pourquoi travaille t-on?
INTRODUCTION
le travail:
l’étymologie de ce terme nous aide à construire une problématique. En effet, travail vient du latin tripaluim qui désignait soit une machine où l’on assujettissait les chevaux pour les ferrer, soit un instrument de torture.
Problématique:
Cette étymologie marque bien l’idée de souffrance. Si d’emblée le travail appartient à cette sphère négative comment alors comprendre qu’aujourd’hui nous nous battons pour avoir un travail, que la politique actuellement ait pour enjeu principal de résoudre le problème du chômage et que nos vies s’orientent vers cette quête du travail.
Paradoxe donc entre l’étymologie elle-même et l’intérêt que nous y portons. Pourquoi travaillons-nous? N’y a t-il dans le travail autre chose qu’un asservissement qui justifierez dans nos vies cette importance du travail?
Le travail est-il de l’ordre de la nécessité? Le travail qui est le plus souvent ressenti comme pénible et contraignant possède t-il un élément majeur pour l’homme? Pourrait-on concevoir une humanité qui ne travaille pas? Il faut donc s’interroger sue le pourquoi comme cause et sur le pourquoi comme finalité.
I-LE TRAVAIL EST UNE NECESSITE
1-le travail comme réponse à nos besoins vitaux.
Les besoins de l’homme ne peuvent pas se satisfaire, comme pour les animaux, par des voies immédiates, l’homme pour répondre à ses besoins vitaux (se nourrir, se vêtir, se chauffer)utilise son intelligence pour constituer des réponses à ses besoins en s’adaptant aux situations nouvelles. Le travail se présente comme une nécessité à sa survie.
2-le travail, nécessité économique.
A partir du moment où l’homme a répondu à ses besoins vitaux, ils réapparaissent sous d’autres formes, que l’on nomme les besoins artificiels (distinction que fait EPICURE dans la lettre à Ménécée. Ces besoins artificiels apparaissent aux moments même où l’homme prend conscience par le travail de sa capacité à faire plus que ce dont il a besoin. A partir de là se créer des échanges entre les hommes et l’échange devient vite économique (ARISTOTE fait l’analyse de cette nécessité économique dans L’éthique à Nicomaque )"On ne fait pas en effet une communauté avec deux médecins, mais avec un médecin et un laboureur, et en général entre des travaux différents et inégaux: et il faut cependant les égaliser."
II-LE TRAVAIL A UNE VALEUR HUMAINE
1-l’intégration au corps social.
Travailler c’est aussi s’inscrire dans un groupe humain que l’on nomme la société. Par le travail on participe à la vie de l’état en payant des impôts par exemple. Le travail permet aux hommes de se regrouper. L’organisation de la vie collective dans le cadre d’une cité repose sur la division du travail c’est-à-dire sur la répartition des tâches productives ou utiles entre des groupes d’individus spécialisés.
2-la spécificité du travail.
Le travail se distingue tout d’abord de la simple activité animale. Par le travail, l’homme met en jeu des attributs spécifiquement humains à savoir la volonté, l’imagination...parce que le travail obéit à un projet (point développé par MARX. Il y a donc bien dans le travail une dimension intellectuelle dont tous les hommes font l’expérience. De plus, le travail c’est aussi l’occasion de rencontrer autrui c’est à dire d’entretenir avec les autres des rapports importants. L’organisation du travail, les syndicats, les comites d’entreprises.... sont autant d’occasion pour le travailleur de s’affirmer en tant que personne.
III- LE TRAVAIL PERMET A L’HOMME DE SE REALISER
1-L’humanisation par le travail.
Travailler c’est aussi remplir sa condition d’homme. Prenons l’exemple de quelqu’un qui n’a pas de travail. On va se préoccuper du fait qu’il ne peut pas s’acheter le nécessaire pour vivre mais aussi du fait qu’il peut perdre sa dignité d’homme. Ainsi il se joue dans le travail quelque chose d’essentiel qui est l’humanisation.
2-l’homme qui travail un être de culture et de liberté.
Par le travail l’homme acquiert une pleine liberté.
HEGEL a montré que les différences entre les hommes suppose que des hommes travaillent aux ordres d’autres hommes (c’est sur ce point que MARX va critiquer Hegel. Mais c’est finalement "cet esclave" qui a la seule possibilité d’atteindre la liberté authentique et qui peut de réaliser pleinement. Il a alors la relation la plus riche et la plus efficace par rapport au monde et de la conscience humaine. Le travail c’est alors la liberté car par le travail l’homme échappe à la nécessité de la nature.
CONCLUSION
Répondre à la question "pourquoi travaille t-on?" Ce n’est pas apporter une réponse unique mais bien de cerner que l’homme en travaillant accomplie une triple action. Tout d’abord il répond à des exigences économiques liées à sa propre conservation. Puis, le travail lui permet de prendre place dans la société. Le travail n’est pas qu’une activité technique c’est aussi une participation à la vie sociale. Enfin et le plus important, le travail est la possibilité donnée à l’homme de se réaliser dans son essence même, développer sa propre conscience et affirmer sa liberté.
BIBLIOGRAPHIE
- HEGEL Propédeutique Philosophique (dialectique du maître et de l’esclave)
- EPICURE Lettre à Ménécée (distinction des besoins naturels et artificiels)
- ARISTOTE Ethique à Nicomaque (les échanges)
- MARX Manifeste du parti communiste (le travail comme aliénation)
- NIETZSCHE Aurore
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