Donner pour recevoir, est-ce le principe de tout échange ?
Il faut tout d’abord correctement définir les termes du sujet afin d’en faire
surgir la problématique
échanger
Céder (une chose, un bien) moyennant contrepartie.
La question ici posée porte sur la nature même de l’échange, qu’en est il vraiment
?
Aristote a réfléchit sur la distinction entre les deux usages d’une marchandise
et sur la genèse de la monnaie. Dans la politique et dans l’ethnique à Nicomaque,
Aristote établit des définitions et des réflexions sur ce qu’est l’échange.
Pour Aristote il y a la marchandise pour la consommation qui satisfait un besoin
et la marchandise qui peut être échanger. Dans le cadre de la chrématistique
(économie fait pour s’enrichir) l’échange est alors basé sur la monnaie ce qui
n’est pas naturel mais conventionnel et qui peut comporter des risques.
L’échange est à penser en lien avec la division du travail et avec l’instauration
de la propriété d’une part (cf. Platon, République II) , ainsi qu’avec, d’autre
part, l’invention de la monnaie (cf. Aristote, Politique) dont la valeur est
purement conventionnelle et dont la fonction est d’établir l’égalité quantitative
entre produits qualitativement différents. Ainsi dans le travail, l’ouvrier
échange sa capacité de travail contre de l’argent.
Pour Marx le recours à la monnaie déshumanisé l’échange en le privant de sa
qualité de rapport humain. Il masque l’origine humaine de la production. La
marchandise se voit ainsi conférer une valeur en soi (qu’elle ne détient pas
en réalité); d’où le recours à l’image du fétichisme pour décrire cette "perversion".
Cette vision marxiste est déjà entrevue par Aristote qui constate le caractère
conventionnel de la monnaie.
Mais comme on n’échange que ce que l’on s’est approprié le mécanisme de l’échange
est ordonné à son tour à l’appropriation - Rousseau le déplore dans le Discours
sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Les échanges
manifestent ainsi la nature sociale de l’homme et les dangers éthiques qui le
menacent. IL faut toujours donc garder à l’esprit que les échanges doivent être
un bénéfice pour l’homme et non un risque ou un danger pour les hommes.
BIBLIOGRAPHIE
- Rousseau contrat social
- Rousseau discours sur les inégalités
- Platon république (livre 2)
- Aristote éthique à nicomaque
- Aristote La politique
ERREURS A EVITER
Ne pas se borner au domaine économique Négliger de travailler sur les notions
de donner et de recevoir.