Terme extrême (commencement ou fin) d’un espace de temps.
2- Point que ne peut ou ne doit pas dépasser le domaine, l’influence, l’action de quelque chose; point que ne peuvent dépasser les possibilités physiques ou intellectuelles.
PROBLEMATIQUE
Il semble évident qu’aujourd’hui on cherche à aller contre le temps. On le voit bien dans la vie de tous les jours en cherche à repousser les limites de notre vie (crème anti-age, opération chirurgicale. Il est donc sur que de lutter contre le temps est quelque chose qui est devenu une sorte de leitmotiv générale de notre société. Mais qu’est ce que le temps pour l’homme est-il une limite, un poids inéluctable, une donnée subjective?
I-le temps est une limite pour l’homme
1-definition
Il y a deux sortes de temps. Un temps physique et biologique et un temps humain. Si le temps scientifique a une définition unique il est plus difficile de donner au temps humain une définition. En effet, l’homme naît, meurt, et il semble avant tout être un être du temps. Il y a une sorte de lutte chez l’homme pour repousser les limites du temps mais quelles sont-elles?
2-la dégradation de l’homme: la mort
L’homme s’inscrit par sa vie dans un cadre temporel dont il a conscience. A la différence des animaux en effet, il est conscient du temps, des évènements et qu’il va mourir. C’est bien cette fin qu’est la mort qui fait que l’homme prend conscience qu’il est temporel. C4est dans la prise de conscience que le temps a pour lui une substance et qu’il sait que le temps est irréversible. Cette conscience douloureuse de l’irréversibilité du temps est à l’origine des fantasmes aussi dérisoires que "la machine à remonter dans le temps. On peut aussi se laisser tenter par les injonctions telle que le carpe diem où dans la jouissance et le divertissement du présent semble suspendre cette irréversibilité.
Le temps est donc bien limite en tant qu’extrémité de la vie.
II-le temps rend possible toute action humaine
1-le temps individuel
Mais il ne faut pas accorder au temps un seul caractère négatif en effet, l’homme profite du temps pour pouvoir agir. Le temps sert le processus biologique, il lui est utile. IL y a une fécondité du temps biologique qui trouve sa pleine expression dans le fait que nous évoluons, nous évoluons.
2-le temps collectif
L’histoire est considérée comme un temps linéaire qui constitue une sorte de mémoire pour l’humanité. Le temps n’est alors pas penser comme limite mais comme constitutif de notre propre espèce. La fécondité de l’histoire est la marque de l’humanité qui peut ainsi prendre la pleine mesure de la trace du temps non plus comme limite mais comme ouverture et compréhension de sa propre époque.
II-le temps pour l’homme est prise de conscience de sa condition
1-la mort
Mais considère le temps comme limite c’est aussi le considérer comme ce qui ne peut pas être dépasser. Or, la seule expérience que l’homme ne peut pas faire est celle de la mort. C’est parce que nous sommes des être doués de raison et que de ce fait nous avons conscience que nous allons mourir (a la différence des animaux d’ailleurs)que nous avons durant toute notre vie la mort comme horizon. Ainsi lorsque l’on désigne l’existence d’un homme ce n’est pas seulement sa vie mais aussi sa mort
2-le temps
La différence entre la vie et l’existence c’est bien cette dimension du temps qu’il y a dans l’existence et qui englobe la mort. Dès que l’homme se met à penser, il prend conscience de la mort et il en recherche le sens. La pratique des rites funéraires, contemporaine du passage de l’animalité à l’humanité en témoigne. A. Malraux, dans Lazare, s’interroge " Pendant l’hiver de 1943, entre les Eyzies illustres et Lascaux inconnue où nos armes étaient cachées, je me suis demandé, en rêvant aux troupeaux de rennes au loin dans la neige préhistorique, si l’homme est né, lorsque pour la première fois, devant un cadavre il a chuchoté : "Pourquoi?". Il s’est beaucoup répété depuis. Inépuisable bête…" Schopenhauer n’hésitait pas, quant à lui, à enraciner le besoin métaphysique de l’homme dans l’étonnement que suscite en lui la mort.
CONCLUSION
Le caractère déroutant du temps se manifeste par son pouvoir sur toute réalité lui qui n’est pas une réalité. Le temps travaille les choses et les êtres mais ne saurait le cerner dans une unité tel que le temps. Il est à la fois ce qui structure les phénomènes et ce qui ne prend sens que dans la conscience humaine. Il ne faut pas réduire la temporalité vécue par l’homme parce que le temps est bien à l’œuvre en deçà de l’humanité et continuera au-delà de celle ci. Le temps est un et multiple. Il ne se réduit pas à une limite, il structure, détruit, génère anéantit.
BIBLIOGRAPHIE
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