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Travail, échanges |
Impression facile
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| Matière |
Niveau |
Section |
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11Philosophie |
Terminale |
ES |
| Chapitre |
Travail, échanges
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| Prestation |
Plan détaillé sur un sujet de dissertation |
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| Enoncé |
| Peut-on tout échanger? |
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Pistes |
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| aristote(ethique à nicomaque),rousseau(société)...........en vous remerciant d’avance |
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Réponse de notre équipe pédagogique :
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peut
Il faut
tout d’abord correctement définir les termes du sujet afin d’en faire surgir
la problématique
1-est il possible?
2-est il permis?
Céder (une chose, un bien) moyennant contrepartie.
Ainsi tout peut il faire l’objet d’un échange?
Qu’est ce que vraiment un échange? Y’a t-il derrière cette opération déjà
la désignation des objets échangeables ou non?
I-LA VIE
ÉCONOMIQUE : LES ÉCHANGES
1-Analyse
du fonctionnement des échanges et de ses implications
Aristote a réfléchit sur la distinction entre les deux usages d’une
marchandise et sur la genèse de la monnaie. Dans la politique et dans l’ethnique
à Nicomaque, Aristote établit des définitions et des réflexion sur ce qu’est
l’échange. Pour Aristote il y a la marchandise pour la consommation qui
satisfait un besoin et la marchandise qui peut être échanger. Dans le cadre
de la chrématistique (économie fait pour s’enrichir) l’échange est alors basé
sur la monnaie ce qui n’est pas naturel mais conventionnel et qui peut
comporter des risques.
2-echange et division du travail
L’échange est à penser en lien avec
la division du travail et avec l’instauration de la propriété d’une part
(cf. Platon, République II) , ainsi qu’avec, d’autre part, l’invention de
la monnaie (cf. Aristote, Politique) dont la valeur est purement
conventionnelle et dont la fonction est d’établir l’égalité
quantitative entre produits qualitativement différents. Ainsi dans le
travail, l’ouvrier échange sa capacité de travail contre de l’argent
3-la monnaie
Pour Marx le recours à la monnaie déshumanisé
l’échange en le privant de sa qualité de rapport humain. Il masque
l’origine humaine de la production. La marchandise se voit ainsi conférer
une valeur en soi (qu’elle ne détient pas en réalité); d’où le recours
à l’image du fétichisme pour décrire cette "perversion".
Cette vision marxiste est déjà entrevue par Aristote qui constate le caractère conventionnel de la monnaie.
II-LA CRITIQUE MARXISTE
1-premiere critique
au lieu de travailler pour sa propre
subsistance, en produisant plus que nécessaire à la satisfaction de ses
besoins, il dégage une plus-value‚
dont il est dépossédé, ne recevant en échange de ce qu’il produit en
plus de ce qui lui est payé. Il est ainsi dépossédé d’une partie de
produit de son travail, qui lui devient de la sorte étranger (aliéné).
Ceci au stade de la production.
au stade commercial, celui des échanges
proprement dits, le produit du travail se trouve transformé en
marchandise, changeant la nature (aliénation encore) du travail
lui-même : d’acte humain, de satisfaction des besoins, il devient
activité en vue d’un profit. A une rapport humain se substitue un rapport
d’objets et le travailleur se trouve ainsi lui-même (degré suprême de
l’aliénation) réduit à l’état de marchandise.
2-seconde critique
au stade commercial, celui des échanges
proprement dits, le produit du travail se trouve transformé en marchandise,
changeant la nature (aliénation encore) du travail lui-même : d’acte
humain, de satisfaction des besoins, il devient activité en vue d’un
profit. A une rapport humain se substitue un rapport d’objets et le
travailleur se trouve ainsi lui-même (degré suprême de l’aliénation)
réduit à l’état de marchandise.
III-LA MORALE DOIT ÊTRE PRÉSENTE DANS
LE MONDE DE L’ÉCONOMIE.
1-eviter la démesure
Mais si on ne peut que constater le mépris
de l’homme qui est opéré dans les rapports économiques ce n’est pas pour
autant qu’il faut tout simplement poser que la morale n’a pas sa place dans
les rapports économiques. IL faut refuser la démesure, le mauvais infini
du désir, le toujours plus et donner une limite à la galopade de l’économie:
en faire un moyen pour une fin. C’est en définissant l’économie comme le
fait Aristote dans l’éthique à Nicomaque que l’ on peut ainsi comprendre
son utilité et les dangers de la placer au centre des préoccupations.
2-repenser l’homme
L’économie se doit être un élément qui
participe à l’épanouissement de l’homme et donc placer l’homme comme le
plus important. Ainsi c’est une redéfinition de l’homme qu’il faut opérer.
L’homme doit certes continuer avoir des rapports économiques qui
correspondent aux échanges, mais toujours avoir le soucis de l’homme c’est
à dire toujours considérer qu’il a affaire à des personnes morales.
CONCLUSION
Mais comme on n’échange que ce que l’on
s’est approprié le mécanisme de l’échange est ordonné à son tour à
l’appropriation - Rousseau le déplore dans le Discours sur l’origine et
les fondement s de l’inégalité parmi les hommes. Sous couvert
d’entraide, c’est d’accaparation qu’il peut ainsi s’agir.
Les échanges manifestent ainsi la nature
sociale de l’homme et les dangers éthiques qui le menacent. IL faut toujours
donc garder à l’esprit que les échanges doivent être un bénéfice pour
l’homme et non un risque ou un danger pour les hommes.
BIBLIOGRAPHIE
-
Rousseau contrat social
-
Rousseau discours sur les inégalités
-
Platon république (livre 2)
-
Aristote éthique à nicomaque
-
Aristote La politique
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